Disparition de Delphine Jubillar : des fouilles près d'un cimetière

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"Disparition de Delphine Jubillar : des fouilles près d'un cimetière"

Quatre mois après sa disparition, Delphine Jubillar reste introuvable. Son mari, Cédric Jubillar, est sorti du silence et des recherches se sont déroulées près d'un cimetière...

[Mis à jour le vendredi 7 mai à 10h55] Voilà près de cinq mois que Delphine Jubillar, mère de famille de deux enfants, âgés de 6 ans et 18 mois, est introuvable. Cette semaine, des fouilles ont été effectuées tout près du cimetière de Saint-Dalmaze, à Cagnac-les-Mines, selon La Dépêche. Les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et de la compagnie d'Albi ont procédé aux recherches dans une zone boisée. Des chiens spécialisés dans la recherche de "restes humains" ont même été sollicités. Mais les fouilles n'ont rien donné. Toujours aucune trace de l'infirmière disparue...

Mais ses amies n'abandonnent pas. Le 16 mai, Hélène, Emy, Amélie, Séverine, Lauraine et Valérie souhaitent organiser une nouvelle battue, cinq mois ,jour pour jour, après la disparition de Delphine Jubillar.

Cédric Jubillar répond aux "curieux"... et fait marche arrière

Cédric Jubillar, époux de la disparue, a été entendu par les juges le 30 avril. Le père de famille a ensuite lui-même adressé un message à ses détracteurs et à tous ceux qui l'accusent d'être responsable de la disparition de sa femme, sur Facebook : "Bonsoir à vous je tiens à remercier tous ceux qui m'ont envoyé des messages auxquels je n'ai pas répondu... effectivement j'ai bien été auditionné... Maintenant, les curieux, vous savez quoi : allez faire votre vie fictive ailleurs et laissez-moi tranquille. Merci".

Un post qu'il a effacé peu après.

"L'audition de ce (vendredi) matin s'est passée dans un climat parfaitement serein entre mon client et les magistrats. La qualité de partie civile de mon client a été confirmée et aucune mise en cause n'est envisagée", a également déclaré à l'AFP son avocat, Jean-Baptiste Alary.

"Les gens en ont marre"

Le mystère continue de s'épaissir et la curiosité ne s'essouffle pas. De nombreux visiteurs se rendent à Cagnac-les-Mines, cette commune du Tarn où résidait Delphine Jubillar... au grand dam des riverains qui souhaitent que l'on les laisse vivre en paix. "Ils passent devant en fixant la maison. Il y en a d'autres qui s'arrêtent carrément, ils sortent les téléphones des poches, ils prennent en photo... Je pense que les gens sont un peu fouines, ils cherchent à tout savoir. Je n'ai plus envie d'en parler, parce que plus on parle, plus on alimente les choses. Les gens en ont marre ici", se sont plaints des voisins, dans le JT de 13h sur TF1. 

Lassés d'être scrutés, les habitants de Cagnac-les-Mines sont également inquiets. Qu'est-il arrivé à Delphine Jubillar? A-t-elle été attaquée? Si c'est le cas, l'agresseur rode-t-il toujours? 

"On ne sait pas si on a croisé la personne ou pas. On se dit 'Est-ce que c'est lui, pas lui ?'. Comme il y a toujours ce petit doute, et nous dans la région on a pas l'habitude de ça", a expliqué un voisin.

Cédric Jubillar, victime de harcèlement

Me Jean-Baptiste Alary, avocat de Cédric Jubillar, a expliqué dans Midi Libre: "A ce stade, il n'existe à l'encontre de Cédric Jubillar ni des indices graves et concordants ni de raisons plausibles de soupçonner qu'il a commis ou tenté de commettre une infraction. Si cela existait, il aurait été placé en garde à vue et mis en examen".

L'homme de loi a également décrit le quotidien "insupportable" de son client: "Il a été victime de harcèlement de la part de certains médias qui campaient devant chez lui avec des caméras braquées. Certains se sont mêmes autorisés à pénétrer dans le jardin alors qu'il était chez lui. Il reçoit des courriers de menace. Et puis, il y a les badauds qui viennent par curiosité malsaine".

Les amies de Delphine Jubillar : entre espoir et détresse

La bande d'amies de Delphine Jubillar, elles, ne perdent pas espoir de retrouver leur proche en vie. "Tous les jours je l'appelle. Parfois je lui envoie un SMS, je lui partage une musique sur laquelle on a déliré", a confié l'une d'entre elles à La Dépêche.

"On a du mal à revivre. On est choquées. Elle nous manque", a déploré l'une d'entre elles.

Les femmes organisent régulièrement des battues pour tenter de récolter des indices. 

L'affaire, résolue grâce aux voyants ?

Dans l'affaire de la disparition de Delphine Jubillar, comme souvent, de nombreux voyants ont élevé leur voix pour indiquer détenir la clé du mystère. Mais les enquêteurs prennent-ils ces pistes farfelues au sérieux?

