Reconfinement "totalement indispensable", mais quand ?

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"Reconfinement "totalement indispensable", mais quand ?"

Le Couvre-feu à 18h semble insuffisant contre le coronavirus et le variant anglais. Un 3e Confinement est demandé "au plus vite" par les professionnels de Santé... Une date est annoncée. Les Français se disent prêts. Serons-nous reconfinés "dans l'immédiat"? Dans les prochains jours? Voici les Annonces du gouvernement, les Mesures, Restrictions, Règles et Dates-clés de cette pandémie de Covid-19.

[Mis à jour samedi 23 janvier à 15h08] L'hypothèse du reconfinement est probable, envisagés par le gouvernement, défendue par les médecins et acceptée par une majorité de la population. Est-ce une question de jours ? De semaines ?
Selon BFMTV, trois scénarios sont possibles.
- Dans le contexte le plus optimiste, le 3e confinement pourrait arriver mi-février, à la condition que le couvre-feu en place dans tout le pays depuis mi-janvier obtienne des résultats bénéfiques.
Le 2e scénario dessine un confinement similaire à celui de novembre, dès fin janvier, avec les écoles ouvertes, des déplacements professionnels possibles. Il serait annoncé à la suite du bilan du couvre-feu, si celui-ci ne donnait pas les résultats escomptés.
Le 3e cas de figure, qui n'est pas écarté, correspondrait à un confinement strict et total, comme celui de mars 2020, avec la fermeture des écoles, de tous les commerces non essentiels et un minimum de dérogations. Un scénario envisagé en dernier recours qui serait néanmoins appliqué en urgence.

"Les semaines qui viennent ne seront pas faciles", "Vous devez prendre soin les uns des autres", a déclaré Emmanuel Macron lors de sa rencontre avec un groupe d'étudiants à l'université Paris-Saclay, le 21 janvier.
Et le président de la République de prévenir: "On aura un 2e semestre avec le virus et beaucoup de contraintes".

Olivier Véran, le ministre de la Santé, s'est exprimé au JT de 20H de TF1 et a averti les Français: "Nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures, ça peut aller jusqu'à un confinement si la situation devait l'exiger".

Malgré tout, l'exécutif souhaite d'abord "donner sa chance de fonctionner au couvre-feu, pour éviter un confinement et ses conséquences sociales et économiques". Inquiet face aux contaminations aux variants du virus qui pourraient se propager en France, Véran a également précisé: "À chaque fois que nous avons confiné, c'est pour sauver des vies".
Et le ministre de la Santé est loin d'être le seul à tirer la sonnette d'alarme.

L'Agence Européenne chargée des Maladies a demandé aux pays de se préparer à prendre des mesures plus strictes pour les "semaines à venir" afin d'empêcher la propagation des variants du virus. "Le message essentiel est de se préparer à une escalade rapide de la rigueur des mesures dans les semaines à venir afin de préserver les capacités de soins, ainsi que d'accélérer les campagnes de vaccination", a déclaré le Centre de prévention et de contrôle des maladies.

"On n'échappera pas à un reconfinement"

C'est ce qu'a estimé le Dr. Renaud Piarroux, épidémiologiste et chef de service à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, sur franceinfo jeudi 21 janvier.

Selon le spécialiste, ce reconfinement doit être mis en place immédiatement"Plus tôt, plus efficace, plus court", résume-t-il.

"Je dis au gouvernement, faites-le maintenant, faites-le moins longtemps, mais faites-le", exhorte Renaud Piarroux. "On n'est pas sur une baisse ou une stabilisation, mais une augmentation du nombre de cas. On va avoir ce que les Anglais ont pu voir: une remontée de l'épidémie. En Grande-Bretagne, en même pas trois semaines, ils sont déjà à 20 000 morts."

Un 3e confinement "totalement indispensable"

Un troisième confinement est "totalement indispensable" selon le médecin et président de la Ligue contre le cancer Axel Kahn, qui a mis en garde sur le plateau de RMC: "D'un point de vue sanitaire, il aurait fallu le faire tout de suite avec un confinement plus court. Le couvre-feu sera insuffisant à faire baisser car on est à un haut nouveau de circulation virale. Plus on attend et plus la circulation virale est importante. On voit très bien que les traces de virus augmentent dans les eaux usées des grandes villes".

Un confinement des personnes fragiles ?

Le confinement ciblé des personnes "fragiles n'a jamais été envisagé", a expliqué la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, sur le plateau de BFM TV, le 22 janvier.

L'infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19 Odile Launay avait pourtant recommandé cette solution la veille. Une proposition que la ministre a balayée d'un revers de main. "Les personnes qui se sentent vulnérables s'auto-confinent", a-t-elle expliqué.

Vacances de février, plus longues pour les élèves ?

Des vacances d'hiver plus longues, et un été plus court pour les élèves ? 

Le ministre de l'Education nationale a mis les points sur les i, au micro de RTL : "Les vacances de février ont vocation à être aux dates prévues et dureront deux semaines (...) Ce que je viens de vous dire peut encore évoluer en fonction de la situation, mais mon objectif est de tenir au maximum le calendrier".

Reconfinement le 15 février ?

Un 3e confinement acté dès le 15 février? C'est la décision qui aurait été prise par le gouvernement à l'issue du Conseil sanitaire, selon une information du journal Entreprendre. Ce reconfinement national serait annoncé début février et durerait quatre semaines, a minima, si l'on en croit le média.

"Le Premier Ministre sait que seul un confinement général pourrait mettre un coup d'arrêt à la pandémie. Dans le cas contraire, les restaurants et les bars ne pourront sans doute pas rouvrir avant l'été. Et encore, dans le meilleur des cas", lit-on dans le journal, qui cite un proche anonyme de Jean Castex.

Malgré tout, Matignon a contacté le média afin de démentir "formellement", mais le journal "maintient" ses informations...

Pas de "restrictions nationales" pour l'instant 

Pour l'instant, alors que l'Allemagne prolonge son confinement jusqu'au 14 février a minima, le gouvernement français se veut rassurant. "Il n'y aura pas d'évolution des restrictions nationales cette semaine", a assuré Gabriel Attal, alors que certains se demandaient si Jean Castex prendrait la parole le 21 janvier pour annoncer d'autres mesures restrictives.

Le porte-parole du gouvernement a indiqué aux médias, à la sortie du conseil des ministres du 20 janvier, que l'exécutif comptait donner "sa chance au couvre-feu", fixé à 18h depuis le 16 janvier, avant de décider, ou non, de mesures plus restrictives.

Les Français, prêts à se reconfiner

Mais les Français sont-ils prêts à être reconfinés ? 72 % d'entre eux estiment qu'"un nouveau confinement aura lieu prochainement", selon un sondage OpinionWay-Square publié 18 janvier par Les Échos . Les Français sont résignés, mais cette perspective ne les réjouit toutefois pas, puisqu'ils ne sont que quatre sur dix (41%) à souhaiter ce troisième confinement.

Pour Brigitte Macron, un reconfinement n'est pas à exclure. "Clairement, je ne l'espère pas", a-t-elle toutefois déclaré, l'air grave, au micro de RTL, le 20 janvier.

Ski : les remontées mécaniques restent fermées

Les remontées mécaniques resteront fermées jusqu'au 1er février, a minima, a annoncé le gouvernement aux professionnels de la montagne à l'occasion d'un échange en visioconférence, le 20 janvier.

Jean-Baptiste Lemoyne, Sécrétaire d'État chargé du Tourisme, a précisé qu'une réouverture des remontées mécaniques à la mi-février était "hautement improbable". Selon lui, tout porte à croire qu'elles devraient rester hors-service tout l'hiver.

Les restaurants, ouverts... en avril ?

Quant aux restaurants, ils ne devraient pas rouvrir avant... Pâques. Selon Le Point et des sources de l'Élysée, Matignon et Bercy, les établissements de restauration devraient rouvrir leurs portes au plus tôt le 6 avril.
En ce qui concerne les bars et cafés, certains parlent même d'une réouverture en juin! Siroter un verre en terrasse et partager un repas gastronomique entre amis, ce n'est pas pour demain...

Troisième confinement en France ?

Il semblerait que la solution d'un troisième confinement soit inévitable, alors que plus de 23 000 cas ont été recensés le 19 janvier en France et que les autres variants du virus, d'autant plus contagieux, pourraient s'installer durablement sur le territoire.

