Delphine Jubillar : Son mari en prison, "une erreur judiciaire" ?

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"Delphine Jubillar : Son mari en prison, "une erreur judiciaire" ?"

Six mois après la disparition de l'infirmière et mère de famille Delphine Jubillar, Cédric Jubillar a été mis en examen pour "homicide volontaire" sur son épouse et placé en détention provisoire. Il aurait eu une attitude "brutale et grossière"... Pourtant, son avocat met en garde. Nouveaux éléments.

[Mis à jour samedi 19 juin à 11h58] Cédric Jubillar vient de passer sa première nuit en prison. Son avocat Me Alary avait mis un peu plus tôt en garde les autorités judiciaires contre "une erreur judiciaire". Il confiait à LCI ce 18 juin ne pas comprendre "la qualification retenue" d'homicide volontaire par conjoint, il juge que les enquêteurs sont partis "d'un raisonnement" qu'ils essayent de "démontrer". "C'est le premier pas vers l'erreur judiciaire". Alors que son client a admis pouvoir être "brutal", "grossier", l'avocat a convenu qu'il pouvait, "lors d'une dispute", avoir "le verbe haut". Il a toute fois contesté qu'il ait "jamais été violent avec son épouse".

La mère de Cédric Jubillar "ne sait pas ce qu'il s'est passé"

Alors que la garde à vue des parents de Cédric Jubillar a été levée ce 18 juin sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, l'avocate de la mère, Nadine F., s'est exprimée ce samedi 19 juin dans les colonnes de La Dépêche. "La seule chose qu'elle souhaite, c'est que la vérité puisse être établie, quelle qu'elle soit", a indiqué Me Chefaroudi.

Quand le journaliste lui demande si Nadine F. va pouvoir reprendre une vie normale, elle répond: "Une vie normale dans ces circonstances difficiles, avec une forte médiatisation, c'est compliqué. Pour l'heure, il faut qu'elle se repose et qu'elle prenne du recul par rapport à ce qu'elle vient de vivre."

Cédric Jubillar a été mis en examen pour le meurtre de sa femme

Six mois après la disparition de Delphine Jubillar, mère de famille de deux enfants, âgés de 6 ans et 18 mois. Cédric Jubillar a bien été mis en examen pour "homicide volontaire" de son épouse, par les juges d'instruction, deux jours après sa garde à vue, a expliqué le procureur de la République, Dominique Alzéari, lors d'une conférence de presse, le 18 juin. Il a été placé sous mandat de dépôt, dans le cadre de cette instruction.
Pour l'instant, le mari de l'infirmière "conteste son implication dans cette affaire".

C'est pourtant l'hypothèse de la "disparition criminelle" qui est privilégiée par la justice. Les recherches vont se poursuivre de manière importante, mais le procureur de la République possède déjà de nombreux éléments qui semblent confirmer l'hypothèse des enquêteurs. 

Cédric Jubillar : une attitude "brutale et grossière" avec son épouse

Au fur et à mesure de l'enquête, Cédric Jubillar a fourni des explications "évolutives, contradictoires" voire "mensongères". Il a d'abord expliqué que sa séparation d'avec son épouse n'était pas conflictuelle, et qu'il ignorait même que celle-ci souhaitait le quitter pour un autre homme. Mais des éléments ont pu indiquer que ces déclarations étaient fausses. 

Selon plusieurs preuves et témoignages, Cédric Jubillar avait au contraire une "grande difficulté affective et financière" face à cette séparation. Il avait une attitude "brutale et grossière" et avait "organisé une véritable surveillance" de son épouse, jusqu'à essayer de la géolocaliser. 

Le fils de 6 ans des Jubillar, qui a été entendu par les enquêteurs, a déclaré qu'à 23h, le soir de la disparition de sa mère, il avait entendu une violente dispute entre ses parents. D'autre part, l'enfant était au courant de la relation entre sa mère et son amant.

Etrange comportement et "cris stridents"

A 23h07, une voisine et sa fille ont entendu en direction du domicile de la famille Jubillar, des cris "stridents de détresse qui vont progressivement disparaître dans la nuit". Ce soir-là, à la même heure, les chiens "aboyaient très bruyamment". 

Peu après la disparition de Delphine Jubillar, à 4h50, lorsque les gendarmes sont arrivés au domicile familial, Cédric Jubillar avait enclenché une machine pour laver la couette dans laquelle dormait son épouse, expliquant que les chiens l'avaient tâchée. Une initiative étrange et "inhabituelle" pour un homme dont la femme vient de disparaître...

Aucune tache de sang n'a toutefois été retrouvée dans le domicile. 

Une voiture déplacée

D'autre part, le lendemain matin de la disparition, lorsque les gendarmes sont arrivés, le véhicule de Delphine Jubillar avait été déplacé, alors qu'il était toujours garé de manière précise. La vitre du côté conducteur était ouverte. "La voiture de Delphine Jubillar n'était pas garée dans le bon sens, celle-ci la garait toujours en marche arrière, prête à partir pour le lendemain", a précisé le procureur.

Le profil psychologique de Cédric Jubillar soulève également les soupçons, puisqu'il semble avoir "fait son deuil très rapidement". "Il parle très tôt de son épouse au passé, et a pu reprendre rapidement une vie affective", a assuré lé procureur de la République.

Pourquoi les autres pistes ne tiennent pas debout

La thèse de l'accident a été évacuée grâce aux battues et au travail de ratissage effectué par les enquêteurs. La notion de suicide ou départ volontaire, elle, est "en contradiction totale avec tous les éléments du dossier", puisque l'infirmière "n'avait strictement aucune raison (...) de disparaître en abandonnant ses enfants".

"Elle serait partie sans son sac à main, sans les clés de son véhicule, sans son portable, dans un petit village en pleine nuit, en plein confinement, dans le froid", a précisé le procureur de la République, soulignant que ces éléments étaient absurdes.

De plus, Delphine Jubillar avait pour projet de s'installer avec son amant "pour avoir cette nouvelle vie avec ses enfants", avait pris un crédit pour acheter un logement, acheté des nouveaux meubles... et n'avait donc aucune raison plausible de disparaître volontairement

Quant à son amant, il a été mis hors de cause, puisqu'il se trouvait "à 100 km de là au moment des faits". La piste d'un rôdeur a également été écartée après un long travail de recherches.

Pourquoi la communication sur ce dossier "a été retardée"

"La communication sur ce dossier a été volontairement retardée (...) pour assurer l'intégrité et la sérénité des investigations qui ont été menées de manière exceptionnelle par les gendarmes (...) et qui ont mené aux développements les plus récents de cette affaire", a expliqué le procureur de la République, Dominique Alzéari.

"Il ne fallait pas précipiter ni interférer" avec les éléments de l'enquête, mais cette "communication est aujourd'hui légitime"

L'avocat de Cédric Jubillar, Me Alary, lui, s'est indigné de la mise en examen de son client: "À ce stade du dossier, sans corps, sans connaître les origines d'un décès dont on ignore jusqu'à la réalité, retenir une intention homicide est ahurissant".

