Christine Bravo est furieuse ! Sur le plateau de Tout Beau, Tout Neuf, la chroniqueuse n'a pas mâché ses mots pour dénoncer le "mépris" qu'elle a pu constater dans les plus hautes sphères.
Si elle réside désormais la majeure partie de l'année en Corse, dans un moulin du village d'Occhiatana, l'ancienne présentatrice de Frou-Frou séjourne encore parfois à Paris, sur sa péniche, et elle est dérangée par les vedettes des finances. "Il se trouve que le ministère des Finances est à Bercy et que pour aller à l'Assemblée nationale, ces messieurs se dirigent avec un bateau, qui s'appelle la vedette des finances", a-t-elle expliqué.
Le hic ? Ce bateau n'est "pas caréné pour la Seine", a assuré Christine Bravo, avant de raconter : "Quand il passe à toute blinde, il fait des vagues de trois mètres, qui vont sur un mur, sur un autre mur, et nous sommes une vingtaine de bateaux-logements qui valdinguent. Moi, tous mes verres se cassent, ma vaisselle se casse", a-t-elle expliqué, précisant qu'elle avait déjà demandé à Bruno Le Maire d'arranger ce souci, ce qui avait été fait. Toutefois, la situation s'est de nouveau dégradée. "Depuis Roland Lescure, on valdingue tous", a-t-elle déploré.
En rogne, la chroniqueuse de 70 ans a donc tenu à souligner le "mépris de ces gens-là". "Ce ministre et ses sous-fifres, pour être une minute avant à l'Assemblée nationale, font valdinguer une vingtaine de familles sur les quais de Seine", a-t-elle ajouté. Christine Bravo a donc expliqué qu'elle comprenait la colère des Français sur les nombreux sujets du quotidien : "Ma rage, ma hargne, vient de ce mépris. Je pense aux Français, qui certes n'ont pas de bateaux-logements, mais sont confrontés à ce mépris, alors qu'ils ne bouffent pas et qu'ils ne se chauffent pas (…) C'est pareil pour les étudiants, c'est pareil pour les gilets jaunes".
Cela fait presque 10 ans que Christine Bravo possède sa péniche, baptisée Frou-Frou, et qu'elle avait d'ailleurs achetée à celui qui est par la suite devenu son mari, Stéphane Bachot, qui gérait une agence immobilière spécialisée dans les biens aquatiques à Paris.
"Vu le prix du mètre carré dans Paris, je n'aurais jamais pu avoir les moyens d'habiter dans un appartement en face de l'île Saint-Louis. Mais là, c'est une péniche, donc je n'ai pas de frais de notaire ou de taxe d'habitation", avait-elle expliqué à Femme Actuelle. Et de préciser toutefois : "Je découvre les charges sociales, les 75 papiers à signer tous les jours, mais je suis tellement heureuse, même si mes nuits sont plus courtes et que je suis crevée".