Mathilde Seigner, "humiliée" par un rôle "d'une nullité exceptionnelle" : "Mais c'était bien payé !"

Mathilde Seigner n'a pas la langue dans sa poche. Et lorsqu'il s'agit d'évoquer l'un des rôles les plus "humiliants" qu'elle ait eu à jouer dans sa carrière, l'actrice ne mâche pas ses mots...

Mathilde Seigner, "humiliée" par un rôle "d'une nullité exceptionnelle" : "Mais c'était bien payé !"
© MPP/SIPA

Si Mathilde Seigner est désormais une figure célèbre du petit et grand écran en France, elle a dû passer par des étapes moins gratifiantes pour en arriver jusque là. L'actrice, désormais âgée de 58 ans, s'est confiée sans filtre au micro d'Europe 1 sur ses premiers rôles à la télévision...

Mathilde Seigner : ce rôle "d'une nullité exceptionnelle" mais "bien payé" 

Au début des années 90, la sœur d'Emmanuelle Seigner a pu décrocher un rôle dans la sitcom d'AB Productions, Cas de divorce. "C'était d'une nullité exceptionnelle... J'étais mauvaise, mais c'était du travail, des sous sous", a-t-elle lâché avec franchise dans l'émission de Thomas Isle sur Europe 1.

L'année suivante, Mathilde Seigner a également tourné dans la célèbre sitcom du Club Dorothée, également produite par AB Productions, Salut les musclés. Un rôle qui était, là encore, loin des personnages qu'elle rêvait d'incarner, mais qui l'a aidée financièrement : "C'était bien payé pour nous à l'époque, on gagnait 1.000 francs".

Mathilde Seigner en 2000 © SIPA

La comédienne, fan d'une célèbre émission de France 3, ne regrette donc absolument pas cette expérience. "C'est bien, ce sont de bonnes écoles, parce qu'on est mauvais, on est humilié et donc on commence dur", a-t-elle assuré. Il lui a fallu attendre quelques années pour qu'elle puisse ensuite tourner au cinéma, d'abord en 1994 dans le court-métrage de Melvil Poupaud Boulevard Mac Donald, puis quelques mois plus tard dans le film Le Sourire de Claude Miller.   

Mathilde Seigner, enfant de la balle : "Je n'avais pas envie d'être enfermée dans une prison dorée"

L'actrice a d'ailleurs grandi dans le milieu de la comédie puisqu'elle est la petite-fille de Louis Seigner et la nièce de Françoise Seigner, qui ont tous deux été sociétaires à la Comédie-Française. Elle n'a toutefois pas souhaité marcher dans leurs pas et devenir pensionnaire de cette institution.

"Je n'avais pas envie d'être enfermée dans une maison, dans une prison très très dorée, mais prison quand même. Le métier est déjà très difficile à l'extérieur. La malveillance, le milieu est compliqué. Alors dans un monument, avec les mêmes gens tout le temps...", a confié celle qui avait donc pu voir l'envers du décor de la Comédie-Française pendant son enfance.