Chauffeur de taxi : cette conductrice démonte un mythe qui a la vie dure sur les coulisses du métier

On dit ce métier bien payé et accessible à tous avec seulement une voiture. Mais cette professionnelle de la route remet les pendules à l'heure. Ceux qui veulent devenir chauffeur de taxi doivent respecter ces deux conditions.

Chauffeur de taxi : cette conductrice démonte un mythe qui a la vie dure sur les coulisses du métier
© Mourad Allili/SIPA

Pour beaucoup, devenir chauffeur de taxi semble relativement simple. Ne suffit-il pas d'une voiture, un permis de conduire, un GPS et des clients pour exercer ce métier ? Et avec l'explosion des services VTC comme Uber, certains ont l'impression que n'importe qui peut se lancer. Mais la réalité est toute autre, comme l'explique cette conductrice de taxi professionnelle qui a tenu à mettre en lumière une réalité souvent méconnue concernant ce métier. Il y a deux conditions à remplir absolument. 

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, chaque taxi agréé a dû suivre une formation plutôt contraignante et des démarches administratives parfois longues. Et ce métier, qui nécessite de véritables compétences, requiert également un investissement financier avec un véhicule adapté, des assurances spécifiques, etc.

Une chauffeuse de taxi interrogée par Brut, Stéphanie, a expliqué en détails les étapes qu'elle a suivies pour obtenir la carte professionnelle délivrée par la préfecture qui prouve qu'elle est qualifiée pour exercer. "Il faut passer le certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi (CCPCT, ndlr). Il faut avoir au minimum trois ans de permis et après vous avez un examen national et un examen départemental parce que votre certificat est valable pour un département", a-t-elle détaillé avant de conclure : "Vous avez une épreuve de conduite avec un inspecteur de l'auto-école, des épreuves de cartographie et des épreuves théoriques". Une formation de 50 à 300 heures environ est fortement conseillée pour avoir plus de chances de réussir l'examen.

© SOPA Images/SIPA

Une fois l'examen réussi, la destination n'est pas tout à fait atteinte puisqu'il faut encore obtenir une licence, appelée autorisation de stationnement, qui permet d'attendre des clients dans la rue et d'exercer de manière indépendante. Pour cela, il faut faire la demande en mairie ou en préfecture, l'acheter à un autre chauffeur (elle peut coûter entre 30 000 et 300 000 euros) ou la louer auprès d'une société. Mais cette étape peut parfois être longue et coûteuse. 

Si devenir taxi peut ressembler à un parcours du combattant, les chauffeurs VTC, eux, doivent également suivre une formation et passer un examen, mais ces étapes restent souvent moins longues et plus accessibles que pour les taxis… dont la profession reste très encadrée !