Anna Mouglalis s'en prend à Vincent Bolloré : "J'achète même plus une bouteille d'eau dans un Relay"

La comédienne Anna Mouglalis a décidé de s'en prendre au clivant milliardaire Vincent Bolloré, alors qu'elle participait à un récent évènement de LFI.

Anna Mouglalis s'en prend à Vincent Bolloré : "J'achète même plus une bouteille d'eau dans un Relay"
© Laurent VU/SIPA

L'actrice Anna Mouglalis, participante aux Amfis (l'université d'été de LFI), a évoqué la polémique autour de la décriée pétition d'artistes contre Canal+ et le fait que la chaîne assume désormais de ne plus vouloir financer certains projets suite aux critiques émises contre elle. Et elle a multiplié les attaques contre son propriétaire, Vincent Bolloré.

"C'est quelque chose qu'on peut voir en dehors du cinéma"

C'est donc dans un "Grand entretien" mené par Sarah Legrain, députée LFI de Paris, que la comédienne Anna Mouglalis est revenue sur la fameuse pétition intitulée "Zapper Bolloré ", publiée dans Libération en mai 2026, en marge du Festival de Cannes. Une pétition qui survenait notamment "alors que l'homme d'affaires projette d'acquérir 100 % des parts d'UGC d'ici à 2028", souligne le quotidien. 

"Ce qui s'est passé, c'est qu'on a quand même été 600 à signer une tribune qui dénonçait la concentration des pouvoirs dont jouit, et qui semble illimitée, Bolloré. C'est quelque chose qu'on peut voir en dehors du cinéma, quand on va prendre le train par exemple. Moi j'achète même plus une bouteille d'eau dans les Relay [enseigne qui appartient indirectement au groupe Bolloré via des filiales, ndlr]. Et quand on voit les titres proposés, cette politique elle est là, elle est aberrante, elle est devant nos yeux", a-t-elle confié au micro.

© David NIVIERE/SIPA

Et Anna Mouglalis de rappeler que l'ombre de Bolloré s'étend de CNews au JDD en passant par le groupe Prisma (qui possède des titres de presse allant de Voici à Capital). "Il y a une offensive qui est très, très claire.

"L'utilisation de la menace fonctionne très fort"

Alors que quelques signataires avaient fait machine arrière et que Canal+ aurait acté de ne pas financer certains projets suite à cette tribune, la comédienne de la série Baron Noir a aussi ajouté : "Ce qui a été assez particulier cette année, c'est que l'utilisation de la menace fonctionne très fort et il n'y a pas de solidarité (...) Normalement, cet accord qu'on dit historique de Canal+, il n'aurait pas fallu le signer avant d'avoir obtenu que cette liste noire qui avait été décidée par Maxime Saada [le patron de Canal, ndlr] sautait."

Pour rappel, la chaîne a annoncé 980 millions d'euros investis sur cinq ans en faveur du cinéma français et européen, à compter de 2028. "La réponse du milieu est pas du tout à la hauteur, tout le monde lâche. C'est la servitude volontaire, c'est fou quoi", s'est-elle indignée.