Alors qu'un Conseil de Défense sanitaire a eu lieu ce 20 janvier, la décision d'un nouveau confinement pourrait être prise pour la fin du mois, s'est avancé Louis de Raguenel, adjoint au service politique d'Europe 1, sur les ondes. "Selon plusieurs sources gouvernementales, la quetion n'est plus de savoir si un troisième confinement aura lieu, mais plutôt quand", a-t-il déclaré. Il s'agirait toutefois d'un reconfinement semblable à celui de novembre, c'est-à-dire avec les écoles ouvertes.

Le médecin et journaliste Damien Mascret parie, lui, sur un reconfinement en mars, en se fondant sur les projections du Conseil scientifique.

"C'est le scénario moyen qu'a privilégié le Conseil scientifique en se basant sur des simulations de l'Institut Pasteur. [...] On s'aperçoit qu'il y a eu un premier pic d'hospitalisations au mois de mars, il y a eu un deuxième pic, et voilà la troisième vague qui arrive, si on ne fait rien de plus, on se retrouve avec une vague d'hospitalisations considérable parce que le taux de reproduction sera à 1,5", a-t-il déclaré dans le JT de France 2, le 18 janvier.

L'infectiologue Karine Lacombe a également fait part de son inquiétude sur le plateau de BFM TV : "Les projections et modélisations nous mettent devant une certaine évidence (…) On s'attend à ce que mars soit très dur, on essaye de faire en sorte de casser cette dynamique, avec les mesures en place".

Quant au Premier ministre Jean Castex, il n'a pas non plus écarté l'éventualité. d'un reconfinement Après avoir rappelé que le deuxième confinement avait été mis en place fin octobre, lorsqu'environ 50 000 cas par jour étaient recensés, il a déclaré, dans C à Vous 

"Ce que je constate, c'est qu'un mois après, on était retombé à 15.000 contaminations par jours. On a rouvert un certain nombre d'établissements recevant du public et, depuis, on est plutôt à 18.000 par jour en moyenne. Donc, pas question de desserrer l'étreinte et, effectivement, (il y a) nécessité de prendre des mesures complémentaires".

Et le chef du gouvernement d'interpeller les Français: "Nous devons nous réserver des capacités d'action. Le confinement en est une, mais acceptez que nous le fassions lorsque nous estimons nécessaire en notre âme et conscience et par rapport à des situations épidémiques qui le justifient".

Vers une fermeture des écoles ?

Dans le cas d'un reconfinement, les écoles sont-elles toujours ouvertes ? "Il faudrait vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles", avait assuré Jean Castex lors de sa conférence de presse du 14 janvier. 

Toutefois, un nouveau protocole sanitaire dans les cantines est mis en place, ainsi que le dépistage massif d'élèves et enseignants. 300 000 tests par semaine doivent être réalisés dans les écoles.

Les enfants doivent manger par exemple entre élèves d'une même classe et le recours aux repas à emporter pourrait être proposé dans certains cas.

Les activités sportives scolaires et extrascolaires en intérieur sont toutefois suspendues. 

Pour autant, l'augmentation éventuelle des contaminations au variant britannique en France pourrait fragiliser d'autant plus la situation et entraîner une fermeture des écoles, où le virus semble circuler davantage ces derniers temps.

L'Angleterre, l'Irlande du Nord, l'Allemagne ou encore la Grèce ont d'ores et déjà décidé de fermer les écoles. La France imitera-t-elle ses voisins ?

Contrôle des frontières

Jean Castex avait déjà évoqué un renforcement des contrôles des frontières lors de sa dernière conférence de presse. Tous les voyageurs qui souhaitent entrer en France, doivent désormais attester d'un test négatif au coronavirus, réalisé au moins 72 heures avant le départ, ainsi qu'une quarantaine de sept jours et un second test après la septaine.

Quant aux voyageurs européens, dès le 24 janvier à minuit, ils doivent aussi présenter un test négatif au coronavirus pour entrer en France.

Les DOM-TOM, plus difficiles d'accès

Quant à la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion, ils durcissent aussi leurs conditions d'entrée et exigent un test PCR négatif ainsi qu'un isolement de 7 jours pour les voyageurs en provenance de France métropolitaine. 

Quant à ceux qui viennent de Guyane et Mayotte, ils ne peuvent se rendre en Martinique, Guadeloupe ou à la Réunion qu'en cas de motif impérieux.

Couvre-feu à 18h pour tous

Le couvre-feu à 18h pour toute la France a été mis en application samedi 16 janvier pour "au moins 15 jours" et devrait permettre de réduire la propagation du virus tout en maintenant une vie économique.

Tous les commerces sont fermés à 18h et les dérogations sont "les mêmes que celles applicables pour le couvre-feu à 20h", a précisé le Premier ministre.

Des dérogations sont également possibles pour les travailleurs qui rentrent à leur domicile ainsi que les parents allant chercher leurs enfants à l'école.


Universités : la nouveauté 

En ce qui concerne les universités, les travaux dirigés en première année peuvent reprendre par demi-groupe dès le 25 janvier, à précisé Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur. Une mesure qui pourra être étendue aux élèves des niveaux supérieurs si la situation sanitaire s'améliore.

Emmanuel Macron a également précisé aux étudiants, le 21 janvier, qu'ils pourraient revenir à l'université un jour par semaine s'ils en ressentent le besoin, au même titre que les salariés.

Aides aux entreprises et impôts

Quant aux entreprises, il sera possible à celles qui le souhaitent  de différer "d'une année supplémentaire le remboursement de leur prêt garanti par l'Etat". Bruno Le Maire a précisé que les coûts fixes des entreprises fermées restaient pris en charge à 70 %. Enfin, le ministre de l'Economie a promis que les impôts des Français n'augmenteraient pas.

Quid des lieux culturels ?

Les lieux culturels restent fermés pour l'instant, a fait savoir la ministre de la Culture le 14 janvier, ajoutant que la plupart des pays voisins avaient eux aussi fermé leurs cinémas et autres salles de spectacle. Roselyne Bachelot a précisé que les dispositifs spécifiques mis en place pour le secteur culturel seraient maintenus. Elle a rappelé que les tournages, captations sans public et répétitions étaient toujours possibles.

Couvre-feu ou reconfinement ? Ce que les Français préfèrent

Les Français, eux, semblent être convaincus de l'éventualité d'un prochain reconfinement. D'après un sondage Elabe, ils sont 83% à penser qu'un troisième confinement aura lieu "dans les prochaines semaines".

Parmi les options les plus supportables, c'est le reconfinement qui est privilégié par les Français avec 52 % d'opinions favorables devant le couvre-feu national à 18 h (47% d'opinions favorables). Quant à la combinaison du couvre-feu à 18 h et du confinement le week-end, elle est la moins favorisée par les français (44 %).

Il y aura "un certain nombre de mesures plus strictes à prendre", a assuré Jean-François Delfraissy dans le JT de TF1, le 12 janvier. La menace de la propagation du virus anglais est bien réelle... mais aussi celle de la souche découverte en Afrique du Sud.

"Il est probablement encore un peu plus toxique que ce virus anglais. Le virus anglais se transmet plus facilement mais il n'est pas plus pathogène. Le virus sud-africain pourrait peut-être échapper au vaccin", a-t-il ajouté.

Castex, fier de l'attitude des Français à Noël et au Nouvel An

Jean Castex, satisfait du respect des gestes barrières et règles sanitaires en cette fin d'année ? Le chef du gouvernement  a adopté un discours rassurant. Lors de la réunion de rentrée des députés LREM, le Premier ministre a déclaré : "Je crois qu'on pourra dire que les Français se sont bien comportés" pendant les fêtes.
Et de constater : "Nos résultats ne sont pas brillants mais sont parmi les meilleurs d'Europe. Nous n'avons pas à rougir des ces résultats".

Dans le même temps, alors que Jean Castex devrait annoncer de nouvelles mesures restrictives lors de sa conférence de presse du 14 janvier, de nombreux médecins et scientifiques appellent à un reconfinement mis en place le plus rapidement possible, avec la fermeture des écoles. Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie et membre du collectif Du Côté de la Science, a assuré au Parisien : "La troisième vague arrive, c'est trop tard. Il faut appuyer sur le frein d'urgence et reconfiner (...) C'est mathématique, plus tôt on arrête la montée en puissance du virus, plus court sera le confinement". 

Confinement très strict au Liban

Alors que l'Angleterre et l'Allemagne ont d'ores et déjà serré la vis, au Liban, un confinement de 10 jours, 24h sur 24h, sans sortie même pour les courses, où même les magasins d'alimentation seront fermés, doit être mis en place dès le 14 janvier. 


Allemagne : confinement jusqu'en avril ?