Cédric Jubillar nie en bloc 

Le mari de la disparue  risque la réclusion criminelle à perpétuitéCédric Jubillar, mari de la disparue, avait été placé en garde à vue le 16 juin. Quant à son beau-père et sa mère, ils sont sortis de leur garde à vue et sont rentrés chez eux.

Le mari de l'infirmière a nié être impliqué dans la disparition de sa femme, selon les dernières informations du Parisien. "Nous savions que l'on aurait en face de nous une personnalité compliquée qui n'allait pas craquer au bout de quinze minutes. Il est retors", a déclaré une source proche de l'enquête au quotidien local. 

Tous les soupçons se tournent vers le mari de Delphine Jubillar et les enquêteurs ont une piste bien précise: le père de famille aurait pu commettre l'irréparable le soir du 15 décembre, lorsqu'il aurait découvert que son épouse, avec qui il était en instance de séparation, avait un amant. Pourtant, il avait assuré que ce soir-là, il n'était pas au courant de l'existence de l'homme que Delphine Jubillar voyait en secret.

La nouvelle compagne de Cédric Jubillar brise le silence

Séverine, la nouvelle compagne présumée de Cédric Jubillar, ne croit pas à l'hypothèse des enquêteurs. Elle est convaincue que le père de famille est innocent.

Face aux caméras de France 3 Occitanie, Séverine a assuré que Cédric Jubillar était endormi au moment où son épouse a disparu: "Il m'a toujours dit ça".

Capture d'écran © Séverine s'exprime face à France 3

"J'ai passé du temps avec lui pendant ces deux derniers mois. Pour moi, il est innocent, il ne m'a jamais montré une seule fois que ce serait lui qui aurait fait ce geste là", a-t-elle ajouté.

La jeune femme, qui était récemment apparue à ses côtés sur sa photo de profil Facebook, a vu son domicile perquisitionné le 17 juin. Mais elle affirme que Cédric Jubillar ne cache rien de louche: "Il est adorable, il est attachant. Il s'occupe bien de ses enfants, de l'intérieur de sa maison (...) Je lui ai redonné goût à la vie".

Et de préciser: "Je serais dégoûtée de m'être trompée. Je lui tiendrai la main jusqu'au dernier moment. Qu'on arrête de s'acharner sur moi et sur lui".

Dans l'affaire, plusieurs éléments sont troublants. Ces derniers mois, Cédric Jubillar avait une réaction étrange lorsque ses amis lui demandaient s'il avait tué son épouse. "Cédric nous répondait en fanfaronnant : 'Bah oui, c'est moi... Evidemment, que c'est moi.' Mais d'une façon telle que l'on comprenait exactement l'inverse", ont raconté ses proches au Parisien.

Une combishort sème le doute

Les enquêteurs ont d'ailleurs retrouvé un message déconcertant dans son téléphone. Il s'agit d'un SMS envoyé à un ami, le lendemain de la disparition de l'infirmière. "J'ai grillé Delphine", a-t-il écrit. 

Quant à sa mère, elle affirme qu'il est impossible que son fils ait pu tuer sa femme. Et pour cause... "Cédric n'est pas assez intelligent pour commettre un crime aussi parfait", avait-elle déclaré il y a quelques mois.

Mais l'amant de Delphine Jubillar a procuré aux enquêteurs un autre élément on ne peut plus troublant. Il est la dernière personne à qui Delphine Jubillar a envoyé un message, le soir de sa disparition, à 22h58. Dans un cliché envoyé à l'homme avec qui elle avait prévu de s'installer au printemps, elle apparaissait dans son lit, prête à se coucher et vêtue d'une combishort blanche. Combishort qui a, par la suite, été retrouvée dans le panier de linge sale, d'après Le Parisien

Une lettre à Emmanuel Macron

Selon La Dépêche, le 16 mars 2021, soit trois mois après la disparition de son épouse, il avait écrit une lettre à Emmanuel Macron, déplorant l'inaction de la justice dans l'affaire. Il y reprochait l'absence "de garde à vue, de mise en examen" et fustigeait le fait "que l'enquête n'avançait plus".

"Si je suis amené à vous écrire aujourd'hui, Monsieur le Président de la République, c'est parce que nous sommes dans l'attente d'une vérité qui tarde à venir. Mes deux enfants ont besoin de leur mère, de savoir ce qui s'est passé, de savoir où elle est. Je n'ai aucune réponse à leur apporter", lit-on dans la missive où il demande au président de la République "des moyens supplémentaires à disposition de la justice pour retrouver" son épouse.

Des photos étranges sur le téléphone de Cédric Jubillar

Le Parisien indique qu'à l'heure actuelle, le mari de l'infirmière de 33 ans nie être impliqué dans sa disparition. 

Mais des photos de l'amant de Delphine Jubillar, retrouvées sur le téléphone portable de Cédric Jubillar, selon Le Parisien, sèment le doute. Il s'agirait plus précisément de captures d'écran de conversations entre son épouse et l'homme qu'elle voyait un secret, ainsi qu'une image du profil de celui-ci sur un réseau social.

En outre, le matin du 16 décembre, soit quelques heures après la disparition de Delphine Jubillar, il aurait raconté à l'un de ses proches avoir découvert ces images.

Les enquêteurs pencheraient sur un scénario selon lequel Cédric Jubillar serait devenu fou de rage en tombant sur les échanges Snapchat entre son épouse et son amant… ce qui l'aurait poussé à passer à l'acte. Une simple hypothèse à l'heure actuelle. 

Delphine Jubillar : son mari et sa belle-mère en garde à vue

Quelques heures après l'arrestation de son fils Cédric Jubillar, Nadine, 50 ans, belle-mère de l'infirmière disparue, avait été arrêtée et placée en garde à vue.

Le beau-père de Cédric Jubillar, conjoint de sa mère, avait également été placé en garde à vue, tandis que sa petite sœur devrait être entendue par les enquêteurs, sous le régime de l'audition libre.

Une perquisition a également eu lieu au domicile de Séverine L., la femme qui était brièvement apparue sur la photo de profil Facebook de Cédric Jubillar, et qui se présente comme son amie. Son domicile se situe à Lescure d'Albigeois, près de Cagnac-les-Mines. "Des gendarmes et une brigade cynophile" étaient sur place, selon La Dépêche. Elle a également été entendue sous le régime de l'audition libre.

Les deux enfants de Delphine et Cédric Jubillar ont été, pour l'instant, confiés à la sœur de l'infirmière disparue.

Si plusieurs pistes avaient été explorées par les enquêteurs, ceux-ci "semblent n'avoir jamais envisagé une autre hypothèse que celle d'un féminicide commis par un mari sur le point d'être quitté", explique Le Parisien

L'amant de Delphine Jubillar dit tout 

Peu avant l'arrestation de Cédric Jubillar, Le Parisien a pu recueillir les confidences inédites de l'amant de Delphine Jubillar, qu'elle avait rencontré à l'été 2020 et avec qui elle prévoyait de s'installer. 

Ce résident de Montauban, âgé d'une trentaine d'années et père d'un petit garçon, est anéanti par la disparition de celle qu'il aimait. "Ma vie est détruite", a-t-il d'abord lâché au quotidien local, avant de préciser: "Mais je me dois d'avancer, pour mon fils… Et puis ma petite personne importe peu. Je pense surtout aux deux enfants de Delphine. C'est pour eux que la situation est la plus terrible".

