France Insoumise : la vice-présidente Mathilde Panot arrêtée en Algérie
En Algérie depuis le 30 septembre, Mathilde Panot, vice-présidente de La France Insoumise, a été interpellée à l'est d'Alger le 1er octobre. C'est le parti politique qui a annoncé son arrestation le lendemain, dénonçant "l'interruption forcée du programme de rencontres" de la députée.
"Je suis venue avec mon suppléant Mourad Tagzout rencontrer les acteurs et actrices du mouvement populaire pour comprendre, apprendre et exprimer notre solidarité à cette révolution du sourire", avait écrit Mathilde Panot sur Facebook, en se rendant en Algérie. La vice-présidente de La France Insoumise a été interpellée le 2 octobre, selon le parti politique qui a précisé qu'elle était en route pour l'aéroport afin de rentrer en France. La députée a été arrêtée avec ses accompagnateurs alors qu'elle se trouvait à Bejaïa, à 220 km à l'est d'Alger. Elle a été ramenée "sous escorte" dans la capitale algérienne avant d'être placée "sous surveillance dans un hôtel". Dans un communiqué, La France Insoumise a souhaité dénoncer "l'interruption forcée du programme de rencontres de Mathilde Panot et de son équipe et demande la garantie de leur sûreté et le respect de leur liberté de circuler." Elle est rentrée à Paris le 3 octobre, dans la nuit.
La députée du Val de Marne s'était rendue à Béjaïa, foyer de la contestation du pouvoir. Elle souhaitait participer à une marche hebdomadaire organisé par les étudiants et faire une conférence-débat à priori interdite.