Alors qu'un confinement a été mis en place jusqu'au 31 janvier en Allemagne, Angela Merkel a déjà prévenu la population : ces mesures restrictives pourraient être en vigueur jusqu'en avril.

 "Si nous ne parvenons pas à arrêter ce virus britannique, nous aurons 10 fois plus de cas d'ici à Pâques. Nous avons besoin de huit à dix semaines supplémentaires de mesures strictes", a déclaré la chancelière allemande selon Bild.

Selon un sondage effectué par Kantar, 56 % des Allemands jugent ces mesures restrictives adaptées à la situation, 25 % considèrent qu'elles ne vont pas assez loin. Seulement 16 % de la population trouvent ce confinement trop strict.

Fermeture des lieux culturels : l'expérience qui change tout ?

Une expérience espagnole a remis en cause la nécessité de fermer les salles de spectacle, cinémas, et autres musées. La Fondation de lutte contre le sida et les maladies infectieuses et l'hôpital universitaire allemand Trias i Pujol de Barcelone ont réuni 463 personnes, âgées de 18 à 59 ans. Celles-ci ont assisté à un concert qui s'est déroulé le 12 décembre dans une grande salle de Barcelone.

Toutes étaient masquées et respectaient, dans la mesure du possible les règles de distanciation sociale. Un espace pour fumeurs avait également été mis en place, mais le nombre de personnes pouvant s'y rendre était limité. Le système de ventilation était adapté à la situation et "des mesures ont été mises en place pour éviter les files d'attente dans les toilettes et à l'entrée et à la sortie du concert", lit-on dans l'étude.

Résultat ? Aucune de ces personnes n'a été testée positive au coronavirus après le concert. 

Qu'en pense donc notre ministre de la Culture ? "Je regarde cette expérimentation avec beaucoup de soin", a déclaré Roselyne Bachelot, au micro de France Info. Et d'ajouter : "On va en parler avec les professionnels".

Un arrêt de travail immédiat en cas de contamination

Dès le 10 janvier, un travailleur qui constate des symptômes ou qui a été en contact avec un ou plusieurs contaminés au coronavirus, pourra s'inscrire sur le site de l'Assurance maladie pour obtenir un arrêt de travail "immédiat" indemnisé sans jour de carence, a annoncé le Premier ministre.

Dès le 20 janvier, chaque personne déclarée positive pourra bénéficier d'une visite à domicile par un infirmier.

Et d'ajouter : "L'Assurance maladie procèdera à un suivi systématique avec deux à trois appels téléphoniques sur 7 jours".

L'état d'urgence sanitaire prolongé ?

Le gouvernement devrait proposer en Conseil des ministres du 13 janvier un texte de loi qui prolongerait l'état d'urgence sanitaire au 1er juin 2021 (au lieu du 16 février initialement voté) . Le régime transitoire devrait, lui, être fixé jusqu'au au 31 décembre 2021, contre la date du 1er avril initialement proposée.

Télétravail : nouveau protocole sanitaire

La nouvelle version du protocole sanitaire en entreprise, dévoilée le 6 janvier, permet aux salariés volontaires, dont les tâches peuvent être télétravaillées, de retourner au bureau une fois par semaine. "Pour les salariés en télétravail à 100%, un retour en présentiel est possible un jour par semaine au maximum lorsqu'ils en expriment le besoin, avec l'accord de leur employeur", lit-on dans cette nouvelle version du protocole sanitaire. Une mesure prise pour soulager les salariés dont la santé mentale est en jeu. 

"Le télétravail pour ceux qui le peuvent reste la règle. Mais j'entends les salariés qui sont en télétravail 5j/5 depuis 2 mois et qui souffrent d'isolement", a expliqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, sur Twitter. 

Fêtes clandestines au Nouvel An

Pour le Nouvel An, plusieurs fêtes clandestines ont rassemblé des milliers de personnes en France. Une rave-party en Ille-et-Vilaine, en Bretagne, a même réuni 2500 fêtards pendant 36h, dans des hangars désaffectés. Le 6 janvier, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées d'avoir participé à l'organisation de la fête.

Gérald Darmanin avait annoncé que 6.650 personnes avaient été verbalisées au total, pour non respect du couvre-feu le soir du 31 décembre. 662 personnes ont été interpellées et 407 ont été placées en garde à vue. Au total, les forces de l'ordre ont procédé à plus de 45.000 contrôles le soir du réveillon. 

Fêtes de fin d'années : un reconfinement évité

Avant les fêtes de fin d'année, des voix s'étaient élevées pour proposer un reconfinement dès le 26 décembre. S'il n'a finalement pas été mis en place au lendemain de Noël, l'exécutif craint une reprise de l'épidémie courant janvier. 

Le 22 décembre, Arnaud Robinet, maire LR de Reims, avait proposé au micro de Franceinfo un reconfinement "territorial" ou "national", en réponse à l'augmentation des cas de coronavirus, notamment dans le Grand Est. Selon lui, le reconfinement devait débuter "le 25 ou 26 jusqu'à la rentrée, c'est-à-dire jusqu'au 3 ou 4 janvier". 

Le professeur Djillali Annane, médecin à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine, recommandait également un reconfinement dès le 26 décembre. Il avait expliqué auprès de France 3 qu'il aurait fallu "quelque chose de drastique, court, qui se terminerait autour du 20 janvier [...] et qui permettrait, et c'est ça qui est important, de ramener le nombre de contaminations quotidiennes proche de 1 000 par jour". Et de conclure : "Ça, combiné au déploiement de la vaccination, permettra d'envisager une sortie du tunnel définitive à la fin du printemps". 

Question du jour : Que risque-t-on s'il on est bloqué dans les embouteillages en plein couvre-feu ?

À 18h, sauf motif impérieux, vous devez être arrivé chez vous. Mais suis-je en tort si je suis encore bloqué dans les embouteillages alors que le couvre-feu a déjà commencé ?  Selon La Voix du Nord, qui a interrogé la préfecture du Nord et du Pas-de-Calais, "chacun est invité à prendre ses précautions pour pouvoir arriver à l'heure chez soi ", mais en cas de réels embouteillages "les forces de l'ordre pourront faire preuve de discernement et étudier chaque situation au cas par cas". 

Pour les travailleurs qui n'auraient pas réussi à rentrer chez eux dans les temps, "il conviendra de présenter le justificatif de déplacement professionnel, complété par l'employeur", lit-on.

L'économie, moins touchée par le confinement de novembre

L'activité a beaucoup mieux résisté au confinement de novembre qu'à celui du printemps, selon une étude de la Dares publiée le 23 décembre. Pour le reconfinement, moins de salariés étaient en chômage partiel.

En novembre, 39% des entreprises étaient en perte d'activité (contre 80 % en avril) et 4% étaient en arrêt (contre 12% d'arrêt au premier confinement), selon des statistiques du ministère du Travail. 

Les secteurs les plus touchés par le confinement de novembre sont restés l'hébergement-restauration ainsi que les "autres activités de service", notamment le secteur des arts.

En outre, 2,9 millions de salariés étaient en activité partielle, contre 8,4 millions en avril.

Depuis le 15 décembre, nous pouvons de nouveau nous déplacer dans les rues sans attestation, mais il faut continuer à respecter certaines mesures restrictives, comme l'a annoncé le Premier ministre le 10 décembre.

Qu'avons-nous le droit de faire ou pas depuis le 15 décembre ?

Ce qui est autorisé depuis le 15 décembre :

Se déplacer sans attestation en journée

Il vous est désormais permis de vous déplacer sans attestation, sauf entre 18h et 6 du matin où le couvre-feu sera en vigueur. Il vous faudra alors une attestation de déplacement dérogatoire si vous devez vous déplacer en cas de motifs impérieux. 

Rendre visite à des amis ou voisins

Vous pouvez rendre visite à des amis ou voisins jusqu'à 18h. 

Se déplacer entre les régions

Vous pouvez désormais vous déplacer entre les régions sans limite de distance.

Se rendre sur les territoires d'Outre-Mer

Il vous est possible de vous rendre sur les territoires d'Outre-Mer, mais "le contrôle sanitaire fait l'objet de mesures différenciées selon les départements", lit-on sur le site de la préfecture de la Réunion. Un test PCR négatif est obligatoire pour se rendre en Guyane, à la Réunion, ou en Martinique, par exemple. 

Voyager à l'étranger

Il vous est possible de voyager à l'étranger, en théorie. Toutefois, le quai d'Orsay précise : "Compte tenu de l'évolution rapide de la pandémie dans le monde, il sera indispensable de se tenir informé avant d'envisager tout déplacement, en consultant les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères". Certains pays n'autorisent pas, pour l'instant, l'accès aux voyageurs étrangers ou leur imposent une quatorzaine.

