Zaz et la drogue : "Je ne faisais pas les choses à moitié : cocaïne, héroïne, j'ai tout essayé"

Pas franchement du genre la langue dans sa poche, Zaz se raconte sans détour alors qu'elle sort un nouvel album. Et pas question pour elle de faire l'impasse sur ses vieux démons et ses addictions.

Zaz et la drogue : "Je ne faisais pas les choses à moitié : cocaïne, héroïne, j'ai tout essayé"
© Niviere David/ABACAPRESS.COM

Alors qu'elle dévoilera son nouvel album, Sains et saufs, le 19 septembre prochain, Isabelle Geffroy, plus connue sous le pseudo Zaz, a accepté de se confier à Paris Match. Et à 45 ans, la coach de The Voice n'a plus rien à cacher. 

Zaz a "tout essayé" avec les drogues

Celle qui vient de s'offrir un duo avec Raphaël, sur Une passerelle vers la mer, a fait de grandes confessions sur son passé. Interrogée sur son adolescence à fleur de peau, Zaz a raconté sans fard : "J'étais volcanique, je suis partie de chez moi, je me suis retrouvée en foyer. Je n'avais pas de limites, j'étais ingérable, je n'avais peur de rien et je suis tombée dans la drogue assez jeune, parce que je ne savais pas gérer mes émotions. Et les substances ont été des béquilles."

Car si elle a trouvé un refuge dans la musique dès l'âge de onze ans, l'artiste a eu besoin de tester toutes ses limites. "Comme je suis quelqu'un de très entière, je ne faisais pas les choses à moitié : cocaïne, héroïne, j'ai tout essayé. Et l'alcool aussi, évidemment… J'étais tout le temps en colère, je ne comprenais pas pourquoi. Alors je me réfugiais dans les paradis artificiels pour m'anesthésier", a détaillé l'interprète du tube Je veux

Zaz et l'alcool : "Chaque fois que j'arrêtais, je reprenais en pire"

Mais à 20 ans, c'est le drame pour Zaz : elle perd son compagnon. Et d'autres démons sont entrés dans sa vie : "Là, j'ai choisi un autre chemin, je me suis sérieusement mise à la musique, je suis entrée en formation au Centre international des arts en mouvement, près de Bordeaux. Mais j'ai continué à boire, à fumer. C'est un milieu où il est très facile de picoler, on a l'alcool social et festif. Et je fumais trois paquets de clopes par jour (...) Tu deviens addict. Je crois que je voulais bouffer la vie, donc j'ai dit oui à tout."

Si elle a songé à arrêter l'alcool et la cigarette à plusieurs reprises, la chanteuse devenue belle-mère en se mariant à son nouveau discret compagnon n'a réussi à se débarrasser de ses addictions qu'il y a quelques années à peine. "J'ai arrêté plein de fois (…) Chaque fois que j'arrêtais, je reprenais en pire. C'est uniquement en m'imposant un jeûne pendant le confinement que j'ai vraiment réussi. J'avais décidé que c'était fini. Et quand je décide quelque chose, en général, je vais au bout", a finalement conclu celle qui a vendu pas moins de cinq millions d'albums dans le monde.