JFK : sa maîtresse balance, Robert Kennedy : son assassin libéré...

Les fantômes des Kennedy continuent à resurgir. L'ancienne maîtresse de JFK a fait des confidences sur leurs rapports intimes, tandis que l'assassin de Robert Kennedy doit être remis en liberté d'ici peu...

JFK : sa maîtresse balance, Robert Kennedy : son assassin libéré...
© Les frères Robert F. Kennedy, Edward M. Kennedy et John F. Kennedy en août 1963 /AP/SIPA

Près de 60 ans après la mort de John Fitzgerald Kennedy, l'une de ses anciennes maitresses brise le silence. Désormais âgée de 83 ans, Diana de Vegh était une jeune étudiante au Radcliffe College au moment où elle est devenue l'amante de celui qui a été le Président des Etats-Unis. Leur rencontre remonte à 1958, alors que JFK est sénateur. "Il n'y avait rien de particulièrement spécial dans la relation. Il s'agissait principalement de bavardages, de bavardages vides de sa part, de sexe", a-t-elle confié à Air Mail, le 28 août. Lorsqu'il prend ses quartiers à la Maison-Blanche, les amants continuent leur liaison, mais les choses se compliquent.

JFK, un Harvey Weinstein des années 60 ?

L'exercice du pouvoir est plus lourd à porter pour JFK, ses conquêtes se multiplient et Diana de Vegh découvre même que le président des Etats-Unis travaille avec son père pour obtenir des informations. Elle se sent alors "trahie" et "utilisée"... à tel point qu'elle met un terme à leur relation après quatre ans de romance, soit un an avant la mort du chef d'Etat, s'est-elle souvenue dans Air Mail.
Pour Diana de Vegh, JFK s'est servi de son pouvoir pour exercer une emprise sur un bon nombre de femmes, à la manière de Harvey Weinstein: "Nous en avons entendu des histoires similaires avec Harvey Weinstein, Roger Ailes ou même dans le show business".

Robert Kennedy : son assassin libéré ?

En 1968, soit 5 ans après le décès de JFK, le mauvais sort continue de s'acharner sur les Kennedy. Son frère cadet, Robert Kennedy, est assassiné, dans la nuit du 4 au 5 juin, à l'hôtel Ambassador à Los Angeles alors qu'il s'apprête à se lancer dans la campagne présidentielle, après être avoir gagné ses galons de grand favori du parti démocrate.
Quelques mois plus tard, Sirhan Sirhan, un immigré palestinien, avoue le meurtre, qu'il justifie par le soutien du sénateur de New York à la vente d'avions militaires à Israël, et est condamné à mort. Finalement, celui-ci écope d'une peine de réclusion à perpétuité.
Plus de 50 ans après, l'homme désormais âgé de 77 ans devrait être remis en liberté, puisque la commission des libérations conditionnelles de Californie vient d'autoriser sa sortie de prison. La décision finale revient au gouverneur de Californie, qui doit examiner cette requête dans un délai de 90 jours.

Pourquoi la famille Kennedy soutient la libération

La famille de Robert Kennedy, dans sa grande majorité, soutient cette remise en liberté. L'un de ses fils, Robert F. Kennedy Junior, doute d'ailleurs que Sirhan Sirhan soit le véritable coupable. Du moins, il pense qu'il n'a pas agi seul, puisque quelques détails troublants qui ne collent pas. A titre d'exemple, l'arme de Sirhan Sirhan n'avait une capacité que de huit cartouches alors que 13 coups de feu avaient été tirés... Perturbé face à la probabilité qu'un innocent se trouve derrière les barreaux, Robert F. Kennedy Junior avait rédigé une lettre demandant la libération conditionnelle du détenu.