Se rendre dans un lieu de culte

Vous pouvez vous rendre dans les lieux de culte, mais mais deux sièges doivent rester libres entre chaque personne ou entité familiale etseule une rangée sur deux doit être occupée.

Les règles des lieux de culte ne seront pas revues à la hausse pour l'instant, afin de réduire les brassages et concentrations de public. 

Ce qui est ou reste interdit  

Se déplacer entre 18h et 6h du matin, sauf...

Il ne vous est pas permis de vous déplacer pendant les heures du couvre-feu, sauf motif impérieux, à savoir les motifs professionnels, motifs familiaux, raisons médicales, pour réaliser des missions d'intérêt général, pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnants, et pour promener son animal domestique.

Faire son jogging le soir

La pratique sportive ne représente pas un motif dérogatoire au couvre-feu, puisqu'elle est possible en journée.

Se rendre dans un cinéma, salle de spectacle, casino...

Les cinémas, théâtres, salles de spectacle, musées, ne rouvriront pas leurs portes pour l'instant. L'accueil du public dans les cirques, salles de jeu, casinos, et autres rencontres sportives est également interdit. 

Se rendre au restaurant ou dans un bar

Jean Castex a affirmé que la situation des restaurants et bars demeurait inchangée pour l'instant. 

Se rendre dans une salle de sport

Les salles de sport restent fermées pour l'instant.

Attestation de déplacement pendant le couvre-feu

L'attestation de déplacement dérogatoire n'est plus en vigueur, sauf entre 20h (ou 18h pour les départements susmentionés) et 6h du matin. 

Les dérogations au couvre-feu seront possibles en cas de motifs professionnels, motifs familiaux, raisons médicales, pour réaliser des missions d'intérêt général, pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnants, et pour promener son animal domestique.

En cas de voyage, notamment pour les départs en vacances, vous pourrez présenter votre billet de train ou d'avion, par exemple, afin de pouvoir vous déplacer ou vous rendre jusqu'à votre destination après 20h. Le titre de transport fait foi en cas de contrôle de Police.

Vos questions sur la situation après le 15 décembre

Puis-je me rendre chez des amis ou voisins après ? 

Vous aurez tout à fait le droit de vous rendre chez des amis ou voisins en journée. Toutefois, à 18h, vous devrez avoir regagné votre domicile, sauf en cas de dérogations.

Dois-je me déplacer avec une attestation ? 

Vous n'êtes plus dans l'obligation d'être muni d'une attestation pour vous déplacer, sauf entre 18h et 6 du matin. Attention, l'attestation de déplacement dérogatoire pendant le couvre-feu sera différente de celle du confinement.

Faut-il se faire tester avant d'aller voir ses proches ?

Cela n'est pas une obligation. "Vous pouvez évidemment vous faire tester, mais, s'il vous plaît, n'utilisez pas le test comme une sorte de totem d'immunité" , a précisé Olivier Véran, qui a alerté face aux probabilités de "faux négatifs".

Peut-on voyager après 18h pendant le couvre- feu ?

En ce qui concerne les voyages en train ou en avion après 20 heures, ils sont autorisés pendant le couvre-feu. Mais vous devez pouvoir présenter votre billet de transport en cas de contrôle.

"Bien évidemment que les forces de l'ordre, si vous êtes à quelques dizaines de kilomètres de votre lieu de destination et si vous pouvez évidemment le prouver par votre attestation, vous laisseront rejoindre votre lieu de vacances", a ajouté Gérald Darmanin durant la conférence de presse.

Puis-je sortir faire un jogging pendant le couvre-feu ?

Non, il ne vous sera pas possible de sortir pendant le couvre-feu pour pratiquer un sport, dans la mesure où c'est déjà permis pendant la journée, a expliqué Jean Castex. 

Échanges et remboursements sans frais à la SNCF

La SNCF a annoncé que les échanges et annulations sans frais pour les trajets grandes lignes pourraient être prolongés jusqu'au 7 mars. Alain Krakovitch, directeur général de Voyages SNCF, a indiqué sur Twitter, le 7 décembre : "Une bonne nouvelle pour démarrer cette semaine: les échanges et remboursements pour les trajets du 5 janvier au 7 mars 2021 avec TGV Inoui, Ouigo et Intercités resteront sans frais, jusqu'à 3 jours inclus avant le départ".

Vacances d'hiver : exit le ski, place à la mer et à la campagne !

Le coronavirus a totalement perturbé nos vacances d'hiver... En novembre, les Français ont découvert que les remontées mécaniques des stations de ski ne rouvriraient pas pour les fêtes de fin d'année... et ont donc totalement modifié leurs projets de vacances

Abritel, expert de la location de vacances pour les familles, a remarqué que les destinations les plus recherchées sur leur plateforme étaient, dans l'ordre, le Morbihan, les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Atlantiques, le Vaucluse ou encore le Finistère. Conclusion ? Les destinations montagnardes restent demandées, mais contrairement aux vacances de fin d'année habituelles, l'intérêt pour les destinations réputées estivales est presque aussi fort.

Timothée de Roux, directeur général d'Abritel, a toutefois remarqué : "Parmi les massifs français, les Vosges semblent mieux résister que les Alpes car les pratiques sportives locales sont moins dépendantes des remontées mécaniques et des infrastructures qui pourraient rester fermées pendant les vacances de Noël".


Comment les Français vivront-ils la fin d'année ?

Pour 42 % des Français, 2020 a été la pire année de leur vie, selon une enquête Groupon réalisée auprès de 2000 sondés. Trois Français sur quatre sont déterminés à célébrer les fêtes de fin d'année, mais ils sont trois sur dix à envisager de le faire à distance.

Toutefois, l'optimisme n'est pas perdu, puisque 52 % des sondés souhaitent "rattraper tout ce qu'ils ont manqué en 2020" et 70 % sont convaincus que "l'esprit de Noël" pourra s'emparer de nous pour nous donner la positive attitude ! 
Même si pour beaucoup la situation financière est précaire,  77% des sondés souhaitent se faire plaisir en s'offrant des cadeaux, pour lesquels ils dépenseraient en moyenne 206 euros. 

41 % assurent que rien ne les empêchera de faire leurs achats de Noël dans les petits commerces. Le commerce en ligne reste toutefois une manière pratique d'effectuer ses achats, puisque 36 % préfèrent y avoir recours. Les jeunes de 18 à 34 ans sont d'ailleurs 52 % à le faire davantage que les autres années. 
Un quart des Français pense tout de même dépenser moins pour les cadeaux, cette année.


Un confinement moins difficile grâce à nos boules de poils ?

Selon le chercheur en neuroscience, Christophe Rodo, vous pouvez passer un confinement plus agréable grâce à... votre animal de compagnie !

C'est la conclusion d'une étude de plusieurs chercheurs anglais, qui ont comparé les effets du confinement sur la santé mentale, en fonction de plusieurs paramètres. 

Il en ressort qu'avoir à ses côtés un matou, un toutou ou un gentil perroquet aurait des effets bénéfiques sur le moral et permettrait donc de vivre le confinement de manière moins difficile, a expliqué le scientifique dans le podcast de Ouest-France, La Tête Dans Le Cerveau.

Station de ski : des contrôles aux frontières ?

Jean Castex a annoncé la mise en place de contrôles aléatoires aux frontières (et d'éventuelles "quarantaines). Les personnes se faisant contrôler devraient être testées, et dans le cas où elles seraient positives au coronavirus, seraient placées à l'isolement pendant sept jours

"L'idée, c'est d'empêcher les Français d'aller se contaminer dans les stations" de Suisse ou d'Espagne, qui, elles, ne sont pas fermées, a expliqué le Premier ministre sur RMC et BFM, face à Jean-Jacques Bourdin. Il a toutefois précisé que les tentatives d'harmonisation des mesures européennes étaient toujours en cours.

Insolite du jour : Joseph, 92 ans, ermite et aficionado de pizza

Joseph, 92 ans, habite Sucé-sur-Erdre, près de Nantes, et passe son confinement... à savourer des pizzas ! Avant l'assignation à domicile, il cassait la croûte dans le restaurant favori de sa ville. Mais depuis le confinement, il ne met plus le nez dehors, a découvert la livraison à domicile et commande donc tous les jours une pizza, son unique repas de la journée (assortie de canettes de Coca-Cola).

Le menu du restaurant ? Il ne le consulte même pas ! "Ce qu'il y a dedans ne m'intéresse pas", a-t-il confié à Ouest-France.

