L'été n'a visiblement pas dit son dernier mot puisque ce week-end, les températures atteignent des niveaux particulièrement élevés sur une grande partie de la France. La chaleur est surtout marquée dans le Sud, où le thermomètre peut localement grimper très haut. Après un début de mois contrasté, cette poussée du mercure donne donc par endroits des airs de plein été à ce premier dimanche de septembre.

Cette chaleur va-t-elle pour autant s'installer durablement ? La situation devrait rapidement évoluer. Après ce week-end très estival, la France devrait retrouver un temps plus changeant, alternant périodes calmes et passages perturbés au cours de la semaine suivante. Le mercure pourra lui aussi connaître des fluctuations. De quoi laisser penser que l'automne commence doucement à reprendre ses droits et que les fortes chaleurs de ce début septembre ne sont peut-être qu'un dernier sursaut de l'été.

Mais les dernières tendances disponibles réservent justement une surprise : la fraîcheur ne devrait pas devenir la tendance dominante de ce mois de septembre. Pour la semaine du lundi 7 au dimanche 13 septembre, Météo-France prévoit des températures qui devraient rester au-dessus des normales de saison, avec un signal particulièrement marqué dans le sud du pays. Autrement dit, même si les températures peuvent ponctuellement baisser et si les journées à 35 °C ou davantage ne seront évidemment pas la norme partout, l'ambiance devrait rester globalement plus chaude que ce que l'on attend habituellement à cette période de l'année.

Cette tendance pourrait même se prolonger plus largement au cours du mois. Les projections à plus longue échéance disponibles depuis plusieurs semaines privilégient en effet un mois de septembre 2026 plus chaud que la normale sur la France. Certains scénarios envisageaient récemment des températures moyennes situées environ 1 à 1,5 °C au-dessus des normales sur une grande partie du territoire. Cela ne signifie toutefois pas que chaque journée sera chaude : à une telle échéance, il est impossible de prévoir précisément le temps qu'il fera à une date donnée, et des passages plus frais ou pluvieux peuvent parfaitement s'intercaler.

Il faudra donc probablement composer avec un mois de septembre à deux visages. Les perturbations atlantiques et quelques baisses du thermomètre rappelleront progressivement que l'automne approche, tandis que des séquences nettement plus douces, voire chaudes, pourront encore donner l'impression que l'été joue les prolongations. Le scénario qui se dessine actuellement penche ainsi davantage du côté de la chaleur que d'une installation précoce et durable de la fraîcheur. Une tendance qui devra naturellement être affinée au fil des prochaines prévisions.