En 2025, la hausse de la taxe foncière a fortement ralenti dans les grandes villes françaises. Mais les propriétaires ne sont pas tous logés à la même enseigne. Dans une ville de l'ouest de la France, la facture a bondi d'environ 8,5 % en seulement un an. Cette augmentation est la plus importante relevée par l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) parmi les 200 villes les plus peuplées du pays. Elle est cinq fois supérieure à la moyenne observée dans ces communes.
Entre 2024 et 2025, la taxe foncière a progressé de 1,7 % en moyenne dans les 200 plus grandes villes françaises. Il s'agit d'un net ralentissement par rapport aux années précédentes : la hausse moyenne avait atteint 4,9 % en 2024 et 9,3 % en 2023. Pourquoi les propriétaires ont-ils tout de même payé davantage en 2025 ? Même lorsque les communes ne changent pas leurs taux, les bases servant au calcul de la taxe sont revalorisées chaque année au niveau national. Cette augmentation a été fixée à 1,7 % en 2025. La plupart des grandes communes ont choisi la stabilité. Selon l'UNPI, seules trois villes parmi les 200 étudiées ont relevé leur taux communal en 2025. Elles étaient 23 à l'avoir fait en 2024 et 35 en 2023. Onze communes ont même diminué leur taux. En revanche, une commune se distingue très nettement. La ville concernée est La Roche-sur-Yon, en Vendée. Entre 2024 et 2025, la taxe foncière y a augmenté d'environ 8,5 %, soit la plus forte progression parmi les 200 villes les plus peuplées de France. Cette envolée s'explique principalement par une décision locale : le taux communal est passé de 42,69 % à 45,69 %. À cette augmentation s'est ajoutée la revalorisation nationale de 1,7 % des bases cadastrales.
La Roche-sur-Yon devance largement Cholet, où la hausse atteint 4,8 %. Dans cette seconde ville, l'augmentation vient notamment de la création d'un nouveau taux au profit de l'agglomération. À l'inverse, certains propriétaires ont vu leur facture diminuer. C'est notamment le cas à Saint-Louis et au Tampon, à La Réunion, ainsi qu'à Cannes. Le ralentissement constaté en 2025 ne doit pas faire oublier l'évolution de long terme. Entre 2014 et 2024, la taxe foncière a progressé de 37,3 % en moyenne en France. Sur la même période, l'inflation est estimée à 19,9 %. La taxe foncière a donc augmenté presque deux fois plus vite que les prix. Une évolution qui continue de peser sur le budget des propriétaires, même lorsque les communes choisissent de ne pas relever leurs taux.
En résumé, si la hausse de la taxe foncière ralentit en France, les écarts restent importants d'une ville à l'autre. À La Roche-sur-Yon, l'augmentation record de 8,5 % montre que les décisions locales peuvent encore alourdir fortement la facture des propriétaires.