"Je lui disais souvent que notre relation était comme une évidence. Delphine me reprenait et disait : 'Non, c'est une providence'", s'est-il souvenu avec chagrin. Pourtant, cet amour ne s'est "noué sur Internet" que "six mois avant sa disparition".

Les amoureux échangeaient, entre autres, par l'intermédiaire de messages. Une multitude de messages. Ils passaient également "des heures au téléphone".

Delphine Jubillar et son amant : ce qu'ils prévoyaient

Sur le plan sentimental comme professionnel, Delphine Jubillar semblait être comblée: "Elle était passionnée par son travail d'infirmière au sein d'un service de gériatrie. Récemment, elle avait bénéficié d'une promotion et en était heureuse, bien sûr".

La prochaine étape de son bonheur était un emménagement avec cet amant de Montauban. "Nous avions clairement évoqué le projet de nous installer ensemble d'ici le printemps, mais sans brusquer les choses et sans faire de mal à nos partenaires respectifs. Nous pensions vivre près d'Albi, idéalement dans une ferme avec un poulailler", s'est-il remémoré.

Si l'amant de l'infirmière était "en cours de séparation" d'avec sa conjointe, Delphine Jubillar, elle, avait prévenu Cédric Jubillar de son envie de divorcer, "mais sans en dire plus". "Ils avaient convenu de vendre leur maison de Cagnac, mais encore fallait-il réaliser les travaux de finition. D'après ce que j'avais compris, Cédric avait accepté de se plier à cette idée et il s'était mis au boulot", a-t-il raconté.

L'amant de Montauban est la dernière personne (connue) à lui avoir parlé

En plus d'être l'amant de la mère de famille disparue, le résident de Montauban est aussi la dernière personne connue avec qui elle a échangé: "Le dernier message que Delphine m'a adressé, un peu avant 23 heures, est une photo sur laquelle elle apparaissait en tenue de nuit, douchée et prête à aller se coucher".

Puis, ce fameux 16 décembre 2020, Delphine Jubillar a disparu. Lui, est lavé de tout soupçon: "Cette nuit-là, j'étais à mon domicile près de Montauban et mon ex-compagne a pu le confirmer".

"Dans les premiers jours, j'étais transi par cette histoire de fous dans laquelle je me retrouvais plongé. Je lisais tout ce qui pouvait s'écrire sur le sujet dans l'espoir d'y lire une information décisive", s'est-il souvenu.

Parmi ce qu'il a pu lire, l'amant de Montauban a été choqué par certaines rumeurs qu'il tient à démentir: "J'ai été meurtri d'entendre dire que Delphine pouvait avoir ces derniers mois des amants à la pelle. Elle n'a connu qu'un seul homme dans sa vie, c'est Cédric".

Aujourd'hui, il lui reste un amer goût d'inachevé et le lourd poids d'une absence: "Nous avions le sentiment, l'un comme l'autre, de toucher du doigt le bonheur et c'est ce que nous n'arrêtions pas de nous dire (...) Delphine me manque terriblement".

Cédric Jubillar, en garde à vue

Selon Le Parisien-Aujourd'hui en FranceCédric Jubillar a été arrêté le 16 juin sur son lieu de travail, vers Albi. Le mari de la disparue a été placé en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse, dans le cadre d'une enquête pour "enlèvement et séquestration".

Selon le quotidien, si le père de famille avait pu se constituer partie civile ces derniers mois, il s'agissait en réalité d'une manœuvre des enquêteurs, qui le surveillaient de près, pour gagner sa confiance.

Quelques "incohérences" auraient été notées entre le récit de Cédric Jubillar sur la nuit de la disparition de son épouse et des "constatations techniques et témoignages recueillis par les enquêteurs". 

Par exemple, le mari de Delphine Jubillar avait affirmé qu'il était parti se coucher à 22h, et ne s'était réveillé qu'aux alentours de 4h du matin, constatant alors la disparition de son épouse. Pourtant, des relevés téléphoniques auraient montré qu'il ne dormait pas après 22h.

Des éléments (dont une photo envoyée à son amant à 22h58) laissent également penser que l'infirmière avait revêtu sa chemise de nuit, la soirée de sa disparition, indiquant qu'elle s'apprêtait à se coucher. L'hypothèse de la disparition volontaire est donc mise à mal...

D'autant que le mari de Delphine Jubillar avait déclaré aux enquêteurs que, le soir de sa disparition, celle-ci était vêtue d'une doudoune blanche

"C'est étrange que nous n'ayons pas plus de précisions sur la façon dont était vêtue Delphine la nuit de sa disparition. On nous parle d'une doudoune blanche et rien concernant un éventuel pyjama ou pantalon… Et pas de chaussures non plus?", s'est demandé son entourage, d'après Le Parisien.

De surcroît, les enquêteurs savent qu'une dispute avait éclaté entre les époux, ce soir-là, et que les tensions étaient vives au sein du couple.

"Il apparaît que la jeune infirmière se préparait à quitter son compagnon et le domicile familial à très brève échéance, et aurait pu lui annoncer ce soir-là", lit-on.

Une annonce qui aurait pu "réveiller une profonde blessure narcissique" et, supposément, pousser l'homme de 33 ans à commettre l'irréparable.

Son fils et son mari à la marche blanche

Les proches de l'infirmière n'abandonnent pas l'espoir de la retrouver. Pour lui rendre hommage, ses collègues de la clinique Claude-Bernard à Albi ont organisé une marche blanche dans la capitale du Tarn, le 12 juin.

Parmi les quidams, se trouvaient notamment Stéphanie, sœur de la disparue, ainsi que son mari Cédric Jubillar et son fils de 6 ans, Louis. Sur une photo de La Dépêche, l'on peut apercevoir le père de famille afficher une photo de son épouse disparue sur le T-shirt de son fils, lors de la marche blanche.

Guillaume Burdin, directeur général de la clinique Claude Bernard, était également présent et a déclaré à La Dépêche: "Il est très important d'être présent aujourd'hui, à titre personnel, pour montrer mon soutien d'une part à Delphine Jubillar, sa famille, ses enfants mais également à l'ensemble des équipes de la clinique qui sont extrêmement impactées par cette disparition".

Le drame a "affecté tous les services de la clinique", a-t-il précisé, ajoutant que: "Delphine Jubillar est une mère de famille comme la plupart de ses collègues de travail. La situation reste aujourd'hui inexpliquée et est très anxiogène".

Quant à la sœur de Delphine Jubillar, elle tente de garder espoir de connaître enfin la vérité et de recevoir "une bonne nouvelle", mais la tâche est ardue: "On laisse les enquêteurs faire leur travail. Des affaires comme ça, on sait que ça peut être très long. Il faut prendre son mal en patience. Plus les jours passent, plus l'espoir s'amenuise".

D'autre part, Stéphanie ne parvient pas à imaginer que sa sœur ait pu volontairement abandonner ses enfants: "Delphine est une personne dynamique qui adore ses enfants, son travail. Au moment de sa disparition, elle préparait Noël. Rien ne laissait présager ce qui allait arriver".

