"A ce prix-là, on peut rester 3 mois !" : Son vol depuis Dubaï annulé, cette Française bloquée en famille nous raconte
Comme des milliers d'autres touristes, Carole, partie en famille en Asie pour les vacances scolaires, doit désormais prendre son mal en patience pour rentrer en France. Son vol Emirates au départ de Dubaï a été annulé et, depuis, le portefeuille tourne à plein régime... Mais elle relativise.
Des vacances qui tournent au vinaigre... Carole, une Française de 35 ans partie avec ses deux filles et son mari pour deux semaines de séjour en Asie, fait partie de ces milliers de personnages impactées par la guerre menée par les Etats-Unis sur l'Iran. Alors que les aéroports du Moyen-Orient tournent au ralenti, elle est désormais bloquée et ne sait pas encore quand elle pourra rentrer en France. Elle nous raconte comment elle s'organise en attendant.
Arrivée au Laos le 19 février, pour rencontrer avec ses deux filles en bas âge une partie de la famille de son mari qui habite sur place le temps de quelques jours, Carole et son clan poursuivaient ensuite leur séjour familial en Thaïlande. Séjour qui s'annonce désormais bien plus long que prévu... Et pour cause : alors qu'ils devaient rentrer sur Paris le 11 mars, par un vol Emirates faisant escale à Dubaï, tout est tombé à l'eau. "Notre vol de Bangkok à Dubaï a été annulé et, auparavant, on a appris il y a deux jours que notre vol de Dubaï vers Paris avait été avancé", a-t-elle confié au Journal des Femmes.
Installée à Bangkok depuis le 8 mars, la petite famille a immédiatement pris la direction de l'aéroport pour se rendre au comptoir Emirates afin d'avoir plus d'informations. "C'était assez hallucinant le monde [Airports of Thailand fait état de plus de 300 vols déjà impactés et de plus de 50 000 passagers concernés, ndlr], on était nombreux dans le même cas. Emirates distribue des tickets de rendez-vous pour avoir un interlocuteur. J'étais avec ma petite fille, je cherchais s'il y avait une ligne prioritaire pour les familles et une hôtesse m'a donné un ticket pour revenir le lendemain", a-t-elle d'abord expliqué. Puis de préciser, un peu dépitée : "En fait, ce qui est agaçant c'est les incohérences entre les informations données par la compagnie et les discours qu'on entend ici et là."
Car, pour le moment, Carole et sa famille n'ont aucune date arrêtée pour un retour en France. Si la famille veut rentrer au plus vite, elle n'a à date qu'une solution : acheter de nouveaux billets d'avion pour des vols directs entre Bangkok et Paris. "Il y en a mais c'est 2000 euros par tête [donc 8000 euros à sortir d'un coup pour une famille de quatre personnes, ndlr]. A ce prix-là, on peut rester trois mois en Thaïlande !", dit-elle. Elle constate également un flou sur les conditions de rapatriement ou de remboursement des billets annulés par Emirates ; la compagnie met à jour une page spéciale pour les clients ici.
Passengers queue outside the Emirates office at Gaysorn Center in Bangkok as travelers seek assistance following flight disruptions linked to the ongoing conflict in the Middle East.#Thailand #Bangkok #Iran #Israel #US # # # # #Airlines pic.twitter.com/4MwasEkk8A
— Thai Enquirer (@ThaiEnquirer) March 3, 2026
En attendant que la situation se débloque, Carole et sa famille ont pris les devants. "On a trouvé un Airbnb avec piscine pour occuper les filles sur Bangkok qu'on a pris par sureté pour au moins quatre jours de plus, pour environ 300 euros." Une somme raisonnable mais il ne faudrait pas que cela dure trop car Carole est déjà "depuis trois jours sur du sans solde" avec son employeur, elle qui a démarré un CDD il y a quelques mois et qui avait déjà prévu ce séjour familial en amont. Par chance, son mari est lui encore en congé et ne perd pas d'argent.
Malgré tout, pas question de se plaindre. "Nous, ça va, on est pas à plaindre. On aurait pu être bloqué en Australie, où la vie est trois fois plus chère. Alors que là on peut s'en sortir pour 10 euros de nourriture par repas. Après, on commencera à s'en soucier vraiment quand ça fera plus d'une semaine...", assure-t-elle.