Conscients des problématiques environnementales et éthiques que le prêt-à-porter engendre, de plus en plus de Français sont à la recherche d'une mode plus consciente. Exit les pièces fabriquées dans des pays lointains, où les conditions de production et/ou de travail manquent de transparence : ces derniers privilégient alors le made in France. Mais si c'est "l'intention qui compte", acheter français peut s'avérer onéreux pour le client et finalement empêcher la transaction. En effet, fabriquer des vêtements de manière raisonnée, dans de belles matières, avec un savoir-faire qualifié et dans des conditions de travail qui respectent les employés : tout cela a un coût de production qui se répercute inéluctablement sur le prix de vente. Le jean, pièce-phare de notre vestiaire, n'échappe pas à cette règle : il faut ainsi compter en moyenne une centaine d'euros pour acquérir un Blue jeans confectionné en hexagone (chez 1083, Terre de France)… Mais dans cet océan du denim, un modèle risque bien de changer la donne. Repéré par nos confrères du JT de 20h de France Télévisions, il est made in France, et coûte la modique somme de… 35 euros. À l'heure actuelle, c'est le jean tricolore le moins cher du marché. 

Mais où le trouver ? Chez Kiabi. Pas peu fière de son produit français, la griffe Lilloise affiche d'emblée son origine dans le descriptif titre. Ici, pas de nom inspirationnel ou poétique, ce dernier a avant tout pour mission de mettre en avant le côté pratique du produit et l'argument de vente de celui-ci : "Jean regular - Fabriqué en France".

© Kiabi

L'usine française Denim Center fabrique également des jeans pour le concurrent Jules. En 2026, la moitié de sa production est destinée à la griffe spécialisée dans le prêt-a-porter masculin. Une demande qui ne désemplit pas : le volume de fabrication est passé de 30 000 pièces en 2023 à près de 100 000 en 2026 ; soit une multiplication par 3.

Le secret de ce prix de vente accessible ? Il se joue en amont des rayons, côté production. Au micro de France Télévisions, Christian Kinnen, directeur général de l'usine, nous explique : "Aujourd'hui ce tissu-là [la toile denim, ndlr], si je cherche son équivalent en France par rapport à la Turquie, ça va me coûter deux fois plus cher." C'est donc parce que la matière lui coûte moins cher qu'il peut vendre ses jeans à un prix ultra compétitif.

Si certains internautes comme @xavier_guiraud plussoient la démarche car cela crée de l'emploi sur le territoire ("Même si c'est pas du tissu français, c'est vraiment bien que ce soit fabriqué en France et pas dans des pays où les personnes qui les fabriquent seront sous-payées") ; d'autres déplorent le raccourci mental "made in France = qualité", qu'ils estiment pas toujours avéré. A vous de juger.