Il s'agit désormais de son 34e jour de pizza. "C'est une expérience qui me convient. Je peux manger la même chose toute ma vie et ne pas sortir. J'ai été marin. J'aurais fait un très bon prisonnier de guerre", a expliqué celui qui n'a jamais rempli d'attestation de déplacement... 

Pour ce fervent croyant qui vit reclus, la réouverture des lieux de culte n'est pas une nécessité : "La messe n'a jamais été vraiment indispensable aux chrétiens. La plupart des saints ont vécu comme des ermites et ils avaient la nature pour église".

Un œuf secoue l'Angleterre

En Angleterre, l'étau se desserre. Les commerces et restaurants peuvent rouvrir... mais pas les pubs, sauf s'ils servent un "repas complet". Une condition qui secoue le pays du thé depuis quelques jours. Qu'est-ce qu'un "repas complet" ? Certains peuvent considérer qu'il s'agit d'une salade quand d'autres argueront qu'il n'est point de "repas complet" sans protéines et féculents. 

Il a été rapporté par les autorités que le scotch egg, un œuf mollet entouré de chair à saucisse et de chapelure, une spécialité britannique, est bien considérée comme un repas complet. Un soulagement... de courte durée ! Michael Gove, ministre chargé de coordonner l'action du gouvernement, a lui déclaré que ce met ne constituait qu'une simple entrée

Quant au porte-parole du gouvernement, il a simplement déclaré : "Les snacks pris au bar ne comptent pas". Les patrons de pubs sont restés pantois et confus.

La cacophonie et les contradictions ne sont donc pas l'apanage de nos politiques français ! 

(Encore) Une fête qui dégénère

Une quarantaine de personnes ont célébré un anniversaire au Pellerin sur une parcelle proche de la Loire, dans la nuit du 28 au 29 novembre, selon Ouest-France.

La fête s'était tenue sur un terrain, en extérieur, et les participants étaient âgés de 20 à 25 ans, en moyenne. Les gendarmes sont intervenus dans la matinée, et ont dressé 31 verbalisations, dont une qui incluait la détention de stupéfiants et conduite sous stupéfiants.

Quant à l'organisateur de la soirée, il va faire l'objet d'une procédure judiciaire pour  mise en danger de la vie d'autrui.

Jean Castex a annoncé la mise en place de contrôles aléatoires aux frontières. Les personnes se faisant contrôler devraient être testées, et dans le cas où elles seraient positives au coronavirus, seraient immédiatement placées en quarantaine pendant sept jours. "L'idée, c'est d'empêcher les Français d'aller se contaminer dans les stations" de Suisse ou d'Espagne, qui, elles, ne sont pas fermées, a expliqué le Premier ministre sur RMC et BFM, face à Jean-Jacques Bourdin. Il a toutefois précisé que les tentatives d'harmonisation des mesures européennes étaient toujours en cours.

Une rave-party en plein confinement

Encore une fête en plein confinement... Le confinement n'a pas empêché 200 personnes de se réunir pour une rave-party, à Saint-Marcellin, en Isère, dans la nuit du 28 au 29 novembre. Ils s'étaient rassemblés dans un bâtiment désaffecté du centre-ville. Ils auraient même procédé par deux fois à des tirs de feux d'artifice.

Ce sont les voisins qui, perturbés par les nuisances sonores, ont prévenu les gendarmes. Ceux-ci se sont rapidement rendus sur place. Ils ont d'abord surveillé le déroulement de la soirée, et ont attendu avant d'agir, afin de pouvoir "évacuer dans de bonnes conditions de sécurité", selon France 3.

Puis, ils ont verbalisé les fêtards invétérés pour non-respect du confinement, dans la matinée du 29 novembre. Certains étaient également coupables de conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. Le propriétaire des lieux, qui n'était pas au courant de cette fête clandestine, a porté plainte

Les Français ont-ils quitté leur résidence principale ?

Pour ce deuxième confinement, 10 % de Français ont quitté leur résidence principale, selon un sondage Odoxa-CGI pour Franceinfo et France Bleu. Concrètement, cela représente cinq millions de Français, soit un million de plus que lors du premier confinement. Parmi eux, 14 % viennent d'île-de-France, 13 %, des Hauts-de-France, et 11 %, d'Occitanie.  

Bien que ce confinement ait été moins strict que le précédent, la santé mentale des Français est plus inquiétante qu'au printemps. Selon le même sondage, 62 % des des habitants de l'Hexagone gardent le moral... ce qui représente 13 points de moins que lors du premier confinement.

Librairies : un bilan (relativement) positif

Les librairies ont enfin pu rouvrir le 28 novembre. Désormais, l'heure est au rattrapage du chiffre d'affaires perdu pendant ce mois de confinement. Toutefois, grâce au système du "Click & Collect" et à la livraison à domicile, beaucoup d'entre eux ont pu poursuivre les ventes.

Résultat ? En moyenne, les librairies ont réalisé 40 % de leur chiffre d'affaires habituel, selon le syndicat de la librairie française. Un chiffre qui n'est pas si catastrophique, notamment comparé au confinement de novembre. 

Il semble que les Français aient été portés par un élan de solidarité qui les a poussés à soutenir les livres et les libraires !

Ces messages commerciaux qui agacent

En ces deux confinements, les marques ont tenu à exprimer leur soutien auprès des consommateurs afin de les fidéliser. Une démarche qui a été appréciée par 48 % des consommateurs, selon une enquête de Selligent Marketing Cloud, mais que 25 % ont considérée comme une perte de temps. Certains messages scandés par les marques ont même particulièrement agacé certains. Le slogan "on est tous ensemble" a par exemple irrité un bon nombre de consommateurs (20 %), suivi de près par l'expression "face à ces temps incertains" (18 %), et le message "nous sommes là pour vous". 
Une tentative de créer un lien avec le consommateur qui fait souvent un flop. Les principaux intéressés sont 54 % à préférer une communication plus concrète, par le biais d'offres et réductions ! 

L'empreinte carbone en baisse, mais pas la consommation

L'empreinte carbone des Français a chuté d'environ 36 % durant les deux premières semaines d'assignation à domicile, par rapport à la moyenne hors-confinement, selon une étude Greenly. Il s'agit tout de même une baisse moins importante que durant les deux premières semaines du confinement de printemps, où l'empreinte carbone des Français avait diminué de 65 %.

Dans le détail, l'empreinte carbone des transports a baissé de 67 % pour cette deuxième vague, par rapport à une période hors-confinement. 

Quant à la consommation des Français, elle reste stable, selon l'étude, sauf en ce qui concerne l'habillement. Les habitants de l'Hexagone avaient acheté en masse des vêtements durant la période qui a précédé le couvre-feu, mais la consommation en habillement a ensuite remarquablement baissé. 

Confinement = tapage nocturne... CQFD ?

Conséquence directe du (non-respect du) confinement ? Les verbalisations pour tapage nocturne ont augmenté significativement à Paris depuis le 22 septembre, soit l'annonce de la fermeture des bars à 22h, selon 20 Minutes.


Ce qui a changé le 28 novembre

Comme l'avait précisé Emmanuel Macron, la première phase de cet "allègement du confinement" est caractérisée par le maintien des déplacements contraints et l'attestation reste obligatoire. 

Réouverture des commerces : le protocole sanitaire

En ce qui concerne la réouverture des commerces, Alain Griset, ministre délégué au Petites et Moyennes Entreprises, a détaillé le "protocole sanitaire renforcé".

Dans ces commerces, la jauge est portée à 8 mètres carrés par client. Elle s'applique à la surface de vente totale, sans compter les mobiliers du magasin et les salariés. Ces mesures peuvent être adaptées selon le bon sens. Ainsi, un couple ou une famille compte pour une seule personne.

Pour les magasins de plus de 400 mètres carrés, un système de comptage est mis en place pour garantir le respect de la distanciation sociale.

Un sens unique de circulation doit être mis en place lorsque c'est possible, le renouvellement régulier de l'air devra être garanti, et le gel hydroalcoolique mis à disposition. 

Les horaires d'ouverture peuvent s'étendre jusqu'à 21h et des dérogations d'ouverture le dimanche pourront être mises en place.

Quid des librairies et bibliothèques ? 

Les librairies, magasins d'instruments de musique, peuvent rouvrir, comme les autres commerces. Les bibliothèques et archives sont  accessibles au public.

Réouverture des auto-écoles

Les auto-écoles reprennent les activités de préparation à l'examen du permis de conduire. Toutefois, la préparation à l'épreuve théorique devra se faire à distance.

