Depuis plus de cinquante ans maintenant, Gérard Hernandez aime se rendre dans ce coin de France qui a longtemps été un refuge discret, contrairement à Saint-Tropez ou le Cap Ferret. Un village devenu repère de stars et de "bobos", où le nonagénaire a encore toujours ses habitudes, même si les lieux ont bien changé… Trop peut-être ?

Il y a plusieurs décennies, Gérard Hernandez et sa défunte femme Micheline ont posé leurs valises à l'Île de Ré, plus précisément aux Portes-en-Ré où ils ont fini par acheter une maison secondaire. Depuis, l'acteur est une figure phare du village le plus au nord de l'île. À 93 ans, le père de François, son fils unique, y a ses petites habitudes.

Mais, depuis quelque temps, l'âme du village s'est perdue à en croire celui qui incarne Raymond dans la série Scènes de ménages, sur M6. À son plus grand désarroi, l'île est devenue très populaire et les touristes, comme ceux qui y achètent une résidence secondaire, sont un peu trop des bourgeois pour lui.

"Je n'aime pas dire 'C'était mieux avant !', mais je vous assure, il y a encore vingt ans, ici, c'était le paradis. On allait cueillir des asperges sauvages", a même déclaré le principal concerné au Parisien, en 2013. Pourtant, "il y a encore douze ans", "il y avait des vaches" qui passaient encore devant chez lui ! "Comme dit Luchini : y a plus que des bobos !", a même lâché Gérard Hernandez, agacé. 

Pour autant, le comédien y aime toujours autant les plaisirs que lui offre ce coin de paradis. À commencer par la pêche, aux crevettes et à la palourde. "Je ne peux pas vivre sans", a-t-il confié, toujours au Parisien. "J'aime pêcher les crevettes et les palourdes avec le doigt, au trou. Je pars avec mon panier et une fourchette en argent que m'avait donnée un vieux monsieur de 90 ans en me disant : 'Avec la fourchette, tu entends s'il y a une palourde dedans'. Je ne m'en sers jamais, mais je la prends toujours". 

Depuis de très nombreuses années, ce passionné d'équitation et propriétaire équin, est également investi auprès d'un des haras locaux tenus par la famille Nicot, des amis de longue date. Gérard Hernandez en est même le parrain comme l'avait révélé Ré à la Hune, le journal local, en 2017.