Rappelez-vous, il y a quelques mois, un jeune américain faisait le buzz sur la planète fashionista. Du haut de ses 10 ans, Max Alexander présentait en effet le premier défilé de sa marque Couture to the Max, et pas dans n'importe quel endroit : à la Fashion Week de Paris. Mais si l'on s'imagine que seuls les USA cultivent la culture de l'excellence dès le plus jeune âge, il s'avère que la France compte aussi dans ses rangs des petites graines de stars. Repéré par nos confrères du média Parents, Jonas, 8 ans, démontre ainsi tout son savoir-faire couturier face caméra. Pas de marque éponyme, ni de défilé à la Fashion Week, mais une envie toute simple qui l'anime : s'habiller comme il le souhaite, avec son style. Equipé de ses deux machines de couture - une classique et une surjeteuse "faite pour les tissus extensibles" comme il l'explique - il coud essentiellement des vêtements pour lui. "J'aime bien porter mes créations à l'école", confie-t-il. Parmi les pièces nées de son génie, un tee-shirt color block blanc et vert, un sweat shirt à capuche blanc décoré d'une banane, une veste teddy…
Un talent qui lui vient de sa maman, explique le garçon : "Quand je voyais maman coudre, à chaque fois, ça me donnait envie. Et un jour, je lui ai demandé si je pouvais coudre un projet pour moi avec elle et elle m'a dit 'oui'". Elle-même passionnée, Salomé (Instagram @by.salome) a ainsi appris à son fils tous les rudiments de cette discipline que les clichés réservent à tort aux mamies et à la gent féminine. Bien évidemment, avec ses deux ans d'expérience, la mère le supervise toujours sur certaines techniques difficiles : "Sur les moments délicats, je reprends un petit peu le relais. Et même moi j'ai du mal. Jonas dit qu'on est au même niveau de couture. L'élève va peut-être dépasser le maître", raconte-t-elle avec tendresse.
Une passion qui fait beaucoup de bien au garçon. Selon Salomé, il est plus patient, plus conscient : "ça lui apprend à prendre soin de ses vêtements parce qu'il a vraiment vu tout le travail qu'il y avait pour en arriver là." A son jeune âge, Jonas partage déjà la résilience des plus grands couturiers : "On ne peut pas apprendre tout d'un coup, on ne peut pas se décourager dès qu'on a raté. Il ne faut jamais abandonner", explique-t-il. Mais il partage également leur sentiment de satisfaction, leur fierté : "Quand je couds, je ressens de la fierté (...) Toujours être fier de soi après un projet", affirme-t-il avec aplomb.
En ce sens, sa mère a donc commandé des étiquettes au nom de son fils - "By Jonas couture" - qu'il pourra ajouter comme touche finale à son travail. "Il a commencé à apprendre la couture à son petit frère de quatre ans", ajoute Salomé. La transmission est assurée.