Discrimination à l'embauche : le gouvernement s'engage

Parce que nous ne sommes pas encore tous égaux en entretien, le gouvernement lance la campagne #LesCompetencesDabord afin de lutter contre les discriminations à l'embauche.

Discrimination à l'embauche : le gouvernement s'engage

"Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances." Le préambule de la Constitution de 1946 introduit les discriminations à l'embauche. Pourtant, 70 ans après, les employés continuent d'être recalés à cause de leur apparence, de leur ethnie, de leur handicap de leurs idées politiques ou de leur sexe. Avec sa campagne #LesCompetencesDabord, le gouvernement espère renverser la balance et rappelle quelques chiffres. Sur 100 demandeurs d'emploi, 85 estiment que les discriminations sont fréquentes, d'après le 8e Baromètre DDD/OIT de perception des discriminations dans l'emploi (Ifop). Sans surprise, les femmes font partie des moins bien loties sur le sujet. Être enceinte serait toujours un problème pour 85% des personnes interrogées, soit la deuxième cause de discrimination après l'âge. Pour 37% des sondés, le simple fait d'être de sexe féminin serait un souci pour se faire recruter.
Afin de mettre un terme à ces différenciations inacceptables, le gouvernement précise que de tels agissements peuvent être punis de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Pour lutter contre ce fléau, en plus de la campagne de sensibilisation orientée sur l'origine, le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports veut tester les entreprises sur leurs pratiques d'embauche, développer les outils pour celles qui s'engagent contre la discrimination et développer les recours pour les victimes. Une nouvelle étude sur la question sera aussi publiée en juin.

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