Zaz a toujours été très engagée et, à 46 ans, la chanteuse ne s'en cache pas. L'artiste a ainsi longuement réagi sur son compte Instagram aux scènes d'émeutes, de pillages et de manifestations qui ont eu lieu le 17 octobre dernier ; plus de 2500 personnes ont été placées en garde à vue dans la foulée. 

Une prise de parole éminemment politique qui a visiblement dérangé certains de ses abonnés. Mais l'interprète des tubes Je veux et Éblouie par la nuit a décidé de mettre les choses au clair : "Non, je ne vais pas arrêter mes stories. Je ne lâcherai rien. Mais je vais vous parler avec le coeur, pas avec la colère". 

"Ce que je vois : des familles, des jeunes, des aînés dans la rue. Sereins. Pacifiques. Et en face : des matraques, des grenades, des armes de guerre. Manifester, c'est un droit constitutionnel", a-t-elle poursuivi. Avant de confier : "Ce que je ressens : de la tristesse et une colère immense que j'essaye de maîtriser au mieux que je peux. Cette colère, elle est légitime. Elle me dit ce qui compte pour moi : la justice, la dignité, la protection de nos enfants et de nos anciens et de tout ceux qui constituent notre société".

Pour autant, Zaz assure qu'elle "garde la nuance" dans ce qu'il s'est passé. "Oui, il y a des casseurs. Des deux côtés… Mais ça n'efface pas le reste : des manifestants pacifiques chargés, des vitrines que personne ne protège. On est nombreux. On est ensemble. On est créatif. C'est ça, le vrai message", a rappelé la chanteuse.

En outre, Zaz "n'appelle pas à la violence", surtout que d'autres journées de manifestation sont prévues. "Je vous appelle à la paix. À un positionnement juste, clair, pacifique. À choisir le monde qu'on veut, et à l'incarner. Dans nos actes, nos pensées, nos paroles. On ne lâchera rien", a-t-elle affirmé. Pas certain que son message parvienne aux oreilles des pilleurs opportunistes et des black blocs avides de violence... 

Enfin, alors que la campagne présidentielle est déjà lancée, Zaz a tenu à apporter une précision sur son engagement : "Je ne prends parti pour aucun parti politique. Dans chaque camp, il y a des choses qui me dérangent. Je ne sais d'ailleurs pas encore ce que je vais voter. Et je crois que beaucoup d'entre vous se reconnaissent dans ce sentiment."