Ce n'est pas pour se prélasser loin des photographes sur le sable blanc d'une plage privée que Leonardo DiCaprio a acheté sa propre île, au Belize, en 2005. Déjà soucieux de l'environnement à l'époque, l'acteur américain a souhaité transformer l'endroit en un lieu à la fois luxueux et écoresponsable. Mais tout n'a pas été simple pour la star hollywoodienne…

C'est en passant des vacances tout près de là, en 2004, que le héros du film culte Titanic a eu le coup de foudre pour Blackadore Cay, au Belize, qu'il a décrit auprès du New York Times comme le "paradis sur Terre". "Presque immédiatement, j'ai eu l'opportunité d'acheter une île", avait-il ajouté. Il a donc décidé d'acquérir cet endroit de 42 hectares, proche de la barrière de corail, pour environ 1,8 million de dollars. Une broutille pour celui dont la fortune personnelle est estimée par Forbes aux alentours de 300 millions de dollars.

Quelques années plus tard, le comédien oscarisé s'est associé avec l'homme d'affaires Jeff Gram pour établir un projet de complexe touristique de luxe prenant en compte le développement durable et la protection de l'environnement, sur cette fameuse île privée.

Blackadore Caye, l'île de Leonardo DiCaprio, au Belize. © Google Maps

L'idée était de proposer la construction d'environ 68 villas et 48 maisons de luxe, notamment sur pilotis comme aux Maldives, qui seraient alimentées avec de l'énergie solaire, mais aussi d'entamer des initiatives pour restaurer l'écosystème de l'endroit, telles qu'un programme de protection des lamantins ou la restauration des mangroves. "L'essentiel est de faire quelque chose qui changera le monde", avait-il commenté dans le New York Times. 

Malheureusement, ce projet s'est heurté à de nombreux obstacles. Tout d'abord, l'acteur de The Revenant a mis environ dix ans à trouver un partenaire prêt à prendre en charge le projet. S'il s'était d'abord associé avec l'établissement de luxe Four Seasons Hotels and Resorts, leur collaboration avait fini par échouer et c'est en la personne de Paul Scialla, PDG de Delos Immobilier, qu'il a finalement trouvé un partenaire.

Et de nombreux guides, pêcheurs et autres activistes ont exprimé des réticences face au potentiel impact écologique de ces constructions, ce qui a encore retardé l'échéance. Les plans ont depuis été modifiés, réduits et contestés... Alors que Leonardo DiCaprio avait prévu d'ouvrir ce complexe touristique pour 2018, le projet n'a toujours pas abouti à date et le chantier semble au point mort.