"La gendarmerie ne néglige aucune piste. Tous ces éléments ne sont jamais ignorés mais ne sont pas obligatoirement pris en compte. Tout dépend de la précision des indications fournies et de la personnalité du voyant. Ces informations doivent aussi être compatibles avec les éléments d'enquête et les pistes étudiées", a expliqué un officier de la gendarmerie, région Occitanie à Midi Libre.

Des visites "malsaines"

Trois mois et demi après la disparition de Delphine Jubillar, les soupçons se multiplient et le mystère n'est pas moins épais. Conséquence imprévue de cette affaire? Le tourisme se multiplie à Cagnac-les-Mines depuis que l'infirmière y a disparu... Une véritable fascination pour certains.

"Avec tout ce que l'on entend, on voulait se faire notre propre idée. C'est vrai que c'est de la curiosité mal placée mais tout le monde en parle", a expliqué à La Dépêche un couple de Cahors, venu visiter les alentours.

"Oui, c'est malsain mais c'est plus fort que nous. Depuis le début, tout le monde y va de sa propre théorie. Alors on vient, on passe dans le quartier, on traîne un peu dans le village et parfois on se lance dans des recherches", ont ajouté deux Toulousains au quotidien local.

Depuis plusieurs semaines, une voisine des Jubillar constate également que de plus en plus de badauds traînent dans le quartier: "On voit les voitures ralentir devant la maison de Delphine et Cédric Jubillar, les gens regardent par la vitre, puis ils font demi-tour et repassent devant".

Son amant (putatif) parle enfin

Depuis quelques temps, la piste d'un supposé amant soulève des interrogations. L'homme aurait communiqué régulièrement avec Delphine Jubillar, selon plusieurs témoignages... que le principal intéressé a totalement démentis. "Je n'ai jamais été l'amant de Delphine Jubillar", a assuré à La Dépêche l'homme, qui affirme même n'avoir jamais croisé Delphine Jubillar.

"Je sais qu'il y a beaucoup de folles rumeurs qui circulent et des mensonges concernant une relation amoureuse que l'on m'aurait prêtée avec cette femme. Mais ce ne sont que des ragots. J'ai même entendu que l'on m'avait vu dans un hôtel d'Albi avec elle uniquement parce que mon signalement correspondait aux descriptions établies par des témoins. Les gendarmes font leur travail sur cette affaire et je n'ai rien à me reprocher. Je suis tout à fait disposé à répondre à leurs interrogations s'ils le souhaitent", a-t-il ajouté.

Et de préciser: "Je le répète, je n'ai jamais vu cette femme et je ne la connais pas".

Menaces et condamnation... liées à Cédric Jubillar ?

Faits troublants, selon La Dépêche, l'homme suspecté d'être l'amant de Delphine Jubillar et un autre homme, qui avait été décrit comme un prétendant éconduit, se connaissaient bien.

Ils avaient été tous deux condamnés, pas plus tard qu'en novembre dernier, pour "menaces de crime" et "port sans motif légitime d'arme de catégorie D". Ils ont écopé d'une amende de 500 euros (dont 400 euros avec sursis) et d'une interdiction de la détention d'une arme soumise à autorisation, pendant trois mois, selon Le Parisien.

Les faits pour lesquels ils ont été condamnés sont d'ailleurs indirectement liés à Cédric Jubillar. Un soir de mai 2020, celui qui avait été décrit comme l'amant de Delphine Jubillar (que Le Parisien a surnommé Christophe), s'était rendu au domicile d'un proche de Cédric Jubillar, (appelé Stéphane par le quotidien) avec un ami, le supposé prétendant éconduit de Delphine Jubillar (appelé Benoît par La Dépêche). Tous deux soupçonnaient Stéphane d'avoir flirté avec l'ex-compagne de Christophe.

Christophe et son ami ont alors "dégradé la porte d'entrée puis deux voitures". L'un de ces véhicules appartenait aux Jubillar. Mais était-ce une simple coïncidence? Selon les propos de l'un des deux amis à La Dépêche, il s'agissait effectivement d'un "pur hasard".

Les enquêteurs n'ont pas pu lier les individus à la disparition de Delphine Jubillar, à l'heure actuelle.

Le soir où la mère de famille a disparu, Benoît assure qu'il s'est couché tôt, après avoir regardé la télévision, puisqu'il travaillait le lendemain.

Son amie lui "avait conseillé de faire attention"

De nouveaux éléments font surface et sèment davantage le doute.  L'infirmière de 33 ans, en instance de séparation avec Cédric Jubillar, aurait entretenu une liaison avec un habitant du Tarn-et-Garonne. Ce dernier nie finalement une quelconque romance, mais les amies de Delphine Jubillar insistent.

 "Delphine me disait que cette personne lui faisait du bien et qu'elle pouvait lui parler de tout. Mais je ne sais pas de qui il s'agissait, je lui avais juste conseillé de faire attention", a confié l'une de ses amies au Parisien.