Réouverture des lieux de culte

Les lieux de culte sont rouverts dès ce samedi 28 novembre, les offices religieux peuvent se tenir à condition de respecter la jauge

Il s'agit désormais "pour l'organisation des cérémonies, de laisser libres deux sièges entre chaque personne ou entité familiale et de n'occuper qu'une rangée sur deux", lit-on dans le communiqué. 

Auparavant, le gouvernement avait annoncé un nombre de fidèles maximum de 30 personnes. Une jauge qui ne prenait pas en compte la taille des lieux de culte, et qui n'était donc pas jugée pertinente.

D'autres discussions auront lieu avec les représentants des religions dans les prochains jours, afin d'assouplir davantage cette nouvelle jauge à partir du 15 décembre. 

Reprise des visites immobilières et services à domicile

Les visites immobilières reprennent également, dans le respect d'un protocole strict, ainsi que les services à domicile.

Des déplacements plus longs, plus loin

Désormais, le périmètre autorisé pour votre déplacement s'élargit à 20 kilomètres, et votre sortie peut s'étendre durant trois heures. Mais attention, vous n'avez toujours pas le droit de vous rendre chez des amis ou des membres de votre famille.

Les aides pour les jeunes

Les jeunes font partie des principales victimes de la crise sanitaire. "La raréfaction des petits jobs accroît le risque de précarité pour les étudiants", a expliqué Jean Castex. 20.000 contrats passés par les Crous pour une durée de 4 mois, à raison de 10 heures par semaine, seront donc crées. 

Le budget alloué au Crous pour donner des aides d'urgence sera doublé. "Elles représenteront un coût de 56 millions d'euros sur les prochains mois", a-t-il ajouté.

Les aides aux secteurs touchés par la crise

L'aide aux secteurs les plus touchés par la crise sera renforcée. Il s'agira de "couvrir intégralement la charge des entreprises obligées de rester fermées jusqu'au 20 Janvier".

"Il restait à mieux couvrir leurs charges fixes ce que nous faisons avec le fonds de solidarité d'urgence. Pour les entreprises de taille plus importante, nous souhaitons que ce fonds de solidarité soit rénové", a précisé le Premier ministre.

Une aide mensuelle de 900 euros sera dispensée pour les saisonniers, intermittents et travailleurs précaires, a précisé Elisabeth Borne.


Reprise des visites de maisons et appartements : Stéphane Plaza fait tomber le bas

© Capture d'écran - Story Instagram

Les agences immobilières peuvent rouvrir leurs portes au public dès le 28 novembre. "Les visites reprennent, c'est une bonne nouvelle, qui vient soulager l'ensemble de nos professionnels, dont la situation devenait pour beaucoup intenable", s'est réjoui dans un communiqué Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier). Mais celles-ci devront respecter un protocole sanitaire de branche, différent de celui des petits commerces. Celui-ci a déjà été "négocié avec les organisations syndicales", mais il n'a pas encore été validé par le Conseil scientifique.

Selon le Figaro, seules les visites de biens pour l'achat ou la location d'une résidence principale et qui ont été validées par le propriétaire du bien immobilier, seront autorisées. Le propriétaire devra avoir été prévenu par écrit de la date et de l'heure de la visite.

Les visites dans les biens occupés devraient être limitées, mais s'ils sont vides, ils pourront être visités une fois par demi-journée, par un visiteur unique, accompagné seulement de l'agent immobilier.

Et s'il y'en a un qui est ravi de cette nouvelle annonce, c'est bien Stéphane Plaza !

L'agent immobilier favori du PAF avait promis à la ministre du logement Emmanuelle Wargon qu'il enlèverait le bas si les restrictions étaient levées. "Madame la ministre, si les visites reprennent avant le 1er décembre, j'enlève le bas. Une promesse net vendeur what else", a-t-il déclaré en Story Instagram.

L'animateur va donc devoir tenir sa promesse... Alors, heureux ?

"Évitons un nouveau confinement"

"Tous ensemble, évitons un nouveau confinement", a déclaré dans une tribune l'organisation France Assos Santé, qui réunit 85 associations de professionnels de la santé.

Alors qu'un Conseil de défense se tient au sommet, l'organisme souhaite éviter "une troisième voire quatrième flambée", et demande la mise en place d'une stratégie efficace et "plus ferme du dispositif 'tester-tracer-isoler'" ainsi que la poursuite de la distanciation sociale.

Une baisse des suicides malgré tout...

Même si les chiffres montrent que la santé mentale des Français en a pris un coup avec ce deuxième confinement, il semblerait que le nombre de suicides n'ait pas augmenté dans l'Hexagone. 

"On n'a pas aujourd'hui une vague suicidaire. On assiste même plutôt au contraire : selon les remontées de terrain que j'ai, nous sommes en dessous des chiffres de 2019, un peu partout en France", a confirmé au Monde Guillaume Vaiva, vice-président du Groupement d'études et de prévention du suicide.

Macron, de plus en plus populaire 

En novembre, la cote de popularité d'Emmanuel Macron a progressé de trois points, contre toute attente, d'après un sondage de l'Ifop pour le Journal du Dimanche.

Avec 41 % d'opinions favorables, le président de la République n'avait pas autant convaincu les Français depuis six mois. Il est même plus populaire que Nicolas Sarkozy (32 %) et François Hollande (27 %) au même moment de leur mandat.
Quant au Premier ministre Jean Castex, il réunit 39 % d'opinions favorables. Un score stable.

Enfermés... sous les U.V

Cette année a été éprouvante pour moult Français, mais au moins, le soleil a brillé sur l'Hexagone... et même sur la capitale ! Selon des données relevées par la station Météo-France du parc Montsouris, la barre des 2.000 heures d'ensoleillement à Paris a été dépassée sur 2020, ce qui n'était pas arrivé depuis 1959 ! 

Plus de 2.023 heures de soleil ont été pour l'instant relevées à Paris, depuis le 1er janvier. À titre de comparaison, chaque année, le soleil brille en moyenne pendant 1600 heures dans la Ville Lumière (qui porte bien son nom, cette année).

La jeunesse, génération sacrifiée ?

Pour 75 % des Français, les jeunes d'aujourd'hui sont une génération sacrifiée, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info.

Environ 65 % des sondés estiment que la jeunesse est "celle qui est actuellement la plus pénalisée par la crise sanitaire et ses conséquences" et 85 % considèrent qu'elle "sera plus encore à l'avenir pénalisée par les conséquences économiques de cette crise sanitaire".

Quant aux principaux intéressés, les jeunes, ils sont 75 % à déclarer qu'ils subissent "des préjudices importants", depuis le début de la pandémie, que ce soit sur le plan professionnel, économique ou sentimental.

Ils sont 57 % à avoir du mal à supporter le confinement, mais 46 % d'entre eux sont inquiets pour leur santé, et 80 % craignent pour celle de leur proche.

D'un autre côté, un Français sur deux estime que la jeunesse est en grande partie responsable "de la situation sanitaire actuelle car c'est elle qui a le plus propagé l'épidémie". 

Un troisième confinement ?

Devrons-nous subir un troisième confinement en mars ? C'est ce que semblait indiquer un document qui a fuité sur les réseaux sociaux et a provoqué la panique de bon nombre de Français. Il s'agissait d'une "note d'information" qui semblait provenir de la direction générale de la société civile du ministère de l'Intérieur. Elle indiquait: "Le Conseil de Défense ayant statué pour un troisième confinement au 12/03/2021, un climat contestataire ne saurait être admis avant le déconfinement du printemps 2021, sans quoi la campagne de vaccination massive ne pourra susciter un consentement populaire".

Certains ont mordu à l'hameçon, mais heureusement, 20 Minutes, qui a contacté le ministère de l'Intérieur, a affirmé qu'il s'agissait simplement d'une mauvaise plaisanterie, le document étant totalement faux.

De surcroît, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises a assuré à l'AFP que la note ne correspondait "pas à la charte graphique des documents de la sécurité civile".

Plus de Blablabus avant mars 2021 

Les Blablabus ne circuleront plus en Europe avant le printemps 2021. "On veut éviter de faire le yo-yo : relancer pour Noël, refermer début janvier", a expliqué Nicolas Brusson, directeur général du groupe.

Et de préciser que d'ici mars, le groupe espère que l'on "aura quitté le stop & go, le confinement/déconfinement. Les annonces de ces derniers jours sur les vaccins ont l'air d'aller dans ce sens".

Quant aux billets déjà vendus, ils seront remboursés.

Dépression : les Français confinés, 2 fois plus touchés 

Enfermement, isolement, limitation des déplacements, des contacts sociaux, des achats... Depuis un mois, une nouvelle vague de dépression est observée en France.

