Avec un mois de septembre qui s'annonce encore beau, on peut dire que la saison des tomates est loin d'être terminée. Dans de nombreux potagers, on trouve encore des pieds qui portent des grappes bien fournies et qui continuent même à produire des fleurs. Et les journées restent suffisamment chaudes dans une grande partie de la France pour permettre aux fruits de mûrir, mais il ne faut pas relâcher ses efforts. Une règle reste essentielle pour que les plants continuent de produire.

A cette période, les tomates doivent composer avec des journées parfois encore très chaudes, mais aussi des nuits plus fraîches et des épisodes de pluie plus fréquents selon les régions. C'est donc le moment où l'arrosage pose question. Si en juillet, sortir l'arrosoir semble évident, en septembre, on peut facilement penser que les premières pluies ou la baisse des températures suffisent désormais. À l'inverse, continuer à arroser exactement comme en plein été n'est pas forcément une bonne idée non plus.

Une seule règle permet de s'y retrouver : oublier la saison et regarder la terre. Tant que les tomates grossissent, elles ont besoin d'eau, mais la quantité à apporter dépend avant tout de ce que le sol contient déjà. Le bon geste en septembre consiste donc à vérifier l'humidité de la terre avant chaque arrosage, à quelques centimètres sous la surface. Si elle est encore fraîche, on attend. Si elle est sèche, on arrose généreusement au pied, puis on laisse de nouveau la terre commencer à sécher avant le prochain apport. L'objectif est surtout d'éviter les à-coups : une terre qui devient très sèche puis reçoit soudain beaucoup d'eau peut favoriser l'éclatement des tomates. Autrement dit, mieux vaut des apports adaptés et réguliers qu'un gros arrosage.

La fréquence peut donc être très différente d'un jardin à l'autre. Un pied cultivé dans un grand pot en plein soleil peut réclamer de l'eau alors que, le même jour, des tomates installées en pleine terre n'en auront pas besoin. Après une bonne pluie, on peut également sauter un arrosage sans problème si le sol reste humide. Le paillage est précieux pour limiter l'évaporation et conserver une humidité plus stable. Dans tous les cas, l'eau doit être versée au pied plutôt que sur les feuilles, particulièrement lorsque les nuits deviennent humides.

Quelques gestes simples aideront enfin les pieds à poursuivre tranquillement leur saison. Récoltez régulièrement les tomates arrivées à maturité et retirez les feuilles réellement malades ou très abîmées, sans dénuder les plants. Surveillez aussi l'apparition de taches sur le feuillage lorsque le temps devient humide.