Une autre de ses proches a ajouté: "Nous avions fini par deviner qu'il y avait quelqu'un dans sa vie, mais nous n'en savions pas plus. Delphine était très discrète".

Me Pressecq, avocat des amis et cousines de Delphine Jubillar, avait d'ailleurs expliqué dans Femme Actuelle que la mère de famille devait "partir" avec son amant "en début d'année". Elle n'a disparu que quelques semaines plus tôt.

Un rendez-vous manqué

Delphine Jubillar était l'oreille attentive de son groupe d'amies, composé de cinq ou six mamans. Elle se confiait peu sur sa vie personnelle, mais se distinguait pas sa réel, le "empathie", apprend-on dans Le Parisien

Le 17 décembre, soit le lendemain de sa disparition, il était prévu qu'elle retrouve ses amies autour d'un café matinal. Une tradition qu'elles n'avaient pas retrouvée depuis le début du deuxième confinement. Elles devaient discuter ensemble de la soirée du Nouvel An qu'elles devaient passer toutes ensemble. Delphine Jubillar, semblait plus qu'enthousiaste à cette idée.

"Nous avons encore envie de croire qu'elle est vivante, mais c'est le cœur qui parle. La raison, elle, nous pousse à envisager le pire", a déclaré l'une de ses amies.

Delphine Jubillar : comment son couple s'est effondré

Avec son mari, Cédric Jubillar, la situation s'était dégradée depuis plusieurs années. 

Dès leur rencontre en 2005, toutefois, cet artisan peintre n'a pas fait forte impression sur les proches de la jeune femme. Doté d'un tempérament colérique, l'homme était également particulièrement penché sur le cannabis. "Cédric n'était pas vraiment le gendre idéal", a expliqué l'un des proches de Delphine Jubillar, toujours au Parisien.

"Dès 2018, elle a commencé à penser au divorce, mais elle a voulu donner une nouvelle chance à son mariage et la petite Elyah est arrivée", a ajouté une amie.

A l'été 2020, Delphine Jubillar a annoncé à son mari son envie de divorcer. Un véritable choc pour le principal intéressé. 

Delphine Jubillar pourrait-elle être toujours vivante ?

"Il est possible que Delphine Jubillar soit vivante", a assuré un enquêteur du web à La Dépêche du Midi. Depuis la disparition de Delphine Jubillar, ce Sherlock Holmes du net tente de tirer au clair ce mystère. 

"J'ai échangé avec de nombreuses personnes sur le sujet, plus ou moins proches de cette affaire (...) Nous avons enquêté avec des faux profils pour nous protéger, en constituant des groupes pour essayer d'échanger sur toutes les hypothèses et recueillir des faits", a-t-il expliqué. 

Selon lui, l'infirmière de 33 ans pourrait bien "être toujours en vie". Et de préciser: "Des éléments comme son téléphone peuvent le laisser penser, même si le temps ne joue pas pour cette hypothèse. Nous avons des éléments qui laissent penser que Delphine serait partie d'elle-même du domicile".

Le téléphone portable de Delphine Jubillar s'est en effet activé mystérieusement, à plusieurs reprises, depuis sa disparition...

Cédric Jubillar, suspecté à tort ?

L'enquêteur du web ne croit pas, en tout cas, à la piste d'un mari tueur, alors que certains portent leurs soupçons sur Cédric Jubillar. 

"Comment en si peu de temps entre 23h et 4h, cet homme aurait pu à la fois tuer sa conjointe, la porter et se débarrasser de son corps, en laissant ses deux enfants seuls avec la possibilité que le bébé réveille son frère alors que Cédric se débarrassait de leur mère, sans laisser aucune trace derrière lui ? Et en admettant même que ce soit possible, comment aurait-il pu passer inaperçu en sortant de chez lui, sans aucun témoin", a-t-il détaillé.

Delphine Jubillar devait "partir" avec son amant

Me Pressecq, avocat des amis et cousines de Delphine Jubillar, ne croit pas non plus que le mari de la disparue soit le responsable, comme il l'a précisé dans Femme Actuelle: "Je suis convaincu qu'il ne l'a pas tuée. S'il l'avait tuée, il y a longtemps qu'on l'aurait trouvée. C'est très difficile, voire impossible, de mettre en œuvre un crime parfait".

Quant à la famille de Delphine Jubillar, elle "se déchire", a expliqué Me Pressecq. "On a déjà trois parties civiles différentes qui se haïssent entre elles : d'une part les amis que je représente, d'autre part les deux frères et la sœur, puis Cédric Jubillar, qui est tout seul".

Selon lui, les tensions émanent surtout des "deux frères et la sœur qui pensent qu'ils sont les seuls à être légitimes et à pouvoir parler pour Delphine".

Toutefois, il a relevé un fait étrange: Cédric Jubillar a totalement coupé les ponts avec ses voisins, dont celle à qui il avait envoyé un message le soir de la disparition, à 4h du matin, pour lui demander si Delphine Jubillar ne se trouvait pas chez elle. "Ils ne se parlent plus", a constaté l'avocat.