Le nombre de personnes considérées comme "en état dépressif" a presque doublé entre la fin septembre et le début novembre, passant de 11 % à 21 % comme l'a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Manifestement, outre le phénomène de la dépression saisonnière, le couvre-feu et le deuxième confinement ont pesé lourd sur la santé mentale des Français.

Solitude et tristesse

"La crise sanitaire du Covid-19 a révélé la vulnérabilité psychique de nombreux Français", a commenté le directeur général de la santé. Parmi les plus touchés, on trouve les jeunes de 18 à 24 ans, les inactifs, les seniors et les personnes en difficulté financière.

Un homme se fait contrôler sans attestation... et se retrouve en prison

Un habitant de Dunkerque, dans le Nord, âgé de 22 ans, s'est fait contrôler trois fois depuis le 1er novembre, alors qu'il se déplaçait... sans attestation. Il a d'abord écopé d'une amende de 135 euros, puis de 200 euros. Mais la troisième fois qu'il s'est fait prendre la main dans le sac, le 14 novembre, vers 1h du matin, il a été directement interpellé, raconte le site Actu.fr.

Il est même passé devant un juge, puis a été, ni plus ni moins, incarcéré. Verdict ? Deux mois de prison ferme, auxquels se sont ajoutés six mois supplémentaires de prison ferme pour deux peines qu'il n'avait pas purgées.

Il faut dire que Gérald Darmanin avait sommé les préfets de faire preuve de davantage de fermeté face au non-respect du confinement...

En Île-de-France, l'offre de métro se réduit

Face à la baisse de la fréquentation des métros, la RATP réduit son offre de 50 % en Île-de-France, en heures creuses (c'est-à-dire entre 10 et 16 heures), selon Le Parisien. Toutefois, les lignes 13, 1 et 14 ne seront pas concernées par cette baisse de l'offre.

Le week-end et lors des vacances scolaires, les métros circulent à 75 %.

En ce qui concerne les RER A, B, C et E, le trafic devrait rester normal. En revanche, quelques trains sont supprimés par la SNCF sur le RER D en heures creuses, depuis le 16 novembre. 


Plus d'arrêts de travail longs ?

Difficile pour certains de pouvoir se rendre au travail en sérénité, lorsqu'ils ne peuvent télétravailler, qu'ils ont des enfants à charge ou qu'ils vivent avec des personnes à risque. Selon le Baromètre Absentéisme annuel de Malakoff Humanis, la quantité de longs arrêts de travail a augmenté de 33 % en 2020. Cette année, les arrêts de travail dus au Covid-19 ont représenté 6% de l'ensemble des arrêts de travail. Ils constituent 12 % des arrêts maladie, contre 9 % l'année précédente et s'élèvent en moyenne à 94 jours.

Le (début) de la fin du règne d'Amazon ?

Les Français en ont soupé de l'hégémonie Amazon. Le 16 novembre, une pétition signée par 120 politiques, syndicalistes et éditeurs a demandé à ce que le géant du net soit taxé lourdement. En outre, les habitants de l'Hexagone ont réduit leur consommation sur Amazon ces dernières semaines, selon une information d'Édouard Nattée, PDG de Foxintelligence, auprès de France Info.

Faits (insolites) : Pénurie de raclette et courses en slip :

Dix à table ? Calculez le risque d'attraper le coronavirus

Connaître votre risque d'attraper le Coronavirus en fonction de la taille des événements auxquels vous souhaitez participer, c'est désormais possible ! Mis en ligne mi-juillet, le site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool le calcule pour vous ! 

Vous souhaitez participer à un diner de dix personnes dans les Yvelines ? Vous avez 32 % de risque d'attraper le Covid-19. Vous souhaitez célébrer votre anniversaire avec quinze de vos amis dans le Bas-Rhin ? Risqué, puisque vous avez 56 % de chance d'être contaminé. Vous avez prévu d'organiser votre mariage recensant 80 invités en Vendée ? Vous devriez envisager de reporter car vous avez 77 % de chance d'attraper le Coronavirus

Des statistiques fiables qui se basent sur le raisonnement de chercheurs de l'université Georgia Tech dont le travail a récemment été validé par une publication dans l'une des prestigieuses revues scientifiques Nature

Alors comment ça fonctionne ? Pour procéder à leurs calculs, les chercheurs se basent sur les nombres officiels des contaminations par département. Un recensement auquel s'ajoute l'hypothèse selon laquelle les contaminations réelles seraient cinq à dix fois supérieures que les chiffres officiels ne l'indiquent. Ainsi, les précédentes estimations se sont basées sur l'idée que seul un cas sur dix était détecté. 

© Capture d'écran du site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool

A noter que, selon les propos tenus par son créateur, Joshua Weitz à l'AFP, l'outil base ses calculs sur l'idée qu'une personne positive reste contagieuse pendant dix jours. Une prévision qui s'élève pourtant plutôt à cinq-six jours. Le cas de figure de l'isolement des personnes contaminées n'est pas non plus pris en compte. Mais, le site souligne tout de même que la plupart des contaminations proviennent de personnes qui n'ont pas ou peu de symptômes. 

Une approche qui poursuit un objectif selon les confidences de Joshua Weitz : "Nous espérons que ces informations conduiront les gens à ne pas organiser ou à remettre en question leur participation à de grands événements, ainsi qu'à un renforcement du port du masque." 

Un confinement alterné permettrait de réduire le risque de contamination par 4

Se confiner une semaine sur deux.

C'est ce que propose une équipe de chercheurs majoritairement israéliens dont le travail vient d'être pré-publié dans la rue Nature Communications.
Leur idée est simple : permettre à seulement 50 % de la population de sortir en même temps. Un stratagème qui permettrait de réduire le risque de contamination par quatre, à en croire leurs recherches. "Une personne reste chez elle une semaine sur deux, ce qui divise par deux la chance d'être contaminée par des gens à l'extérieur, détaille à Sciences et Avenir la chercheuse française Navi Schulmann, qui a participé aux recherches. La semaine où elle sort, elle ne rencontre que la moitié de la population qu'elle a l'habitude de rencontrer, ce qui divise encore une fois par deux les chances de contamination." 
Tout en étant presque aussi efficace selon les scientifiques, cette solution pourrait permettre d'éviter de recourir au confinement total. "On voit que notre méthode [...] est comparable au confinement classique de 75 à 80% de la population", précise Nava Schulmann, dont le travail consistait à effectuer les simulations numérique d'un confinement alterné.  

Une solution pour autant compliquée à mettre en oeuvre, comme a tenu à le souligner l'urgentiste Patrick Pelloux sur le plateau de BFM-TV: "La gestion d'un peuple doit être simple et pas contraignante", a-t-il indiqué.

Et pour cause : la mise en place d'une telle solution demanderait à ce que chaque personne appartenant au même foyer fasse partie du même groupe de sortie afin d'éviter la multiplication des contacts avec l'autre groupe.Un véritable casse-tête ! 

Faits du jour :

Des envies d'évasion (contrariées)

Les Français dépensent beaucoup et stockent toujours

Les apéros-jardins, la tendance de ce confinement ?

Vous ne pouvez plus recevoir d'invités chez vous pendant le confinement... mais si vous vous languissez des fins d'après-midi passées à prendre l'apéro entre amis, et que vous disposez d'une terrasse (ou d'un balcon), vous pouvez adopter la tendance de l'apéro-jardin, popularisée dans le Nord !

À Saint-André-Lez-Lille, des voisins d'un quartier sortent désormais le dimanche à la même heure, et restent devant leurs pâtés de maisons respectifs, certains munis de masques afin de redoubler de vigilance, pour prendre un verre et discuter par jardins interposés ! Un bon moyen de conserver le lien social tout en respectant le confinement. Et si vous vous lanciez aussi ?

Une amende pour les personnes atteintes de Covid-19 qui ne respectent pas l'isolement ?

D'après les informations d'Europe 1, le gouvernement français réfléchit à rendre obligatoire l'isolement des personnes atteintes du Covid-19. Les personnes infectées pourraient alors être contrôlées de près, avec des amendes en cas de manquement. Des patients testés positifs choisissent, en effet, de ne pas ébruiter leur état de santé pour continuer à travailler et ne pas s'isoler une semaine, au risque de continuer à propager le virus. Au cours de son allocution le 28 octobre dernier, pour annoncer le reconfinement, Emmanuel Macron avait appelé à un isolement plus efficace des périodes positives pour pouvoir sortir efficacement du confinement. En Suisse, au Royaume-Uni et dans de nombreux pays d'Asie, les patients contaminés peuvent déjà se voir infliger une lourde contravention s'ils sortent de chez eux avant la fin du délai imposé par les autorités sanitaires.

