Je suis partie rejoindre des amis en Bretagne cet été, près de Douarnenez. Très stressée de prendre le volant seule sur une longue distance, j'ai demandé une cigarette à un routier sur une aire d'autoroute. Et j'ai couché avec lui… Franchement, je n'avais jamais trompé mon conjoint, ni qui que ce soit avant lui. Ce n'est pas que l'envie ne m'avait jamais taraudée, mais l'occasion ne s'était tout simplement jamais présentée. Depuis plus de 10 ans, je suis en couple avec G., un commercial grands comptes qui part régulièrement à l'étranger. Cette année il est parti 6 mois, c'est la première fois que c'est si long. Et je devais donc passer tout été sans lui, avant de pouvoir lui rendre visite à l'automne.
Pour ne pas rester seule, je décide donc de partir rejoindre deux couples d'amis qui passent leurs vacances en Bretagne. C'est très angoissant pour moi, car le trajet est long depuis la région parisienne. Mais je préfère avoir ma voiture sur place pour ne pas dépendre des autres, ce qui me fait choisir l'option "autoroute pendant 7 heures". Je me dis que je vais prendre mon temps et m'arrêter autant qu'il le faut. En fait, j'enchaîne 5 heures de route non-stop jusqu'à être épuisée et affamée. Avec un sandwich acheté dans la station-service où je fais le plein, je me pose à l'écart de la foule, là où se garent les camping-cars et les camions. Je m'allonge sur un banc en pierre, et tente de me reposer, mais je suis sur les nerfs. À ce moment-là, je vois un homme en débardeur noir qui fume près de son camion. Je le trouve très séduisant et décide de lui demander une cigarette, alors que je ne fume plus.
"Je voulais juste vivre cet instant, rien que pour moi"
La conversation s'engage très rapidement. Il me demande si je suis Française, me dit qu'il est Serbe. Il veut savoir où je vais, lui va à Pontivy. Il me questionne sur mon statut : ai-je des enfants, un mari ? Aux deux questions je réponds "non". Sur le coup, je n'avais juste pas envie de parler de moi. Mais une fois que je m'entends mentir, quelque chose d'étrange se déclenche en moi. Et si je couchais avec lui ? Comme ça, juste pour le fun et sans jamais rien dire à personne ? Je lui dis alors que j'ai bien besoin de me reposer, et regarde son camion avec un léger sourire. "Pas de problème" me lance-t-il en me renvoyant un sourire. Et à peine assise dans sa petite cabine où règne une forte odeur de mâle, me voilà à l'embrasser.
J'ai adoré ce moment. Nous ne parlions pas, il y avait juste le bruit de nos respirations saccadées, et plus rien d'autre autour. J'ai totalement déconnecté de la réalité, m'abandonnant à cet inconnu sans jamais avoir le moindre doute ou le moindre remords. Je voulais juste vivre cet instant, ici et maintenant, comme une parenthèse enchantée où seul mon plaisir comptait. Je ne sais même pas comment il s'appelait mais ce qui est sûr c'est qu'il restera un des meilleurs coups de toute ma vie ! Il me mordait, me léchait, me manipulait avec l'assurance d'un homme qui s'y connaît.
J'ai joui si fort que je pensais presque mourir. En partant et après lui avoir simplement dit "merci", je me sentais comme dans un état second. C'est là que j'ai vu que l'aire de repos sur laquelle j'étais arrêtée s'appelait "l'aire de Brocéliande". Comme un signe que je venais de vivre quelque chose d'irréel, et pour sûr, j'étais enchantée !