2 fillettes du Mans vivaient avec leur mère décédée, pensant qu'elle dormait

Des policiers sarthois ont fait une macabre découverte en se rendant au domicile de deux petites filles absentes de l'école depuis plusieurs jours. Les enfants de 5 et 7 ans sont restées plusieurs jours aux côtés du cadavre de leur mère.

2 fillettes du Mans vivaient avec leur mère décédée, pensant qu'elle dormait
© Quartier des Sablons au Mans/GILE Michel/SIPA

C'est l'école maternelle Claude-Bernard et l'école élémentaire Gérard-Philipe du Mans (dans la Sarthe) qui ont prévenu les autorités que deux petites filles de 5 et de 7 ans étaient absentes depuis plusieurs jours. Selon Ouest-France, les directeurs des deux établissements se seraient rendus le 26 septembre au domicile de la maman situé dans le quartier populaire des Sablons sans que personne ne leur réponde.
Le lendemain, les policiers se sont donc rendus à l'appartement familial. Accueillis par les petites filles, ils leur  ont expliqué qu'ils souhaitaient rencontrer leur mère. "Il ne faut pas faire de bruit, maman dort", ont répondu les enfants selon Le Maine Libre. 

Le décès de la maman remonterait à plus de 48 heures

Mais c'est une femme morte qu'ont découverte les représentants des forces de l'ordre. Agée de 31 ans, la maman des fillettes était née en Côte d'Ivoire et vivait seule dans le quartier avec ses filles. "Elle pouvait être parfois un peu dépassée", a confié un voisin à Ouest-France.
"Son décès remonterait à plus de 48 heures (...) Une autopsie a été réalisée et a conclu à une origine naturelle (...) Elle était suivie pour des problèmes de santé, qui ont causé son décès", a expliqué la procureure du Mans.
"On a éliminé la thèse criminelle (...) On va maintenant se donner quelques jours pour essayer de recueillir le témoignage des petites filles.", a ajouté Delphine Dewailly.
Transportées à l'hôpital, les deux enfants ont été alimentées mais ne souffraient ni de déshydratation ni de malnutrition. Un examen médical complet n'a révélé aucun problème de santé. A la demande du parquet, les deux fillettes ont été prises en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) et ont fait l'objet d'un placement provisoire. Elles devraient aussi bénéficier d'un suivi psychologique pour dépasser l'horrible traumatisme qu'elles ont vécu.