Ce pays frontalier va perdre la moitié de sa population : un plongeon démographique attendu d'ici la fin du siècle
On le sait, un peu partout dans le monde la crise de la natalité cause de gros soucis. Dans ce pays voisin de la France, l'inquiétude est grande : près de 50% de la population pourrait disparaître d'ici la fin du siècle. Plusieurs facteurs sont en cause.
En France, la natalité atteint des niveaux historiquement bas ces dernières années. L'an dernier, le chiffre du nombre de naissance était de nouveau en baisse : avec 663.000 naissances, il avait ainsi reculé de 2,2% pour atteindre le niveau le plus bas constaté depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, selon les données de l'Insee. Et ailleurs en Europe ? Chez nos voisins, la situation est aussi alarmante...
En effet, un pays doit s'inquiéter en particulier : l'Italie. Le taux de natalité dans la Botte est significativement plus bas que la moyenne de l'Union européenne, ce qui en fait l'un des pays les plus touchés par le déclin démographique. En Italie, le taux de fécondité est d'environ 1,2 enfant par femme. Ce chiffre est le plus bas jamais enregistré dans l'histoire du pays, tombant même en 2024 en dessous du précédent minimum de 1995...
Une situation qui a des conséquences. Comme le rapporte Italianismo, "l'Italie pourrait perdre jusqu'à la moitié de sa population d'ici 2100 (...) Selon les projections des Nations Unies (ONU), la population italienne pourrait chuter d'environ 59 millions à 27,4 millions d'ici la fin du siècle, dans le scénario de faible fécondité. Même dans le scénario moyen, le nombre devrait tomber à 35,4 millions."
Ce phénomène est accentué par plusieurs facteurs : un chômage élevé, en particulier chez les jeunes, de bas salaires alors qu'un enfant coûte beaucoup d'argent ainsi que des difficultés à trouver un logement abordable et digne pour y vivre en famille. Par ailleurs, l'Italie a une des populations les plus âgées au monde. Le nombre de décès dépasse celui des naissances, entraînant un solde naturel négatif. Enfin, l'émigration des jeunes qualifiés, qui partent chercher de meilleures opportunités à l'étranger, accentue cette crise en réduisant le nombre de personnes en âge de procréer et de travailler.
En Italie, c'est surtout dans le Sud du pays - dans des régions comme les Pouilles, Basilicate ou en Calabre - que les risques sont les plus accrus. "Selon de nouvelles estimations (...) le Sud de l'Italie, plus pauvre que le reste du pays, pourrait perdre jusqu'à la moitié de sa population, soit 8 millions de personnes, d'ici à 2080", précise Courrier International. Pour lutter contre ce déclin, les pouvoirs publics actuels ont mis en place différentes aides financières. Reste à savoir sur le long terme si elles porteront leurs fruits.