Envoyer une candidature dès qu'une offre est en ligne, c'est une chose. Savoir combien de temps l'employeur va mettre pour répondre en est une autre. Au bout d'une semaine sans nouvelles, on se dit que le recruteur est peut-être débordé. Après deux semaines, on se dit clairement que c'est mort... Et pourtant, les entreprises françaises sont loin de boucler tous leurs recrutements en quelques jours.
Les nouvelles données de France Travail sur le sujet apportent un éclairage qui va peut-être rassurer tous ceux qui sont actuellement en recherche d'un emploi et tombent dans le désespoir sans signe de vie rapide. Entre le tri des candidatures, les entretiens, les validations en interne et parfois les congés de la personne qui doit justement donner son feu vert, une embauche peut facilement traîner en longueur.
Alors, combien de temps faut-il continuer à espérer ? Le nouveau repère donné par France Travail est assez parlant : en 2025, la moitié des recrutements ont été réalisés en moins de 48 jours, soit presque sept semaines. C'est deux jours de plus qu'en 2024. Il s'agit bien d'un délai médian de recrutement et non du temps exact nécessaire pour répondre à chaque CV : un candidat peut recevoir un refus dès le lendemain ou une proposition plusieurs semaines plus tard. Mais une fois cette barre dépassée, une bonne partie des recrutements sont déjà terminés.
Dans les faits, il n'est évidemment pas nécessaire d'attendre 48 jours pour agir. Après un entretien, si le recruteur avait promis une réponse "en début de semaine prochaine" et que le jeudi suivant commence sérieusement à pointer son nez, une relance courte et polie est parfaitement légitime.
Et, tant qu'aucun contrat ou engagement ferme n'est sur la table, mieux vaut continuer à répondre à d'autres annonces en parallèle. C'est probablement le meilleur moyen d'éviter le grand classique de la recherche d'emploi : attendre pendant des semaines une entreprise qui, de son côté, est déjà passée à autre chose sans parfois avoir eu l'élégance de vous le dire.