Pas de confinement ciblé pour les personnes âgées

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal écarte un confinement imposé pour les seniors. "D'abord parce qu'éthiquement, ce serait objectivement compliqué", a-t-il souligné sur Europe1"Ensuite parce que c'est parfois méconnaître la situation de beaucoup de personnes âgées qui ne vivent pas seules et qui vivent avec parfois plusieurs générations de la même famille dans le même appartement", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, il n'y a pas un pays qui ait mis un confinement pour les personnes fragiles. Aujourd'hui, la stratégie qui fonctionne, c'est celle d'un confinement généralisé", a martelé Olivier Véran ce dimanche sur France Inter. Le ministre de la Santé a également noté "un ralentissement de la progression de l'épidémie" grâce au respect de l'isolement par les Français.

L'exécutif avait réfléchi à un possible confinement des personnes à risques, selon les informations du Monde du 6 novembre. "On travaille dessus, si l'épidémie réduit", aurait-on déclaré dans l'entourage d'Emmanuel Macron. Le 26 octobre, le conseil scientifique avait estimé à 22 millions le nombre de personnes dites vulnérables, en France. Un chiffre qui comprend les seniors, mais aussi des jeunes avec "facteurs de comorbidité (diabète, surpoids, insuffisance rénale, cancer)".

Toutefois, pour le conseil scientifique, ce type de confinement "ne pourrait être obligatoire, pour des raisons à la fois éthiques, sociales et sans doute juridiques (rupture d'égalité)". "Cela serait penser que les jeunes ne sont pas touchés par la maladie", avait déjà modéré un membre du ministère.

Alerte sur les dérives du Click and Collect

Vous avez sûrement croisé des attroupements de personnes devant des magasins d'articles de loisirs, de vêtements, de jouets ? Le ministère de l'Economie a alerté sur de mauvaises pratiques qui ont été observées dans le cadre du système Click and Collect. Un dispositif qui permet à de nombreuses enseignes dites "non-essentielles" de continuer à vendre leurs produits, à condition que ces derniers soient commandés à l'avance.

Parmi les dérives observées, Bercy pointe du doigt les commandes qui sont passées devant ou à l'intérieur du magasin, et non plus au domicile comme l'exige pourtant ce système. Une mauvaise habitude qui provoque la création de files d'attente devant les enseignes des magasins. "Ce n'est pas acceptable car les files d'attente multiplient les contacts", a rappelé un proche de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, dans les colonnes du Parisien.

Déplacements : les Français bougent 2 à 3 plus que lors du premier Confinement

Nous nous déplaçons beaucoup plus que lors du premier Confinement. C'est l'enseignement que nous pouvons tirer des récentes données partagées par de nombreuses entreprises, à l'instar de Orange ou encore Waze. Une baisse de 30 % du trafic autoroutier a ainsi été observée par la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef). Un chiffre qui avait atteint 60 % lors du premier confinement.

Pour autant, aucun exode rural massif n'a pas été observé selon Orange. Seule la capitale a vu le nombre de sa population diminuer: - 150 000 habitants à Paris. Aucune région française ne semble, pour autant, en avoir fait les frais. "Il n'y pas une zone en particulier qui a vu une arrivée massive de gens ", atteste Michaël Trabbia, directeur de l'innovation d'Orange. Des déplacements en hausse par rapport au premier confinement qui sont cependant à remettre en perspective. Ce second épisode de confinement est, en effet, une version allégée de celui qui nous avait été concocté au printemps. En moyenne, pour l'instant, une personne contrôlée sur 10 est verbalisée.


Le coup de gueule d'Olivier Véran

Les députés de l'Opposition sont parvenus le 4 novembre à voter pour le prolongement de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 14 décembre, alors que la Majorité souhaitait le maintenir jusqu'à février. Scandalisé par ce coup politique et las des critiques face aux mesures restrictives du gouvernement, Olivier Véran a poussé un véritable coup de gueule à l'Assemblée Nationale.

Le ministre de la Santé a expliqué qu'il venait de visiter le service de réanimation d'un hôpital de Corbeil-Essonnes, en Île-de-France... et a perdu son sang froid, en interpellant ceux qui ne mesuraient pas la gravité du coronavirus: "Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, dans le coma, intubé et ventilé avec pas loin de dix pousse-seringue pour pouvoir à la fois l'alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintenir en vie". Laissant la colère monter, il a martelé: "Dans la deuxième chambre, il y avait un homme de 35 ans en surpoids. C'est ça la réalité, mesdames et messieurs les députés. Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici".

Le e-commerce raflera-t-il la mise ?

Internet sera-t-il (de nouveau) le grand gagnant du confinement ? Alors que le chiffre d'affaires d'Amazon a bondi de 37 % au troisième trimestre et que son bénéfice a triplé, les petits commerçants, dont les libraires, qui avaient dû fermer à cause de l'assignation à domicile, redoublent d'inquiétude. "N'achetez pas des livres sur les plateformes numériques", a lâché la ministre de la Culture Roselyne Bachelot sur LCI. "Amazon se gave, mais à nous de pas les gaver", a-t-elle précisé.

Pour faire preuve de solidarité, le site Rakuten a lancé un fonds d'aide aux commerces. "Nous avons proposé de reverser 50% des commissions de notre chiffre d'affaires réalisé sur les catégories de produits en tension, celles dont les magasins sont fermés et pour lesquelles la période de Noël est si cruciale", a précisé à France 3 Fabien Versavau, PDG de Rakuten France.

Prendre les transports : trafic des trains et métros

Quid de la fréquentation des métros ?

Jean-Baptiste Djebbari a indiqué, au micro de Franceinfo, qu'il y avait 100 % de l'offre de métros pour 35 % de la fréquentation. Aux heures de pointe, la fréquentation "est réduite de moitié par rapport à l'année dernière".

En Île-de-France, la fréquentation des transports a baissé de 50% avant 7 heures, et entre 25 et 40% selon les lignes entre 7 heures et 9 heures, comme l'a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à RMC-BFMTV. Jusqu'à 21h, pour l'instant, les métros, bus, RER et tramways de la région restent assurés à 100%, jusqu'à nouvel ordre.

Si l'entreprise ferroviaire avait maintenu l'intégralité de son trafic afin d'assurer le retour de vacances de la Toussaint, la SNCF a réduit son offre de transports longue distance dès le 5 novembre, en raison du confinement. Dès jeudi 75% des TGV sont supprimés. Sur certaines lignes, jusqu'à 80 % des trains devraient être annulés. 

L'ensemble des billets déjà achetés pour les trajets retirés seront annulés et remboursés. 

Les TER devraient eux aussi être impactés par la réduction de circulation. Les discussions sont plus complexes, les TER étant subventionnés par les régions. 

La direction de la SNCF indique que l'activité de fret " devrait être comparable à celle du premier confinement ", soit un peu moins de 60% de l'activité initialement prévue.

Sur le site de la SCNF, il est également précisé que l'offre de restauration à bord est désormais suspendue. Pour rappel, en mars 2020, seuls 7% des trains circulaient.

Confinement et santé

Prendre soin de soi pendant le confinement

Confiné.e.s à la maison

Confinement et enfance


Quelles sont les aides du gouvernement ?

Pour faire face à l'impact économique d'une telle mesure, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a déclaré que l'aide économique serait plus importante que lors du premier confinement. Il a présenté une batterie de mesures de soutien aux entreprises, pour un montant de 15 milliards d'euros par mois :

  •  "Toutes les entreprises et tous les commerces qui sont fermés par décision administrative pourront recevoir une indemnisation allant jusqu'à 10 000 euros", et ce, "peu importe le secteur d'activité, peu importe le secteur géographique." Il a annoncé l'activation d'un fonds de solidarité de 6 milliards d'euros par mois de confinement.
  • Exonération totale des cotisation sociales pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement.
  • Les prêts garantis par l'Etat et les prêts directs de l'Etat seront renforcés. 
  • Un crédit d'impôt incitant les bailleurs à annuler une partie des loyers sera ajouté dans le projet de loi de finances pour 2021.
  • Le chômage partiel pour les salariés et les employeurs qui ne pourront pas travailler.

Le président de la République avait annoncé qu'un plan spécial pour les indépendants, les commerçants, les très petites et moyennes entreprises serait pensé. "Je le sais, [ils] redoutent plus que tout les prochaines semaines", a-t-il déclaré.