Des prétendants amoureux... suspects ?

Les enquêteurs se penchent particulièrement sur la piste de deux hommes qui ont été ses prétendants amoureux avant sa disparition, selon Le Parisien. Avec le premier, l'infirmière de 33 ans a entretenu une relation épistolaire sur un site de rencontre. Mais il a été rapidement entendu par les enquêteurs et mis hors de cause.

Quant au second prétendant, un père célibataire, son profil soulève davantage d'interrogations. L'homme âgé de 33 ans, qui communiquait également avec Delphine Jubillar, habite près de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, là où résidait également la mère de famille.

Un homme "très intrusif" ?

D'après Le Parisien, les proches de l'infirmière de 33 ans avaient décrit cet homme comme "très intrusif". Une mère de famille, dont les enfants allaient a la même école que le fils de Delphine Jubillar, avait fait part de ses soupçons lors de son audition, en janvier. 

Elle avait notamment raconté une soirée d'anniversaire survenue en octobre, au cours de laquelle le père célibataire se serait montré particulièrement entreprenant avec Delphine Jubillar.

"Je n'ai jamais dragué Delphine"

Interrogé sur ces faits supposés, le père célibataire, ex-ouvrier qui entame désormais une formation dans la peinture industrielle, avait déjà exprimé son étonnement une première fois, auprès du Parisien : "J'ai été victime d'une dénonciation mensongère. Je n'ai jamais dragué Delphine et je ne me suis jamais approché d'elle et d'ailleurs, je n'ai jamais eu son numéro de téléphone. Lors de la soirée d'anniversaire en question, début octobre, j'étais présent avec mon fils et nous avons quitté les lieux vers 22h30. Delphine, elle, est restée un peu plus longtemps, d'après ce qu'on m'a dit. Au total, si j'ai passé deux ou trois minutes à proximité d'elle, c'est le grand maximum".

Une autre personne présente à l'anniversaire a d'ailleurs appuyé ces déclarations: "Simon n'a jamais été vu comme quelqu'un de lourd à l'égard de Delphine, d'ailleurs il avait quelqu'un d'autre en tête".

Cédric Jubillar, entendu par les juges d'instruction

Son mari Cédric Jubillar est convoqué par les juges d'instruction le 11 mars, à informé La Dépêche du Midi. Son avocat Me Alary, contacté par Midi Libre, a précisé : "On peut le convoquer soit pour le mettre en cause, soit pour être entendu en tant que partie civile".

Selon Le Point, des prélèvements ont été effectués sur les cheveux de leur fils aîné. C'est lui qui aurait vu l'infirmière de 33 ans pour la dernière fois, puisqu'il regardait la télévision avec sa mère.

Des analyses ont été donc faites afin de "déterminer si des somnifères lui ont été administrés ou non dans la nuit de la disparition de sa maman. Auquel cas, le petit garçon de six ans n'aurait pas pu entendre Delphine Jubillar quitter le domicile, voire pire, se débattre des bras d'un agresseur", lit-on. 

L'avocat de Cédric Jubillar, Me Alary, n'a pas nié cette information: "Depuis trois semaines, on attend toujours les résultats".

Des relevés bancaires intrigants

Découverte troublante: le mari de Delphine Jubillar aurait retrouvé, quelques jours après la disparition de sa femme, des factures de séjour dans des chambres d'hôtels à Albi et à Toulouse, des locations d'appartements Airbnb ou encore des locations de voiture, apprend-on dans Le Parisien.

Autant de relevés bancaires qui datent des derniers mois précédant sa disparition... Certains témoins assurent d'ailleurs qu'ils avaient aperçu Delphine Jubillar dans un hôtel Ibis à Albi

Se serait-elle rendue dans ces endroits avec son amant, qu'elle avait rencontré sur Internet?

Un témoignage accablant 

Certains imaginent que son époux Cédric Jubillar serait responsable de sa disparition. Un nouveau témoignage d'un proche du couple l'accable davantage.

Selon lui, l'infirmière de 33 ans est "douce" et "gentille" tandis que le comportement de son mari serait plus instable. 

"C'est quelqu'un qui avait tendance à dire des choses mal sur Delphine, à la rabaisser. Il peut à des moments s'énerver pour n'importe quel sujet. Il peut réagir à n'importe quel moment au quart de tour", a-t-il déclaré à BFMTV.

Et d'ajouter : "Je ne peux pas dire qu'il est coupable, mais j'ai mes doutes. Je garde mes doutes".

Mais ce témoignage a-t-il du poids dans l'enquête? Pas forcément. 

L'avocat de Cédric Jubillar répond

L'avocat de Cédric Jubillar, Me Jean-Baptiste Alary, a commenté ces déclarations auprès de BFMTV, le 8 mars: "Est-ce que cette personne-là a fait part de ses doutes et de ses inquiétudes aux forces de l'ordre? Je le souhaite parce que si elle ne l'a pas fait ça devient grave à ce moment-là, mais si cela a été fait, les éléments qui ont été évoqués n'ont pas été retenus, puisqu'il n'y a pas de mise en cause".

