C'est le vol qu'il faut à tout prix éviter selon tous les professionnels de l'aviation

Retards, correspondances, météo, affluence… Dans le monde de l'aviation, les professionnels savent très bien quel vol éviter en priorité. Mais est-ce que les passagers, eux, le savent aussi ?

C'est le vol qu'il faut à tout prix éviter selon tous les professionnels de l'aviation
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Quand on réserve un billet d'avion, on pense d'abord au prix, à l'heure d'arrivée ou aux contraintes personnelles. Les voyageurs jonglent avec les horaires de travail, l'école des enfants, les transferts vers l'aéroport et parfois les correspondances. Tout est souvent réglé au millimètre, jusqu'au moment où un retard ou une annulation bouleverse le programme.

Dans l'aviation commerciale, tout ne peut évidemment pas être anticipé. La météo reste imprévisible et les problèmes techniques arrivent. Mais il existe tout de même des stratégies simples pour réduire les risques de perturbation. Le choix de l'horaire de départ en fait partie. Sans vraiment s'en rendre compte, de nombreux passagers optent pour un créneau qui concentre pourtant une grande partie des complications du transport aérien.

En effet, il faut savoir que les avions ne restent pas immobiles entre deux trajets : ils enchaînent les rotations, parfois du matin jusqu'à tard dans la soirée. Les équipages suivent la même logique et les portes d'embarquement sont occupées à un rythme continu. Un vol n'existe donc jamais vraiment seul. Il s'inscrit dans une succession de départs et d'arrivées qui se répondent tout au long de la journée.

Cette organisation crée un effet domino bien connu dans les aéroports. Lorsqu'un premier retard apparaît tôt le matin, il ne disparaît pas comme par magie. L'avion arrive plus tard que prévu, repart plus tard, puis transmet ce décalage au vol suivant. À mesure que la journée avance, les marges de récupération se réduisent et chaque incident s'ajoute au précédent. Dans ce contexte, l'expérience des professionnels converge vers le même constat : le vol qu'il vaut mieux éviter, autant que possible, reste celui qui décolle en tout dernier dans la journée.

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Les départs très matinaux ont souvent la réputation d'être les plus sûrs. Ils permettent d'éviter une grande partie de ces retards accumulés. Mais cette solution n'est pas parfaite non plus. Les aéroports fonctionnent alors avec des effectifs plus limités : certains services ouvrent plus tard, les équipes de maintenance sont moins nombreuses et l'assistance aux passagers peut prendre davantage de temps en cas de problème. 

Pour limiter les risques, les spécialistes du transport aérien conseillent alors de viser le milieu de matinée, un créneau qui permet d'éviter à la fois les effectifs réduits du petit matin et l'accumulation des retards en fin de journée. À retenir pour vos prochains voyages, que ce soit pendant les vacances de Pâques, les ponts du mois de mari ou la saison estivale.