Milla Jovovich, pro-IVG, raconte son avortement à 4 mois de grossesse

Le vote d'une loi interdisant l'IVG par le Sénat de l'Alabama fait trembler la planète people. L'actrice Milla Jovovich, estomaquée par la nouvelle, a eu le courage de témoigner de l'importance de cette liberté. Sur Instagram, elle évoque l'avortement qu'elle a dû subir, il y a deux ans, dans des conditions atroces.

Milla Jovovich, pro-IVG, raconte son avortement à 4 mois de grossesse
© Genin Nicolas/ABACA

"Je parle rarement de politique et j'essaye de le faire uniquement si j'en suis obligée et c'est aujourd'hui le cas". C'est ainsi que commence le post Instagram de l'actrice serbo-ukrainienne de 43 ans, Milla Jovovich, vue dans de grosses productions comme Resident Evil ou Le Cinquième Elément. Sous une photo où elle apparaît fatiguée, elle dénonce les mesures prises dans plusieurs états américains, qui souhaitent interdire et rendre plus difficile l'accès à l'avortement."Notre droit en tant que femme d'obtenir des avortements en toute sécurité par des médecins expérimentés est encore une fois menacé. Mardi, le gouverneur de Géorgie Brian Kemp a signé une loi draconienne qui interdit tout avortement après six semaines - avant même que les femmes découvrent leur grossesse - même dans DES CAS DE VIOL OU D'INCESTE". Elle continue : "L'avortement est une épreuve suffisamment éprouvante sans que nous ayons à subir des conditions potentiellement dangereuses et peu hygiéniques".

Milla Jovovich raconte son avortement, "une des expériences les plus horribles"

C'est alors que Milla Jovovich se confie et parle de sa douloureuse expérience. En effet, elle a dû subir une interruption de grossesse, en 2017,  alors qu'elle était enceinte de 4 mois et en tournage en Europe de l'Est. Une épreuve qui a laissé des séquelles. "L'accouchement a commencé de manière prématurée et j'ai dû rester éveillée pendant toute l'opération. Cela a été une des expériences les plus horribles de ma vie. J'en fais toujours des cauchemars. J'étais seule et sans défense. Quand je pense que les femmes peuvent subir des avortements dans des conditions pires que les miennes à cause de nouvelles régulations, j'en ai mal à l'estomac."
Maman de deux filles, Ever, 10 ans et Dashiel, 4 ans, fruits de ses amours avec le réalisateur britannique Paul Anderson, Milla Jovovich a connu une période sombre après son IVG et a fait une dépression. "J'ai dû faire bonne figure auprès de mes deux merveilleux enfants. J'ai commencé le jardinage, j'ai mangé plus sainement, j'ai fait du sport tous les jours, parce que je ne voulais pas commencer à prendre des antidépresseurs avant d'avoir d'essayé des solutions alternatives." 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I dont like to get political and I try to only do it if a really have to and this is one of those times. If someone doesnt want to continue reading, you have been warned. Our rights as women to obtain safe abortions by experienced doctors are again at stake. Last Tuesday, Georgia Governor Brian Kemp signed a draconian bill into law that outlaws all abortions after six weeks before most women even realize theyre pregnant including in cases of RAPE OR INCEST. This makes Georgia the sixth state to pass such a restrictive six-week abortion ban, joining Ohio, Mississippi, Kentucky, Iowa, and North Dakota. These laws havent been passed yet, but lawmakers in these states are trying. Abortion is hard enough for women on an emotional level without having to go through it in potentially unsafe and unsanitary conditions. I myself went through an emergency abortion 2 years ago. I was 4 1/2 months pregnant and shooting on location in Eastern Europe. I went into pre term labor and told that I had to be awake for the whole procedure. It was one of the most horrific experiences I have ever gone through. I still have nightmares about it. I was alone and helpless. When I think about the fact that women might have to face abortions in even worse conditions than I did because of new laws, my stomach turns. I spiraled into one of the worst depressions of my life and had to work extremely hard to find my way out. I took time off of my career. I isolated myself for months and had to keep a strong face for my two amazing kids. I started gardening, eating healthier and going to the gym everyday because I didnt want to jump into taking anti depressants unless I had tried every other alternative. Thank God I was able to find my way out of that personal hell without turning to medication, but the memory of what I went through and what I lost will be with me till the day I die. Abortion is a nightmare at its best. No woman wants to go through that. But we have to fight to make sure our rights are preserved to obtain a safe one if we need to. I never wanted to speak about this experience. But I cannot remain silent when so much is at stake. #prochoice #prochoicegeneration

Une publication partagée par Milla Jovovich (@millajovovich) le


Elle conclut son post par ces quelques phrases, appuyant sur le fait qu'un IVG est une solution de dernier recours difficile à prendre et à vivre pour les femmes, et qui doit rester immuable : "L'avortement est au mieux un cauchemar. Aucune femme ne veut vivre ça. Mais nous devons nous battre pour nous assurer que nos droits sont préservés pour en obtenir un qui soit sûr. Je ne veux plus en parler, mais je ne peux pas rester silencieuse avec tout ce qui est en jeu."

Milla Jovovich, pro-IVG, raconte son avortement à 4 mois de grossesse
Milla Jovovich, pro-IVG, raconte son avortement à 4 mois de grossesse

"Je parle rarement de politique et j'essaye de le faire uniquement si j'en suis obligée et c'est aujourd'hui le cas" . C'est ainsi que commence le post Instagram de l'actrice serbo-ukrainienne de 43 ans, Milla Jovovich, vue...