Et d'ajouter: "Les propos tenus par cette personne n'engagent qu'elle".

Quant aux tensions qui subsistaient entre Delphine et Cédric Jubillar avant la disparition, l'avocat ne les a pas niées. "C'est un secret de polichinelle", a-t-il expliqué, précisante toutefois qu'une procédure de divorce "par consentement mutuel" avait été lancée.


Son mari, menaçant ? "Je vais la tuer, l'enterrer"

Un proche de la famille, qui préfère garder l'anonymat, a fait d'intrigantes déclarations, auprès de France Bleu Occitanie. Selon lui, quelques semaines avant sa disparition, Delphine Jubillar avait évoqué sa volonté d'obtenir la garde exclusive des enfants, alors qu'une garde alternée était en discussion dans le cadre d'une procédure de divorce par consentement mutuel. 

Elle aurait également souhaité quitter la maison familiale après les fêtes de Noël afin de s'installer avec ses enfants chez une collègue, en attendant de trouver un autre logement. Les relations entre Cédric et Delphine Jubillar auraient donc été particulièrement tendues.

Le proche de l'infirmière de 33 ans a d'ailleurs fait de lourdes accusations. Selon lui, Cédric Jubillar s'était emporté auprès de sa mère au sujet de son épouse, peu avant la disparition.

"Je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne va la retrouver, elle veut me quitter, elle veut demander le divorce", lui aurait-il lâché. De quoi soulever davantage de soupçons...

Quant à la piste d'une disparition volontaire, elle semble inenvisageable pour Me Laurent Nakache-Haarfi, l'avocat des frères et de la sœur de Delphine Jubillar. L'homme de loi a expliqué à Franceinfo: "Elle n'aurait jamais abandonné sa famille, jamais abandonné ses enfants. Au moment de sa disparition, ils étaient en train de préparer Noël en famille".

La belle-mère de Delphine Jubillar sort du silence

Une partie de l'opinion publique est persuadée de la culpabilité de Cédric Jubillar, mari de la disparue. Et les soupçons ne se sont pas taris avec la récente révélation de La Dépêche du Midi, qui précisait que le couple s'était disputé la nuit de la disparition, alors que Cédric Jubillar venait d'apprendre la liaison de sa femme

Agacée, sa mère, Nadine Jubillar, a poussé un coup de gueule sur un compte Facebook de soutien à Delphine Jubillar : "Je suis triste de voir à quel point les gens peuvent parler sans savoir réellement les choses juste en se basant sur des oui dires ou des publications journalistiques. Quel couple lors d'un hypothétique divorce ne s'est jamais disputé", indique Nadine Jubillar. 
Et d'ajouter : "Quel homme ou quelle femme ne se sont pas sentis trahis en apprenant l'infidélité de son conjoint".

Nadine Jubillar a également appelé les habitants de Cagnac-les-Mines à "retrouver" sa "belle-fille" en déclarant : "prenez votre voiture et baladez-vous dans les environs de Cagnac, Albi, Carmaux, cela nous sera plus utile que vous bavardages inutiles et non constructifs".

Une enquête qui tâtonne... vraiment ?

Les enquêteurs continuent leurs recherches, mais les investigations ne semblent pas avoir particulièrement avancé. Mais pour maître Pressecq, avocat des cousines de Delphine Jubillar, les enquêteurs ont de sérieuses pistes.

"Une enquête longue comme celle-là laisse présager que les enquêteurs ont depuis le départ pratiquement, des personnes suspectées ou un suspect. Ils tissent patiemment leur toile et attendent d'avoir recueilli assez d'éléments pour placer la personne en garde à vue et la mettre en examen", a-t-il confié dans Midi Libre.

Delphine Jubillar et son mari : une dispute le soir de la disparition

Selon La Dépêche du Midi, Delphine Jubillar et son mari se seraient disputés le soir de la disparition. "Des tensions existaient depuis déjà plus de six mois entre eux, et l'ambiance s'était nettement dégradée à l'approche des fêtes de fin d'année. Ils se sont disputés ce soir-là pour une raison bien précise", a expliqué une source proche du dossier.

Sujet de la querelle ? La liaison extraconjugale qu'entretenait l'infirmière de 33 ans avec un homme rencontré sur Internet. C'est ce soir-là que le mari aurait découvert le pot-aux-roses.

Malgré tout, lors des fouilles du domicile, qui avaient été effectuées avec une grande précision, aucune trace de violence ou de sang n'avait été retrouvée par les enquêteurs. 

Cédric Jubillar, viré de son nouvel emploi

Depuis la disparition de sa femme, Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, dont la situation financière s'était précarisée depuis la crise sanitaire, avait retrouvé du travail. Mais pas pour longtemps. 