Malgré cette situation difficile, elle est heureuse qu'une initiative telle que cette marche blanche ait pu se dérouler: "Tout ce qui est organisé apporte du soutien. Ca montre qu'elle reste dans nos esprits".

Son fils Louis raconte la nuit de la disparition

Les enquêteurs ont auditionné Louis, le fils aîné de l'infirmière disparue. Si celui-ci a confié avoir "déjà entendu ses parents se disputer", il assure que ceux-ci ne se sont pas querellés le soir du 15 décembre, la nuit où il a, à ce jour, vu sa mère pour la dernière fois. Il affirme ne rien avoir "entendu d'anormal dans la nuit" et se souvient que sa mère lui a fait un "câlin" dans la soirée.

Le quotidien est ardu pour le petit garçon, depuis la disparition de Delphine Jubillar. "La petite de 20 mois ne se rend pas compte de tout, mais le petit Louis a 6 ans et demi, et il se rend compte des choses", a expliqué l'avocat de Cédric Jubillar, Maître Jean-Baptiste Alary, à Femme actuelle.

A l'heure actuelle, c'est Cédric Jubillar qui a la garde des deux enfants.

Le procureur, prêt à parler ?

Alors que l'enquête patine, des internautes ont souhaité faire bouger les choses en créant une pétition sur la plateforme Mesopinions.com, intitulée "La vérité sur Delphine et ses amours" et mise en ligne le 5 juin.

L'objectif? Pousser le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, à s'exprimer publiquement sur l'affaire. Celui-ci a finalement répondu qu'il s'exprimerait "le moment venu".

"Je communiquerai évidemment sur cette affaire, ainsi que je procède systématiquement, pour éviter le moment venu la diffusion de fausses nouvelles", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Il a notamment rappelé l'importance du "principe du secret de l'instruction, une règle fondamentale qu'il importe d'observer et qui s'impose à tous nos concitoyens".

Le procureur de Toulouse doit d'ailleurs prochainement être muté au poste d'Avocat général à la Cour d'Appel de Paris. Selon Médiacités Toulouse,  il se verrait reprocher des problèmes de "management, des attitudes et des propos générant des tensions à l'égard de ses subordonnés",

Une pétition pour la vérité

Sur la pétition, qui a recueilli à l'heure actuelle plus de 14 000 signatures, il est écrit: "Depuis bientôt 6 mois, nous n'avons aucune nouvelle. Nous voulons que le procureur prenne la parole. Les enfants, familles, amis, collègues ont besoin de la vérité (...) Une maman ne peut pas disparaître tel un oiseau quitte son nid. Delphine était une maman douce, aimante, à l'écoute, une infirmière dévouée à son travail à la clinique d'Albi".

Cédric Jubillar change d'avis

Quant à Cédric Jubillar, il vient de faire passer son compte Facebook en privé, empêchant les curieux de s'aventurer sur son profil.

Quelques jours plus tôt, il avait publié une photo où il apparaissait à côté d'une femme, supposément sa nouvelle compagne. Mais celle-ci, prénommée Séverine L., a nié être la nouvelle conjointe de Cédric Jubillar. 

Cédric Jubillar s'affiche avec sa nouvelle compagne

Pendant ce temps, Cédric Jubillar, mari de la disparue, provoque un tollé. Il vient de changer sa photo de profil sur Facebook, avec une image sur laquelle il apparaît au côté d'une femme... qui serait sa nouvelle compagne, selon La Dépêche.

Cette femme de 44 ans, prénommée Séverine, résiderait près de Cagnac-les-Mines, et connaissait le couple Jubillar avant la terrible disparition. Une officialisation qui choque et dérange dans ce contexte mystérieux et inquiétant.

Toujours d'après La Dépêche, Séverine fait totalement confiance à Cédric Jubillar et le soutient depuis le début de l'enquête.

© Capture d'écran - Facebook

Un amant ? "C'était faux !"

Au cours de l'enquête et des auditions, certains avaient assuré qu'un père de famille était l'amant de l'infirmière disparue ou qu'il l'avait draguée avec insistance. 

Mais le principal intéressé a tenu à mettre les choses au clair, dans l'émission 66 Minutes, diffusée sur M6, le 30 mai: "Je ne l'ai jamais draguée! Quinze fois ça a été prouvé, que c'était faux! Je n'ai même pas son numéro. Si j'étais son amant, j'aurais au moins son numéro de téléphone, là je n'ai strictement rien du tout".

Auparavant, il avait déjà affirmé à La Dépêche: "Je le répète, je n'ai jamais vu cette femme et je ne la connais pas".

Ce que son mari croit savoir

Son mari, Cédric Jubillar, qui s'est constitué partie civile en avril, a une idée (optimiste) de ce qui a pu arriver à sa femme. "Il y a certaines personnes qui disparaissent pendant 11 ans, qui ne donnent pas de signe de vie. Et qui, du jour au lendemain, réapparaissent et vous disent : 'Bonjour, tout va bien'. Et elles ont disparu pendant 11 ans (...) En tout cas, c'est ce que j'espère", a-t-il confié, sans être filmé, dans l'émission 66 Minutes.

Et d'ajouter: "Pour l'instant, j'aimerais comprendre, mais je suis comme vous. J'ai plein de questions, mais aucune réponse. J'espère du fond du cœur qu'elle est vraiment partie, et qu'il ne lui est rien arrivé".

Des fouilles près d'un cimetière

Début mai, des fouilles avaient été effectuées tout près du cimetière de Saint-Dalmaze, à Cagnac-les-Mines, selon La Dépêche. Les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et de la compagnie d'Albi ont procédé aux recherches dans une zone boisée. Des chiens spécialisés dans la recherche de "restes humains" ont même été sollicités. Mais les fouilles n'ont rien donné. Toujours aucune trace de l'infirmière disparue...

Cédric Jubillar répond aux "curieux"... et fait marche arrière

Cédric Jubillar, époux de la disparue, a été entendu par les juges le 30 avril. Le père de famille a ensuite lui-même adressé un message à ses détracteurs et à tous ceux qui l'accusent d'être responsable de la disparition de sa femme, sur Facebook : "Bonsoir à vous je tiens à remercier tous ceux qui m'ont envoyé des messages auxquels je n'ai pas répondu... effectivement j'ai bien été auditionné... Maintenant, les curieux, vous savez quoi : allez faire votre vie fictive ailleurs et laissez-moi tranquille. Merci".

Un post qu'il a effacé peu après.

"L'audition de ce (vendredi) matin s'est passée dans un climat parfaitement serein entre mon client et les magistrats. La qualité de partie civile de mon client a été confirmée et aucune mise en cause n'est envisagée", a également déclaré à l'AFP son avocat, Jean-Baptiste Alary.

