Direction la Havane avec la troupe de danseurs Soy de Cuba

La troupe Soy de Cuba débarque à Paris du 3 au 30 juin avec son deuxième spectacle musical "Viva la vida". Après un an de confinement, les danseurs nous transportent à la Havane sur des rythmes de salsa, mambo, reggaeton et de rumba. Le Journal des Femmes a pu découvrir le show, en avant-première.

Direction la Havane avec la troupe de danseurs Soy de Cuba
© Philippe Fretault

Après un premier spectacle en 2017 au Palais des Sports et à la Cigale, la troupe Soy de Cuba revient avec un second volet "Viva la Vida" au Casino de Paris, à partir du 3 juin. Cela fait un an que les danseurs de la Havane attendent avec impatience leur venue en France et la réouverture des salles de spectacle pour brûler les planches parisiennes. En 2020, juste avant le premier confinement, le Journal des Femmes avait pu assister aux répétitions de danses, dans un théâtre en plein cœur de la Havane et y découvrir le show en avant-première. L'occasion de rencontrer les musiciens qui jouent en live, les chorégraphes, les danseurs, le metteur en scène... Et même de s'initier à quelques pas de danses latines. Qui sont les danseurs et d'où viennent-ils ? Rencontre avec Osmani, Ayala, et Jésus, qui interprètent les personnages principaux.

Un spectacle festif et romantique, autour d'un triangle amoureux

Dans la première version, Ayala Yanetsy Morejon interprétait une jeune femme quittant les plantations de tabac de Viñales, pour se consacrer à sa passion, la danse. Elle se rend à la Havane, où elle tombe sous le charme de Mario, un jeune chorégraphe séduisant. Ce qui fait l'originalité de ce spectacle, c'est qu'elle interprétait son propre rôle ! "C'est un sentiment unique et j'en suis très fière. Cela m'émeut beaucoup de savoir que beaucoup de personnes hors de Cuba connaissent mon histoire", nous confie la belle Ayala. Après avoir donné naissance à un petit garçon prénommé Anthony et âgé de deux ans et demi, elle joue de nouveau le rôle principal dans ce deuxième volet un peu plus romancé. Dans Viva la vida, elle se retrouve cette fois au beau milieu d'un triangle amoureux. Deux boxeurs, interprétés par Osmani et Jesus, vont se battre pour ses beaux yeux, mais l'amitié et la raison prendront finalement le dessus pour laisser triompher le véritable amour. "Dans cette histoire, je travaille dans la fabrique de tabac, mais mon rêve est de devenir danseuse professionnelle, et de me produire dans des spectacles de renommée internationale", raconte Ayala. Mon meilleur ami (Osmani), aimerait devenir un peu plus qu'un ami, mais je ne suis pas vraiment sûre de mes sentiments, car l'amour de ma vie, c'est Jesus. De là, va s'opérer un triangle amoureux".

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De gauche à droite : Osmani, Jesus et Ayala © Philippe Fretault

Danseurs et musiciens, au cœur du spectacle

Contrairement à une comédie musicale traditionnelle, les danseurs prennent place sur scène, tandis que deux chanteurs et six musiciens jouent en live sur chacun des tableaux, hauts en couleurs. "Tout est basé sur la musique et la danse, qui suffisent à transmettre beaucoup d'émotions et à raconter l'histoire", explique le metteur en scène Michael Xerri. Comme une sorte de ballet, "on parvient à comprendre le caractère du personnage grâce à une attitude, une danse ou une musique". Par exemple, un battle sera accompagné d'une musique reggaeton, les soirées festives lorsque le soir venu, on pousse les tables de la fabrique de tabac pour danser, sont rythmées par du mambo ou de la salsa, ou encore un Son pour un moment un peu plus nostalgique… "On utilise ainsi tous ces styles de danses latines et de musiques, au service de la dramaturgie", précise Michael. Les chorégraphies d'exception sont aussi entraînantes qu'éblouissantes. Et pour cause : les chorégraphes Luis Alberto Moro Ronda et Dieser Disley Serrano Garcia se sont entourés des meilleurs danseurs de l'île : Osmani Montero Hernandez a notamment remporté l'équivalent de Danses avec les Stars à Cuba (Bailando en Cuba). "C'était une super expérience car il s'agit de la première compétition de danse organisée à Cuba au niveau international, et qui passait à la télévision. J'ai adoré participer à cette émission et j'ai remporté la 1ère édition en 2017", déclare le danseur cubain qui a commencé la danse à l'âge de 11 ans. Enfin, la lumière, le décor et des vidéos viennent agrémenter la partie théâtrale de ce spectacle musical, qui laisse également place à l'imagination. 

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Soy de Cuba, au Casino de Paris © Philippe Fretault

Viva la vida : l'avis de la rédaction

Que l'on soit amateur de danses latines ou non, ce spectacle musical nous fait voyager au cœur de la Havane, dans une ambiance endiablée, à travers une histoire d'amour où le romantisme et l'amitié priment. Les six musiciens accompagnés de deux chanteurs sur scène (sous la direction de Rembert Egues) mettent véritablement en valeur la troupe de danseurs, tous originaires de Cuba. D'ailleurs, les deux personnages principaux, Jesus et Osmani, se sont formés dans la même école de danse et sont amis depuis l'enfance. Tous deux ont participé à la première version du spectacle avec Ayala... Un petit monde qui les rend unis et complices sur scène. Résultat : on s'évade, on admire les prouesses chorégraphiques, on se laisse entraîner par le rythme en ayant l'impression d'être porté hors du temps. Un véritable hymne à la vie, porteur d'espoir, en bref, un moment parfait à passer entre amis en cette sortie de crise.

Infos pratiques : Soy de Cuba, Viva la vida 

  • Du 3 au 30 juin 2021 au Casino de Paris, possible prolongations jusqu'au 18 juillet. 
  • Directeur musical : Rembert Egues 
  • Direction artistique et mise en scène : Michael Xerri & Julie Dayan 
  • Conception vidéo : Michael Xerri 
  • Chorégraphies : Dieser Serrano Garcia 
  • Directeur de l'image : Philippe Fretault
  • Indigo Productions, producteur : Nicolas Ferru
  • Infos sur le site www.indigo-productions.fr