"À deux reprises, les gendarmes sont passés sur son lieu de travail, pour diverses raisons, ce qui n'a certainement pas été vu d'un très bon œil. À la fin de sa période d'essai, il n'a pas été gardé. Il peine à présent à trouver un nouvel emploi. Le nom de Jubillar peut faire fuir un patron en ce moment. Pourtant il est volontaire, il a envie de travailler", a expliqué Me Alary, son avocat, à La Dépêche.

Delphine Jubillar : son téléphone réactivé

Encore une mystérieuse réapparition... Le téléphone portable de Delphine Jubillar, introuvable depuis la nuit du 15 au 16 décembre, a été réactivé dans la nuit du 9 au 10 février pendant plusieurs heures, selon Actu Toulouse.

A 22 h 18, alors que son compte Facebook venait de s'activer, un internaute lui a lancé: "Delphine, es-tu là ?". Mais pas de réponse. Ses proches auraient également tenté de la joindre par appel téléphonique et sur les autres réseaux sociaux, mais en vain. 

Delphine Jubillar pourrait-elle être à l'origine de cette brève connexion ? S'agirait-il d'une tierce personne ayant accès à ses données ? Ou d'un hacker? Les proches de la mère de famille n'auraient pas accès à ses mots de passe.
Mais selon France Bleu, son téléphone portable ne s'est activé qu'à la suite d'investigations techniques réalisées dans le cadre de l'enquête.

Le 13 janvier, le compte Facebook de l'infirmière de 33 ans s'était déjà brièvement activé, de manière plus mystérieuse. Un message vide avait d'ailleurs été posté sur son compte, avant d'être supprimé quelques minutes plus tard. L'une de ses cousines lui aurait répondu: "Tu me manques". 


Parmi les hypothèses envisagées dans cette disparition, trois hommes semblent suspects : un voisin dont elle "avait peur", son amant et son mari. Que s'est-il passé le soir de sa disparition ?

Une fugue de Delphine Jubillar ?

Plusieurs hypothèses sont sur la table pour expliquer la disparition de Delphine Jubillar. La mère de famille aurait pu s'enfuir volontairement. Mais la piste d'une fugue est peu probable.

"Dans la famille, personne n'y croit, Delphine ne serait pas partie sans rien sans le dire à ses amies", a déclaré dans Marianne Philippe Pressecq, avocat des cousines de Delphine Jubillar.

L'hypothèse d'un meurtre conjugal, perpétué par Cédric Jubillar, a également été mise sur la table de nombreuses fois. L'opinion publique n'a pas manqué de comparer la disparition de Delphine Jubillar à l'affaire Alexia Daval, insinuant que le responsable aurait été le mari.

Un rodeur, l'amant, le mari : Delphine Jubillar, attaquée ?

Quant aux enquêteurs, ils ont très sérieusement envisagé cette possibilité. "Les énormes moyens des gendarmes mis en œuvres dans la maison montrent bien que les enquêteurs ont suivi cette piste, et mon client le comprend parfaitement, même si depuis la nuit de la disparition, il répète qu'il n'y est pour rien", a expliqué au magazine Me Alary, avocat de Cédric Jubillar. Mais à ce jour, aucun élément n'est pertinent pour valider cette piste.

Quant à la piste d'un rodeur qui aurait attaqué Delphine Jubillar en pleine nuit, elle est également peu probable. "Aucun rôdeur ne se promène dans le coin, personne ne va roder à Cagnac-les-Mines", a assuré l'avocat des proches de l'infirmière de 33 ans.

En ce qui concerne l'amant de Delphine Jubillar, qu'elle avait rencontré sur Internet, il a fourni un alibi solide pour la nuit de la disparition de la mère de famille. "Elle semblait amoureuse et heureuse. Il a été entendu par les enquêteurs, mais il ne semble pas avoir le profil d'un tueur ou d'un kidnappeur", expliquait une source proche de l'enquête au Parisien.

L'homme dont Delphine Jubillar "avait peur"

Une autre piste soulève les soupçons. Un voisin du couple aurait fait des avances répétées à la mère de famille, mais celle-ci l'aurait repoussé. Pourrait-il être impliqué dans la disparition de Delphine Jubillar ? "Certains disent qu'elle en avait peur. Peut-être qu'elle a été approchée mais le problème c'est qu'on ne sait rien", a déclaré Me Pressecq à Marianne. T

Toutefois, l'homme aurait été entendu par les enquêteurs et aurait catégoriquement nié les faits. Là encore, aucun élément ne permet de l'envisager comme un suspect réel.

La voisine, mêlée à l'affaire

Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert l'existence d'un texto énigmatique envoyé par Cédric Jubillar à sa voisine, la nuit de la disparition de son épouse, à 4h du matin. Maître Philippe Pressecq a dévoilé à Paris Match l'existence de ce SMS et a expliqué que la voisine en question était également l'une de ses clientes.

Dans ce message, le mari de Delphine Jubillar aurait déclaré: "Dis à Delphine de rentrer". L'infirmière de 33 ans était-elle en compagnie de cette fameuse voisine, avant sa disparition ? C'est ce qu'aurait pensé Cédric Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre.