"Les gens en ont marre"

Le mystère continue de s'épaissir et la curiosité ne s'essouffle pas. De nombreux visiteurs se rendent à Cagnac-les-Mines, cette commune du Tarn où résidait Delphine Jubillar... au grand dam des riverains qui souhaitent que l'on les laisse vivre en paix. "Ils passent devant en fixant la maison. Il y en a d'autres qui s'arrêtent carrément, ils sortent les téléphones des poches, ils prennent en photo... Je pense que les gens sont un peu fouines, ils cherchent à tout savoir. Je n'ai plus envie d'en parler, parce que plus on parle, plus on alimente les choses. Les gens en ont marre ici", se sont plaints des voisins, dans le JT de 13h sur TF1. 

Lassés d'être scrutés, les habitants de Cagnac-les-Mines sont également inquiets. Qu'est-il arrivé à Delphine Jubillar? A-t-elle été attaquée? Si c'est le cas, l'agresseur rode-t-il toujours? 

"On ne sait pas si on a croisé la personne ou pas. On se dit 'Est-ce que c'est lui, pas lui ?'. Comme il y a toujours ce petit doute, et nous dans la région on a pas l'habitude de ça", a expliqué un voisin.

Cédric Jubillar, victime de harcèlement

Me Jean-Baptiste Alary, avocat de Cédric Jubillar, a expliqué dans Midi Libre: "A ce stade, il n'existe à l'encontre de Cédric Jubillar ni des indices graves et concordants ni de raisons plausibles de soupçonner qu'il a commis ou tenté de commettre une infraction. Si cela existait, il aurait été placé en garde à vue et mis en examen".

L'homme de loi a également décrit le quotidien "insupportable" de son client: "Il a été victime de harcèlement de la part de certains médias qui campaient devant chez lui avec des caméras braquées. Certains se sont mêmes autorisés à pénétrer dans le jardin alors qu'il était chez lui. Il reçoit des courriers de menace. Et puis, il y a les badauds qui viennent par curiosité malsaine".

Les amies de Delphine Jubillar : entre espoir et détresse

La bande d'amies de Delphine Jubillar, elles, ne perdent pas espoir de retrouver leur proche en vie. "Tous les jours je l'appelle. Parfois je lui envoie un SMS, je lui partage une musique sur laquelle on a déliré", a confié l'une d'entre elles à La Dépêche.

"On a du mal à revivre. On est choquées. Elle nous manque", a déploré l'une d'entre elles.

Les femmes organisent régulièrement des battues pour tenter de récolter des indices. 

L'affaire, résolue grâce aux voyants ?

Dans l'affaire de la disparition de Delphine Jubillar, comme souvent, de nombreux voyants ont élevé leur voix pour indiquer détenir la clé du mystère. Mais les enquêteurs prennent-ils ces pistes farfelues au sérieux?

"La gendarmerie ne néglige aucune piste. Tous ces éléments ne sont jamais ignorés mais ne sont pas obligatoirement pris en compte. Tout dépend de la précision des indications fournies et de la personnalité du voyant. Ces informations doivent aussi être compatibles avec les éléments d'enquête et les pistes étudiées", a expliqué un officier de la gendarmerie, région Occitanie à Midi Libre.

Des visites "malsaines"

Trois mois et demi après la disparition de Delphine Jubillar, les soupçons se multiplient et le mystère n'est pas moins épais. Conséquence imprévue de cette affaire? Le tourisme se multiplie à Cagnac-les-Mines depuis que l'infirmière y a disparu... Une véritable fascination pour certains.

"Avec tout ce que l'on entend, on voulait se faire notre propre idée. C'est vrai que c'est de la curiosité mal placée mais tout le monde en parle", a expliqué à La Dépêche un couple de Cahors, venu visiter les alentours.

"Oui, c'est malsain mais c'est plus fort que nous. Depuis le début, tout le monde y va de sa propre théorie. Alors on vient, on passe dans le quartier, on traîne un peu dans le village et parfois on se lance dans des recherches", ont ajouté deux Toulousains au quotidien local.

Depuis plusieurs semaines, une voisine des Jubillar constate également que de plus en plus de badauds traînent dans le quartier: "On voit les voitures ralentir devant la maison de Delphine et Cédric Jubillar, les gens regardent par la vitre, puis ils font demi-tour et repassent devant".

Son amant (putatif) parle enfin

Depuis quelques temps, la piste d'un supposé amant soulève des interrogations. L'homme aurait communiqué régulièrement avec Delphine Jubillar, selon plusieurs témoignages... que le principal intéressé a totalement démentis. "Je n'ai jamais été l'amant de Delphine Jubillar", a assuré à La Dépêche l'homme, qui affirme même n'avoir jamais croisé Delphine Jubillar.

"Je sais qu'il y a beaucoup de folles rumeurs qui circulent et des mensonges concernant une relation amoureuse que l'on m'aurait prêtée avec cette femme. Mais ce ne sont que des ragots. J'ai même entendu que l'on m'avait vu dans un hôtel d'Albi avec elle uniquement parce que mon signalement correspondait aux descriptions établies par des témoins. Les gendarmes font leur travail sur cette affaire et je n'ai rien à me reprocher. Je suis tout à fait disposé à répondre à leurs interrogations s'ils le souhaitent", a-t-il ajouté.

Et de préciser: "Je le répète, je n'ai jamais vu cette femme et je ne la connais pas".

Menaces et condamnation... liées à Cédric Jubillar ?

Faits troublants, selon La Dépêche, l'homme suspecté d'être l'amant de Delphine Jubillar et un autre homme, qui avait été décrit comme un prétendant éconduit, se connaissaient bien.

Ils avaient été tous deux condamnés, pas plus tard qu'en novembre dernier, pour "menaces de crime" et "port sans motif légitime d'arme de catégorie D". Ils ont écopé d'une amende de 500 euros (dont 400 euros avec sursis) et d'une interdiction de la détention d'une arme soumise à autorisation, pendant trois mois, selon Le Parisien.

Les faits pour lesquels ils ont été condamnés sont d'ailleurs indirectement liés à Cédric Jubillar. Un soir de mai 2020, celui qui avait été décrit comme l'amant de Delphine Jubillar (que Le Parisien a surnommé Christophe), s'était rendu au domicile d'un proche de Cédric Jubillar, (appelé Stéphane par le quotidien) avec un ami, le supposé prétendant éconduit de Delphine Jubillar (appelé Benoît par La Dépêche). Tous deux soupçonnaient Stéphane d'avoir flirté avec l'ex-compagne de Christophe.

Christophe et son ami ont alors "dégradé la porte d'entrée puis deux voitures". L'un de ces véhicules appartenait aux Jubillar. Mais était-ce une simple coïncidence? Selon les propos de l'un des deux amis à La Dépêche, il s'agissait effectivement d'un "pur hasard".

Les enquêteurs n'ont pas pu lier les individus à la disparition de Delphine Jubillar, à l'heure actuelle.

Le soir où la mère de famille a disparu, Benoît assure qu'il s'est couché tôt, après avoir regardé la télévision, puisqu'il travaillait le lendemain.

Son amie lui "avait conseillé de faire attention"

De nouveaux éléments font surface et sèment davantage le doute.  L'infirmière de 33 ans, en instance de séparation avec Cédric Jubillar, aurait entretenu une liaison avec un habitant du Tarn-et-Garonne. Ce dernier nie finalement une quelconque romance, mais les amies de Delphine Jubillar insistent.

