"Pour arrondir mes fin de mois, je vends mes culottes sur Internet" (Juliette, 33 ans)
Tout a commencé par l'envoi de quelques photos de ses pieds. Puis Juliette a accepté d'aller plus loin… jusqu'à vendre ses culottes. Aujourd'hui, ça lui rapporte 500 euros par mois.
Je ne me suis pas levée un jour en me disant "Tiens, si je vendais mes culottes sur internet ?". J'avais déjà vu des trucs sur les réseaux dans ce goût là, mais comme tout le monde, je trouvais cette idée vraiment étrange, voire dégoûtante. Et je ne m'imaginais pas du tout participer à ce commerce là ! Mais voilà, un jour j'ai rencontré un homme sur les réseaux, qui me proposait de lui envoyer des photos de mes pieds en échange de cadeaux. Je l'ai d'abord rembarré, mais il a insisté, et m'a montré qu'il était "normal", qu'il avait un travail, une petite-amie, et que c'était seulement un fantasme chez lui. Il m'a montré un site où je pouvais mettre une "liste" de cadeaux à recevoir en échange de photos… Tout ça en restant totalement anonyme, car on ne voit jamais mon visage, il est toujours masqué.
J'ai donc envoyé des photos de mes pieds sous différents angles, comme il me l'avait demandé. Et j'ai reçu des vêtements ! J'avoue que je me suis rapidement prise au jeu, parce qu'après tout, c'était vraiment facile et peu contraignant en terme de temps. Moi je suis vendeuse en parfumerie, donc je ne gagne pas très bien ma vie. J'ai donc accepté assez vite d'autres requêtes, qui cette fois-ci, me faisaient gagner du vrai argent. Et notamment d'envoyer mes culottes, portées je précise, par La Poste.
"J'envoie mes culottes portées par La Poste"
Je fais ça avec deux hommes en particulier, mes "clients réguliers". On a beaucoup échangé par tchat avant, parce que je ne voulais pas que ce soient des hommes "détraqués". Ils le sont peut-être un peu, sans doute, mais en tout cas ils ont des conversations normales, on ne parle pas que de sexe entre nous. Après, c'est vrai que ce sont avant tout mes clients, et que je leur dois un service. Ils me demandent toujours ce que je fais de ma journée avant de leur envoyer ma culotte, par exemple. Un des deux aiment qu'elles soient vraiment sales… Je ne veux pas les juger, parce qu'après tout, je suis au moins aussi dérangée qu'eux ! Mais je ne leur fais pas confiance pour autant. Pas question de leur dire où j'habite par exemple, je poste toujours mes culottes dans un arrondissement différent de Paris. Et ils n'ont jamais vu mon visage sans un masque.
"C'est 50 euros la culotte !"
Ce "job" me rapporte environ 200 euros par mois. C'est 50 euros la culotte ! Bon, il faut tout de même soustraire les frais d'envoi. Mais avec les photos que je continue à envoyer, je dois réussir à me faire dans les 500 euros supplémentaires certains mois, net d'impôt. Ce n'est pas forcément toujours simple, car il faut porter des culottes de telle couleur, de telle matière, et les mettre dans un sachet hermétique pour préserver l'odeur. Tout ça me prend tout de même du temps, et des frais. Mais en plus de gagner de l'argent, j'ai un peu le sentiment de faire une bonne action, d'offrir du bonheur à certains hommes. Et c'est ça aussi qui me pousse à continuer.
Evidemment, je n'en parle que rarement, à mes amies proches, ou sur les réseaux, anonymement. Parce que je veux que les filles aient les bons réflexes pour ne pas se mettre en danger, c'est vraiment important. Ne jamais donner son numéro, ou même la ville où on habite, si c'est en Province surtout. Echanger par tchat, pour avoir un aperçu de la personnalité de l'homme. S'il écrit des choses vraiment vulgaires, c'est non ! Et si jamais il insiste beaucoup pour obtenir des infos, il faut le ghoster immédiatement. L'idée, c'est de trouver des gens certes un peu "bizarres" mais pas "dangereux" et oui, ça existe !