Un message mystérieux

Alors qu'il s'était assoupi, il se serait ensuite réveillé, constatant que son épouse n'était plus au domicile familial. Convaincu que celle-ci se trouvait chez la voisine, il aurait envoyé l'étrange texto susmentionné. Mais la voisine aurait ensuite répondu: "Non, Delphine n'est pas avec moi". Une fausse piste, donc ?

Quoiqu'il en soit, selon l'homme de loi, ce message est une preuve de l'honnêteté de Cédric Jubillar. Si l'artisan-plaquiste de profession avait été responsable de la disparition de sa femme, il n'aurait pas cherché à prendre de ses nouvelles à 4h du matin. "effacer les traces" d'un meurtre éventuel aurait pris davantage de temps...

Le "profil" du "crime parfait" ?

Si cette affaire demeure pleine d'incertitudes et de zones d'ombre, l'avocat des proches de Delphine Jubillar a mis en exergue un fait irréfutable, auprès de Paris Match : "A l'heure actuelle, en plus de la piste flairée par les chiens, le seul fait valable est la présence de Delphine dans la maison pour coucher la petite à 20h puis le garçon plus tard dans la soirée. C'est confirmé et indiscutable".

Et d'ajouter : "Personne dans son environnement proche ne semble avoir le profil pour réaliser un crime parfait. Sur un coup de tête peut-être mais pas sans laisser la moindre trace. Les enquêteurs ont analysé les caméras de vidéosurveillance de toutes les entreprises des environs et cela ne donne rien non plus".

Une maison "bizarre"

Tout se passe comme si cette disparition a été minutieusement préparée et étudiée. Pourtant, elle n'a pas pu partir comme ça, il s'est forcément passé quelque chose", s'est étonné un proche du dossier auprès de La Dépêche.

La maison où résidait la mère de famille était déjà constamment observée, avant sa disparition survenue à la mi-décembre. Placée face à un talus, et manifestement en travaux, la résidence attirait naturellement l'attention"On se disait toujours : 'Quelle maison bizarre ! Mais quelle maison bizarre !' On avait l'impression qu'elle était abandonnée ", a décrit au Point l'un des voisins, habitant de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

Certains riverains vont même jusqu'à qualifier le logement de "déchetterie " ou de "chantier". De quoi intriguer d'autant plus aujourd'hui, alors que la mère de famille n'a toujours pas été retrouvée.

Maison de Delphine Jubillar © Capture d'écran France 3

L'avocat de Cédric Jubillar, mari de l'infirmière disparue, s'est agacé, dans Le Point : "Ils sont bordéliques, et alors ? Ce sont des gens qui ne roulent pas sur l'or, ils n'avaient pas les moyens de se payer un architecte pour terminer leur maison".

Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, avait connu une année noire financièrement, à cause de la crise sanitaire. De quoi attiser les tensions entre le couple, qui était en procédure de séparation avant la disparition de Delphine Jubillar. 

Mais si certains voisins ont assuré que l'époux de l'infirmière travaillait "au rythme d'un fumeur de joints" et était "aux crochets de sa femme", celui-ci est tout de même finalement parvenu à retrouver un travail en CDI, selon le magazine.

Delphine Jubillar : sa famille brise le silence

Les recherches se poursuivent pour retrouver Delphine Jubillar. Mi-janvier les enquêteurs ont dépêché des plongeurs afin d'effectuer leurs recherches dans une rivière près du domicile de l'infirmière disparue à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Ils se concentrent au niveau du pont de Marssac, une commune à une vingtaine de kilomètres de l'endroit où la mère de famille serait sortie, dans la nuit du 15 au 16 décembre, selon BFM TV

Le 19 janvier, les deux frères et la sœur de Delphine Jubillar, née Aussaguel, ont tapé du poing sur la table et ont fait savoir, par le biais de leur avocat Laurent Nakache-Haarfi qu'ils étaient "les seuls membres de la famille Aussaguel". Ils ont ajouté qu'ils n'étaient pas à l'origine des comptes Facebook de soutien créés par leurs cousins et cousines. Des déclarations qui révèlent une querelle familiale avec la cousinade ?

Les frères et sœur font une mise au point

Quoiqu'il en soit, la fratrie insiste : ils n'accusent personne à l'heure actuelle et ne savent pas ce qui a bien pu arriver à leur sœur. "Nous n'adhérons à aucune hypothèse concernant la disparition de notre sœur et nous attendons les réponses que seule la justice pourra nous donner. Nous vous prions de ne plus fabuler en notre nom et de ne pas nous mêler à vos théories", ont-ils déclaré.

Tous les trois tiennent également à se distancier des médias : "Nous, les membres de sa famille, ne nous sommes jamais exprimés face aux journalistes et nous ne souhaitons pas le faire pour le moment. Nous vous remercions de bien vouloir respecter nos vies privées ainsi que la vie privée de Delphine, qui est toujours restée très discrète, en ne donnant pas d'informations aux médias, sur elle, ses enfants ou son mari".