 "Delphine me disait que cette personne lui faisait du bien et qu'elle pouvait lui parler de tout. Mais je ne sais pas de qui il s'agissait, je lui avais juste conseillé de faire attention", a confié l'une de ses amies au Parisien.

Une autre de ses proches a ajouté: "Nous avions fini par deviner qu'il y avait quelqu'un dans sa vie, mais nous n'en savions pas plus. Delphine était très discrète".

Me Pressecq, avocat des amis et cousines de Delphine Jubillar, avait d'ailleurs expliqué dans Femme Actuelle que la mère de famille devait "partir" avec son amant "en début d'année". Elle n'a disparu que quelques semaines plus tôt.

Delphine Jubillar : comment son couple s'est effondré

Avec son mari, Cédric Jubillar, la situation s'était dégradée depuis plusieurs années. 

Dès leur rencontre en 2005, toutefois, cet artisan peintre n'a pas fait forte impression sur les proches de la jeune femme. Doté d'un tempérament colérique, l'homme était également particulièrement penché sur le cannabis. "Cédric n'était pas vraiment le gendre idéal", a expliqué l'un des proches de Delphine Jubillar, toujours au Parisien.

"Dès 2018, elle a commencé à penser au divorce, mais elle a voulu donner une nouvelle chance à son mariage et la petite Elyah est arrivée", a ajouté une amie.

A l'été 2020, Delphine Jubillar a annoncé à son mari son envie de divorcer. Un véritable choc pour le principal intéressé. 

Delphine Jubillar pourrait-elle être toujours vivante ?

"Il est possible que Delphine Jubillar soit vivante", a assuré un enquêteur du web à La Dépêche du Midi. Depuis la disparition de Delphine Jubillar, ce Sherlock Holmes du net tente de tirer au clair ce mystère. 

"J'ai échangé avec de nombreuses personnes sur le sujet, plus ou moins proches de cette affaire (...) Nous avons enquêté avec des faux profils pour nous protéger, en constituant des groupes pour essayer d'échanger sur toutes les hypothèses et recueillir des faits", a-t-il expliqué. 

Selon lui, l'infirmière de 33 ans pourrait bien "être toujours en vie". Et de préciser: "Des éléments comme son téléphone peuvent le laisser penser, même si le temps ne joue pas pour cette hypothèse. Nous avons des éléments qui laissent penser que Delphine serait partie d'elle-même du domicile".

Le téléphone portable de Delphine Jubillar s'est en effet activé mystérieusement, à plusieurs reprises, depuis sa disparition...

Cédric Jubillar, suspecté à tort ?

L'enquêteur du web ne croit pas, en tout cas, à la piste d'un mari tueur, alors que certains portent leurs soupçons sur Cédric Jubillar. 

"Comment en si peu de temps entre 23h et 4h, cet homme aurait pu à la fois tuer sa conjointe, la porter et se débarrasser de son corps, en laissant ses deux enfants seuls avec la possibilité que le bébé réveille son frère alors que Cédric se débarrassait de leur mère, sans laisser aucune trace derrière lui ? Et en admettant même que ce soit possible, comment aurait-il pu passer inaperçu en sortant de chez lui, sans aucun témoin", a-t-il détaillé.

Des prétendants amoureux... suspects ?

Les enquêteurs se penchent particulièrement sur la piste de deux hommes qui ont été ses prétendants amoureux avant sa disparition, selon Le Parisien. Avec le premier, l'infirmière de 33 ans a entretenu une relation épistolaire sur un site de rencontre. Mais il a été rapidement entendu par les enquêteurs et mis hors de cause.

Quant au second prétendant, un père célibataire, son profil soulève davantage d'interrogations. L'homme âgé de 33 ans, qui communiquait également avec Delphine Jubillar, habite près de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, là où résidait également la mère de famille.

Un homme "très intrusif" ?

D'après Le Parisien, les proches de l'infirmière de 33 ans avaient décrit cet homme comme "très intrusif". Une mère de famille, dont les enfants allaient a la même école que le fils de Delphine Jubillar, avait fait part de ses soupçons lors de son audition, en janvier. 

Elle avait notamment raconté une soirée d'anniversaire survenue en octobre, au cours de laquelle le père célibataire se serait montré particulièrement entreprenant avec Delphine Jubillar.

"Je n'ai jamais dragué Delphine"

Interrogé sur ces faits supposés, le père célibataire, ex-ouvrier qui entame désormais une formation dans la peinture industrielle, avait déjà exprimé son étonnement une première fois, auprès du Parisien : "J'ai été victime d'une dénonciation mensongère. Je n'ai jamais dragué Delphine et je ne me suis jamais approché d'elle et d'ailleurs, je n'ai jamais eu son numéro de téléphone. Lors de la soirée d'anniversaire en question, début octobre, j'étais présent avec mon fils et nous avons quitté les lieux vers 22h30. Delphine, elle, est restée un peu plus longtemps, d'après ce qu'on m'a dit. Au total, si j'ai passé deux ou trois minutes à proximité d'elle, c'est le grand maximum".

Une autre personne présente à l'anniversaire a d'ailleurs appuyé ces déclarations: "Simon n'a jamais été vu comme quelqu'un de lourd à l'égard de Delphine, d'ailleurs il avait quelqu'un d'autre en tête".

Des relevés bancaires intrigants

Découverte troublante: le mari de Delphine Jubillar aurait retrouvé, quelques jours après la disparition de sa femme, des factures de séjour dans des chambres d'hôtels à Albi et à Toulouse, des locations d'appartements Airbnb ou encore des locations de voiture, apprend-on dans Le Parisien.

Autant de relevés bancaires qui datent des derniers mois précédant sa disparition... Certains témoins assurent d'ailleurs qu'ils avaient aperçu Delphine Jubillar dans un hôtel Ibis à Albi

Se serait-elle rendue dans ces endroits avec son amant, qu'elle avait rencontré sur Internet?

Un témoignage accablant 

Certains imaginent que son époux Cédric Jubillar serait responsable de sa disparition. Un nouveau témoignage d'un proche du couple l'accable davantage.

Selon lui, l'infirmière de 33 ans est "douce" et "gentille" tandis que le comportement de son mari serait plus instable. 

"C'est quelqu'un qui avait tendance à dire des choses mal sur Delphine, à la rabaisser. Il peut à des moments s'énerver pour n'importe quel sujet. Il peut réagir à n'importe quel moment au quart de tour", a-t-il déclaré à BFMTV.

Et d'ajouter : "Je ne peux pas dire qu'il est coupable, mais j'ai mes doutes. Je garde mes doutes".

Mais ce témoignage a-t-il du poids dans l'enquête? Pas forcément. 

L'avocat de Cédric Jubillar répond

L'avocat de Cédric Jubillar, Me Jean-Baptiste Alary, a commenté ces déclarations auprès de BFMTV, le 8 mars: "Est-ce que cette personne-là a fait part de ses doutes et de ses inquiétudes aux forces de l'ordre? Je le souhaite parce que si elle ne l'a pas fait ça devient grave à ce moment-là, mais si cela a été fait, les éléments qui ont été évoqués n'ont pas été retenus, puisqu'il n'y a pas de mise en cause".

