Alors qu'il explorait les îles Fidji dans l'espoir d'y acquérir un bout de terre au début des années 2000, Mel Gibson a d'abord jeté son dévolu sur Vatu Vara... mais son propriétaire a refusé de lui vendre ! Alors, il a décidé d'acheter Mago Island, une autre île de l'archipel, tout aussi paradisiaque. Le hic ? Certaines personnes se sont opposées à cet achat.

En 2005, le réalisateur de La Passion du Christ a décidé de s'offrir ce territoire de 21,6 kilomètres carrés, qui était alors la propriété de la société japonaise Tokyu Corporation, pour le prix de 15 millions de dollars. Mais Mago Island était loin d'être une île sans passé ! Ses habitants d'origine, des Fidjiens, auraient été chassés de leur île au XIXe siècle. A l'époque, des planteurs étrangers auraient obtenu l'endroit en échange de 2000 plants de cocotiers.

Les descendants des anciens habitants de l'île ont donc contesté les conditions de cette transaction et ont affirmé que leurs ancêtres n'avaient pas eu le choix de quitter l'endroit, puisqu'ils étaient menacés de mort. Certains auraient même tout bonnement péri parce qu'ils auraient refusé de quitter les lieux.

Alors, l'annonce de l'achat de Mel Gibson a ravivé les tensions. Timoci Waqalevu, président du comité de développement de Namalata, une communauté qui est installée sur une île voisine, s'est opposé à cette vente dans les médias, notamment dans The Guardian, et a annoncé que 500 personnes contestaient la vente et envisageaient de réunir des fonds pour se prendre un avocat.

Mais, au grand dam des descendants des anciens habitants de Mago Island, le gouvernement fidjien a approuvé la vente et le Premier ministre de l'époque, Laisenia Qarase, a alors assuré qu'il ne pourrait pas intervenir puisque cette île était une propriété privée. Même Naiqama Lalabalavu, le chef traditionnel dont les ancêtres auraient possédé l'île, et qui était également ministre des Terres, a approuvé la transaction.

Mais si Mel Gibson ne s'est pas exprimé sur cette controverse, il a toutefois affirmé qu'il voulait préserver l'environnement naturel de Mago Island, ce qui ne l'a pas empêché de faire acheminer par bateau un bowling privé de huit pistes sur cette île en 2006 d'après l'Associated Press. Quant aux poursuites judiciaires des descendants, selon ABC News, elles auraient fini par être abandonnées...