La cagnotte de la discorde ?

Début janvier, une cagnotte en ligne avait été créée sur la plateforme CotizUp, par des proches du mari de la disparue, Cédric Jubillar. Mais cette cagnotte a finalement été supprimée, seulement quelques jours après sa mise en ligne. Quelques dizaines d'euros avaient été récoltés. Les proches de l'infirmière de 33 ans, disparue le 16 décembre à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, ont-ils coupé court à cette initiative ?

Le couple, qui était en instance de divorce, avait une situation financière précaire. Les époux ne vivaient que grâce au salaire l'infirmière, puisque l'activité de Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, avait particulièrement ralenti depuis la crise sanitaire.

Ce qu'il s'est passé la nuit de la disparition

Mais que s'est-il passé le sinistre soir du 15 décembre, date de la disparition de l'infirmière de 33 ans ? Son mari Cédric Jubillar a expliqué qu'il s'était couché avant son épouse, vers 23 heures. Delphine Jubillar dormirait souvent plus tard que lui, étant habituée à effectuer des gardes de nuit en tant qu'infirmière. En outre, le couple, qui est en instance de séparation depuis l'été, fait parfois chambres à part.

Cédric Jubillar a ajouté que cette nuit-là, l'un de leurs enfants l'avait réveillé à 4 heures du matin. C'est à ce moment qu'il s'est rendu compte de la disparition de son épouse. Il a alerté les forces de l'ordre vers 6h du matin, après avoir tenté de joindre la mère de famille, en vain. 

Quant à son fils aîné, il a expliqué aux enquêteurs que sa mère lui avait fait "un câlin" juste avant qu'il ne se couche le 15 décembre, soit la nuit de la disparition de l'infirmière de 33 ans. Il ne se souvient pas d'un quelconque bruit ou comportement anormal de sa mère.

"Elle ne serait jamais partie sans ses enfants"

"Elle ne serait jamais partie sans ses enfants. Elle adore ses petits et a du mal à s'en séparer. D'ailleurs, elle a allaité l'aîné jusqu'à ses 4 ans et demi", a expliqué dans Le Parisien l'une de ses amies, qui a du mal à croire que l'infirmière ait pu sortir dans la nuit. Et la retraitée d'ajouter: "Elle a peur dans le noir".

Si elle connaît bien la disparue, la retraitée a beaucoup moins d'affinités avec son époux qu'elle trouve "plutôt raide".

La mère de famille serait sortie avec ses chiens. Les canidés seraient revenus au domicile familial vers 4 heures du matin, selon Cédric Jubillar. Elle avait l'habitude de porter une doudoune blanche lorsqu'elle sortait dehors, mais le manteau, ainsi que son téléphone portable, sont introuvables.

L'appareil a continué à émettre plusieurs heures après la disparition de Delphine Jubillar, mais a ensuite été coupé. 

Cédric Jubillar, suspecté ?

Alors que beaucoup de quidams comparent cette disparition à l'affaire Daval et sont persuadés que le mari de Delphine Jubillar est coupable, les enquêteurs tiennent à calmer les ardeurs. Certes, la piste d'un meurtre conjugal n'est pas totalement écartée, mais dans l'absence de preuve, Cédric Jubillar ne peut être placé en garde à vue. Il s'est constitué partie civile le 5 janvier afin d'avoir accès au dossier de l'enquête et en suivre les avancements.

Tandis que Delphine Jubillar est toujours portée disparue, des objets ont été saisi . Tout comme un objet très particulier, qui appartient à son mari Cédric.

D'ailleurs, parmi les objets saisis lors des fouilles dans la demeure familiale afin d'être analysés, la voiture de Cédric Jubillar, mais aussi son téléphone portable, examiné par les enquêteurs afin d'explorer "ses recherches Internet et retracer d'éventuels déplacements mémorisés dans l'appareil", rapporte Le Parisien.

"Travailler sur les proches de la victime, c'est la base. Mais il faut des preuves avant d'accuser quelqu'un", a expliqué au quotidien local une source proche de l'investigation.

"Cédric Jubillar déplore cette analogie avec l'affaire Daval. A ce stade, il est une victime, un homme qui a peut-être perdu la mère de ses enfants. Bien sûr, il sait que les gendarmes travaillent sur lui, et il trouve ça légitime", a expliqué Me Jean-Baptiste Alary, l'avocat de Cédric Jubillar. 

Une découverte troublante

L'infirmière, qui travaille à la clinique Claude Bernard à Albi, aurait décidé de quitter son mari à l'été, après de nombreuses tensions au sein du couple, exacerbées par la situation financière du couple. Son mari, auto entrepreneur dans le bâtiment, traverserait une passe difficile économiquement depuis le confinement. Les époux étaient mariés depuis 2013

"Il y avait beaucoup d'amour au début et puis la belle romance s'est peu à peu dégradée", a expliqué un proche à La Dépêche.