Peu d'employés le savent : au travail, cette méthode oubliée des années 80 est très rentable
Répondre à ses mails tout en préparant une réunion et en jetant un œil aux notifications de son smartphone... Le "multitâche" des salariés est devenu la norme dans les entreprises. Pourtant, cette habitude sabote notre productivité. Pour rentabiliser sa journée de travail, il faut appliquer cette méthode.
C'est un mal invisible qui ronge les journées de nombreux salariés dans les entreprises : la fragmentation des tâches. En voulant tout mener de front, nous ne faisons qu'épuiser notre cerveau. Passer sans cesse d'un dossier à l'autre augmente la fatigue mentale selon plusieurs études en sciences cognitives et donne cette impression frustrante de travailler énormément... sans réellement avancer dans son travail. Pour être efficace dans notre job, notre cerveau a besoin de l'inverse : une concentration intense sur une seule mission, pendant une durée déterminée, entrecoupée de véritables pauses. C'est le principe de la "charge mentale maîtrisée". En limitant les distractions, on réduit non seulement le stress ou le risque de burn out professionnel, mais on vient aussi à bout de la procrastination.
C'est ici qu'intervient une méthode de gestion du temps conçue il y a plus de quarante ans et largement méconnue des employés comme des employeurs. Inventée dans les années 1980, elle était un peu sortie des radars mais le marché du travail a depuis évolué, surtout auprès des jeunes générations adeptes du télétravail, du full remote et qui vit au rythme des notifications incessantes. Le concept est simple mais redoutablement efficace : découper une tâche complexe en plusieurs segments courts pour la rendre moins anxiogène. En s'imposant des cycles de travail chronométrés suivis de pauses régulières, on évite la surchauffe cérébrale.
Aujourd'hui, alors que notre attention peine souvent à dépasser les dix minutes face aux écrans, cette technique - notamment recommandée par l'Université de Sherbrooke au Canada - s'impose comme un outil de travail indispensable. Elle permet de réapprendre à se concentrer pleinement pour, enfin, quitter le bureau avec le sentiment du devoir accompli et l'esprit léger. Le nom de cette manière de travailler ? La méthode Pomodoro.
Popularisée dans les années 80 par Francesco Cirillo, elle consiste à travailler par sessions courtes, généralement de 25 minutes, entièrement dédiées à une seule tâche, suivies de pauses de 5 minutes, puis d'une pause plus longue de 20 à 30 minutes au bout de 4 sessions de travail. Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser une vraie minuterie pour marquer les temps de pause et de travail et noter votre liste de tâches à faire, que vous cocherez au fur et à mesure de votre avancée. Vous pouvez également noter le nombre de sessions de 25 minutes que vous aurez à effectuer dans la journée et cocher à chaque fois que vous en avez achevé une !
Mais attention, cette recette peut être adaptée à chacun en fonction de son rythme et de son niveau de concentration. Quant aux pauses, il est recommandé de les utiliser intelligemment en préférant s'aérer, marcher ou s'étirer plutôt que se précipiter sur les réseaux sociaux sur son téléphone portable. La clé de la productivité n'est peut-être pas de travailler plus mais de travailler autrement !