Et d'ajouter: "Les propos tenus par cette personne n'engagent qu'elle".

Quant aux tensions qui subsistaient entre Delphine et Cédric Jubillar avant la disparition, l'avocat ne les a pas niées. "C'est un secret de polichinelle", a-t-il expliqué, précisante toutefois qu'une procédure de divorce "par consentement mutuel" avait été lancée.


Son mari, menaçant ? "Je vais la tuer, l'enterrer"

Un proche de la famille, qui préfère garder l'anonymat, a fait d'intrigantes déclarations, auprès de France Bleu Occitanie. Selon lui, quelques semaines avant sa disparition, Delphine Jubillar avait évoqué sa volonté d'obtenir la garde exclusive des enfants, alors qu'une garde alternée était en discussion dans le cadre d'une procédure de divorce par consentement mutuel. 

Elle aurait également souhaité quitter la maison familiale après les fêtes de Noël afin de s'installer avec ses enfants chez une collègue, en attendant de trouver un autre logement. Les relations entre Cédric et Delphine Jubillar auraient donc été particulièrement tendues.

Le proche de l'infirmière de 33 ans a d'ailleurs fait de lourdes accusations. Selon lui, Cédric Jubillar s'était emporté auprès de sa mère au sujet de son épouse, peu avant la disparition.

"Je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne va la retrouver, elle veut me quitter, elle veut demander le divorce", lui aurait-il lâché. De quoi soulever davantage de soupçons...

Quant à la piste d'une disparition volontaire, elle semble inenvisageable pour Me Laurent Nakache-Haarfi, l'avocat des frères et de la sœur de Delphine Jubillar. L'homme de loi a expliqué à Franceinfo: "Elle n'aurait jamais abandonné sa famille, jamais abandonné ses enfants. Au moment de sa disparition, ils étaient en train de préparer Noël en famille".

La belle-mère de Delphine Jubillar sort du silence

Une partie de l'opinion publique est persuadée de la culpabilité de Cédric Jubillar, mari de la disparue. Et les soupçons ne se sont pas taris avec la récente révélation de La Dépêche du Midi, qui précisait que le couple s'était disputé la nuit de la disparition, alors que Cédric Jubillar venait d'apprendre la liaison de sa femme

Agacée, sa mère, Nadine Jubillar, a poussé un coup de gueule sur un compte Facebook de soutien à Delphine Jubillar : "Je suis triste de voir à quel point les gens peuvent parler sans savoir réellement les choses juste en se basant sur des oui dires ou des publications journalistiques. Quel couple lors d'un hypothétique divorce ne s'est jamais disputé", indique Nadine Jubillar. 
Et d'ajouter : "Quel homme ou quelle femme ne se sont pas sentis trahis en apprenant l'infidélité de son conjoint".

Nadine Jubillar a également appelé les habitants de Cagnac-les-Mines à "retrouver" sa "belle-fille" en déclarant : "prenez votre voiture et baladez-vous dans les environs de Cagnac, Albi, Carmaux, cela nous sera plus utile que vous bavardages inutiles et non constructifs".

Delphine Jubillar et son mari : une dispute le soir de la disparition

Selon La Dépêche du Midi, Delphine Jubillar et son mari se seraient disputés le soir de la disparition. "Des tensions existaient depuis déjà plus de six mois entre eux, et l'ambiance s'était nettement dégradée à l'approche des fêtes de fin d'année. Ils se sont disputés ce soir-là pour une raison bien précise", a expliqué une source proche du dossier.

Sujet de la querelle ? La liaison extraconjugale qu'entretenait l'infirmière de 33 ans avec un homme rencontré sur Internet. C'est ce soir-là que le mari aurait découvert le pot-aux-roses.

Malgré tout, lors des fouilles du domicile, qui avaient été effectuées avec une grande précision, aucune trace de violence ou de sang n'avait été retrouvée par les enquêteurs. 

Cédric Jubillar, viré de son nouvel emploi

Depuis la disparition de sa femme, Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, dont la situation financière s'était précarisée depuis la crise sanitaire, avait retrouvé du travail. Mais pas pour longtemps. 

"À deux reprises, les gendarmes sont passés sur son lieu de travail, pour diverses raisons, ce qui n'a certainement pas été vu d'un très bon œil. À la fin de sa période d'essai, il n'a pas été gardé. Il peine à présent à trouver un nouvel emploi. Le nom de Jubillar peut faire fuir un patron en ce moment. Pourtant il est volontaire, il a envie de travailler", a expliqué Me Alary, son avocat, à La Dépêche.

Delphine Jubillar : son téléphone réactivé

Encore une mystérieuse réapparition... Le téléphone portable de Delphine Jubillar, introuvable depuis la nuit du 15 au 16 décembre, a été réactivé dans la nuit du 9 au 10 février pendant plusieurs heures, selon Actu Toulouse.

A 22 h 18, alors que son compte Facebook venait de s'activer, un internaute lui a lancé: "Delphine, es-tu là ?". Mais pas de réponse. Ses proches auraient également tenté de la joindre par appel téléphonique et sur les autres réseaux sociaux, mais en vain. 

Delphine Jubillar pourrait-elle être à l'origine de cette brève connexion ? S'agirait-il d'une tierce personne ayant accès à ses données ? Ou d'un hacker? Les proches de la mère de famille n'auraient pas accès à ses mots de passe.
Mais selon France Bleu, son téléphone portable ne s'est activé qu'à la suite d'investigations techniques réalisées dans le cadre de l'enquête.

Le 13 janvier, le compte Facebook de l'infirmière de 33 ans s'était déjà brièvement activé, de manière plus mystérieuse. Un message vide avait d'ailleurs été posté sur son compte, avant d'être supprimé quelques minutes plus tard. L'une de ses cousines lui aurait répondu: "Tu me manques". 


Parmi les hypothèses envisagées dans cette disparition, trois hommes semblent suspects : un voisin dont elle "avait peur", son amant et son mari. Que s'est-il passé le soir de sa disparition ?

Une fugue de Delphine Jubillar ?

Plusieurs hypothèses sont sur la table pour expliquer la disparition de Delphine Jubillar. La mère de famille aurait pu s'enfuir volontairement. Mais la piste d'une fugue est peu probable.

"Dans la famille, personne n'y croit, Delphine ne serait pas partie sans rien sans le dire à ses amies", a déclaré dans Marianne Philippe Pressecq, avocat des cousines de Delphine Jubillar.

L'hypothèse d'un meurtre conjugal, perpétué par Cédric Jubillar, a également été mise sur la table de nombreuses fois. L'opinion publique n'a pas manqué de comparer la disparition de Delphine Jubillar à l'affaire Alexia Daval, insinuant que le responsable aurait été le mari.

Un rodeur, l'amant, le mari : Delphine Jubillar, attaquée ?

