Chaque rentrée ramène à la même tentation : prendre son smartphone, réserver un rendez-vous chez le coiffeur et changer radicalement de tête. Puis la même peur, celle de la frange ou du carré qu'on regrettera pendant six mois, le temps que tout repousse. Et si la transformation la plus efficace de l'automne ne passait ni par les ciseaux, ni par la caisse du salon ?
Les défilés automne-hiver ont envoyé un signal fort, relevé par toute la presse beauté. Sa particularité ? Il ne s'agit pas d'une coupe, mais d'un simple geste de coiffage. Gratuit, réversible en trois secondes, réalisable demain matin devant votre miroir, sur la longueur que vous avez déjà. Aucun rendez-vous n'est nécessaire.
Ce geste, c'est la raie sur le côté. On l'a repérée chez Dior, Isabel Marant, Victoria Beckham, Gucci et Saint Laurent. Trois déclinaisons résument la saison : la raie excentrée sur une queue-de-cheval basse et lisse chez Victoria Beckham, sur un chignon ultra sleek chez Saint Laurent, et sur cheveux libres, laissés au naturel, chez Gucci.
"Une raie sur le côté donne instantanément un aspect plus travaillé et stylisé à une coiffure", explique le hairstylist David von Cannon au Vogue UK. Elle crée une asymétrie naturellement plus dynamique pour l'œil, ajoute du volume du côté le plus fourni et signale qu'on a fait quelque chose volontairement, même si cela paraît naturel".

Le mode d'emploi tient en une phrase, toujours signée David von Cannon : "pour gagner du volume, tracez la raie à l'inverse de votre implantation naturelle ; pour un rendu plus souple et plaqué, suivez-la. Le geste se fait sur cheveux humides, à la pointe d'un peigne à queue, avant séchage". Reste le placement, qui se règle sur la forme du visage. Sur les visages ronds, une raie très décalée crée une illusion de longueur. Sur les visages anguleux, une raie légèrement décentrée suffit à adoucir les traits sans durcir le regard.
Longtemps jugée datée, la raie sur le côté traverse pourtant toutes les époques des années 1920 à la Gen Z aujourd'hui. Sur les tapis rouges, elle a déjà convaincu Marion Cotillard et Demi Moore à Cannes, Kate Hudson aux Oscars, Pamela Anderson aux Golden Globes, comme Zendaya ou Bella Hadid. À l'évidence, ce retour s'explique par une envie de glamour plus vivant et moins figé. Loin des tracés très nets des années 2000, la raie de 2026 s'autorise enfin un peu de flou.