Quant aux enquêteurs, ils ont très sérieusement envisagé cette possibilité. "Les énormes moyens des gendarmes mis en œuvres dans la maison montrent bien que les enquêteurs ont suivi cette piste, et mon client le comprend parfaitement, même si depuis la nuit de la disparition, il répète qu'il n'y est pour rien", a expliqué au magazine Me Alary, avocat de Cédric Jubillar. Mais à ce jour, aucun élément n'est pertinent pour valider cette piste.

Quant à la piste d'un rodeur qui aurait attaqué Delphine Jubillar en pleine nuit, elle est également peu probable. "Aucun rôdeur ne se promène dans le coin, personne ne va roder à Cagnac-les-Mines", a assuré l'avocat des proches de l'infirmière de 33 ans.

En ce qui concerne l'amant de Delphine Jubillar, qu'elle avait rencontré sur Internet, il a fourni un alibi solide pour la nuit de la disparition de la mère de famille. "Elle semblait amoureuse et heureuse. Il a été entendu par les enquêteurs, mais il ne semble pas avoir le profil d'un tueur ou d'un kidnappeur", expliquait une source proche de l'enquête au Parisien.

L'homme dont Delphine Jubillar "avait peur"

Une autre piste soulève les soupçons. Un voisin du couple aurait fait des avances répétées à la mère de famille, mais celle-ci l'aurait repoussé. Pourrait-il être impliqué dans la disparition de Delphine Jubillar ? "Certains disent qu'elle en avait peur. Peut-être qu'elle a été approchée mais le problème c'est qu'on ne sait rien", a déclaré Me Pressecq à Marianne. T

Toutefois, l'homme aurait été entendu par les enquêteurs et aurait catégoriquement nié les faits. Là encore, aucun élément ne permet de l'envisager comme un suspect réel.

La voisine, mêlée à l'affaire

Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert l'existence d'un texto énigmatique envoyé par Cédric Jubillar à sa voisine, la nuit de la disparition de son épouse, à 4h du matin. Maître Philippe Pressecq a dévoilé à Paris Match l'existence de ce SMS et a expliqué que la voisine en question était également l'une de ses clientes.

Dans ce message, le mari de Delphine Jubillar aurait déclaré: "Dis à Delphine de rentrer". L'infirmière de 33 ans était-elle en compagnie de cette fameuse voisine, avant sa disparition ? C'est ce qu'aurait pensé Cédric Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre.

Un message mystérieux

Alors qu'il s'était assoupi, il se serait ensuite réveillé, constatant que son épouse n'était plus au domicile familial. Convaincu que celle-ci se trouvait chez la voisine, il aurait envoyé l'étrange texto susmentionné. Mais la voisine aurait ensuite répondu: "Non, Delphine n'est pas avec moi". Une fausse piste, donc ?

Quoiqu'il en soit, selon l'homme de loi, ce message est une preuve de l'honnêteté de Cédric Jubillar. Si l'artisan-plaquiste de profession avait été responsable de la disparition de sa femme, il n'aurait pas cherché à prendre de ses nouvelles à 4h du matin. "effacer les traces" d'un meurtre éventuel aurait pris davantage de temps...

Le "profil" du "crime parfait" ?

Si cette affaire demeure pleine d'incertitudes et de zones d'ombre, l'avocat des proches de Delphine Jubillar a mis en exergue un fait irréfutable, auprès de Paris Match : "A l'heure actuelle, en plus de la piste flairée par les chiens, le seul fait valable est la présence de Delphine dans la maison pour coucher la petite à 20h puis le garçon plus tard dans la soirée. C'est confirmé et indiscutable".

Et d'ajouter : "Personne dans son environnement proche ne semble avoir le profil pour réaliser un crime parfait. Sur un coup de tête peut-être mais pas sans laisser la moindre trace. Les enquêteurs ont analysé les caméras de vidéosurveillance de toutes les entreprises des environs et cela ne donne rien non plus".

Une maison "bizarre"

Tout se passe comme si cette disparition a été minutieusement préparée et étudiée. Pourtant, elle n'a pas pu partir comme ça, il s'est forcément passé quelque chose", s'est étonné un proche du dossier auprès de La Dépêche.

La maison où résidait la mère de famille était déjà constamment observée, avant sa disparition survenue à la mi-décembre. Placée face à un talus, et manifestement en travaux, la résidence attirait naturellement l'attention"On se disait toujours : 'Quelle maison bizarre ! Mais quelle maison bizarre !' On avait l'impression qu'elle était abandonnée ", a décrit au Point l'un des voisins, habitant de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

Certains riverains vont même jusqu'à qualifier le logement de "déchetterie " ou de "chantier". De quoi intriguer d'autant plus aujourd'hui, alors que la mère de famille n'a toujours pas été retrouvée.

Maison de Delphine Jubillar © Capture d'écran France 3

L'avocat de Cédric Jubillar, mari de l'infirmière disparue, s'est agacé, dans Le Point : "Ils sont bordéliques, et alors ? Ce sont des gens qui ne roulent pas sur l'or, ils n'avaient pas les moyens de se payer un architecte pour terminer leur maison".

Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, avait connu une année noire financièrement, à cause de la crise sanitaire. De quoi attiser les tensions entre le couple, qui était en procédure de séparation avant la disparition de Delphine Jubillar. 

Mais si certains voisins ont assuré que l'époux de l'infirmière travaillait "au rythme d'un fumeur de joints" et était "aux crochets de sa femme", celui-ci est tout de même finalement parvenu à retrouver un travail en CDI, selon le magazine.

Delphine Jubillar : sa famille brise le silence

Les recherches se poursuivent pour retrouver Delphine Jubillar. Mi-janvier les enquêteurs ont dépêché des plongeurs afin d'effectuer leurs recherches dans une rivière près du domicile de l'infirmière disparue à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Ils se concentrent au niveau du pont de Marssac, une commune à une vingtaine de kilomètres de l'endroit où la mère de famille serait sortie, dans la nuit du 15 au 16 décembre, selon BFM TV

Le 19 janvier, les deux frères et la sœur de Delphine Jubillar, née Aussaguel, ont tapé du poing sur la table et ont fait savoir, par le biais de leur avocat Laurent Nakache-Haarfi qu'ils étaient "les seuls membres de la famille Aussaguel". Ils ont ajouté qu'ils n'étaient pas à l'origine des comptes Facebook de soutien créés par leurs cousins et cousines. Des déclarations qui révèlent une querelle familiale avec la cousinade ?

Les frères et sœur font une mise au point

Quoiqu'il en soit, la fratrie insiste : ils n'accusent personne à l'heure actuelle et ne savent pas ce qui a bien pu arriver à leur sœur. "Nous n'adhérons à aucune hypothèse concernant la disparition de notre sœur et nous attendons les réponses que seule la justice pourra nous donner. Nous vous prions de ne plus fabuler en notre nom et de ne pas nous mêler à vos théories", ont-ils déclaré.

Tous les trois tiennent également à se distancier des médias : "Nous, les membres de sa famille, ne nous sommes jamais exprimés face aux journalistes et nous ne souhaitons pas le faire pour le moment. Nous vous remercions de bien vouloir respecter nos vies privées ainsi que la vie privée de Delphine, qui est toujours restée très discrète, en ne donnant pas d'informations aux médias, sur elle, ses enfants ou son mari".