Soldes : dates hiver et été 2022, calendrier et informations

Ils reviennent chaque saison pour notre plus grand plaisir. Les soldes d'hiver et d'été sont l'occasion de shopper des vêtements stylés à petits prix. Dates, calendrier, astuces et informations... Ne ratez rien !

Soldes : dates hiver et été 2022, calendrier et informations
© Blondet Eliot/ABACA

C'est la période que toutes les modeuses attendent avec impatience : les soldes. L'occasion d'acheter les vêtements qui nous ont fait de l'œil toute la saison. Une robe imprimée, un tailleur coloré, une paire de baskets blanches ou des mules cosy à petits prix en surfant sur les soldes de La Redoute, de Kiabi, de Damart ou encore sur les soldes de Birkenstock, Amazon et Zalando. Mais au fait, c'est quoi exactement, les soldes ? Quelle est l'histoire des soldes? Leur durée ? Et les prochaines dates des soldes à ne pas louper ?

Quelles dates pour les soldes d'hiver 2022 et les soldes d'été 2022 ?

En France, les soldes sont encadrés par une législation stricte : leurs dates de début (le deuxième mercredi de janvier et le dernier mercredi de juin) et leur durée (quatre semaines) sont fixées par le gouvernement. Des circonstances exceptionnelles, comme l'épidémie de coronavirus, peuvent cependant chambouler ce calendrier bien établi. Néanmoins, sauf arrêté gouvernemental, les soldes devraient avoir lieu en 2022 à ces dates :

  • Soldes d'hiver 2022 : les soldes d'hiver 2022 débuteront le mercredi 12 janvier 2022 et se termineront le mardi 8 février 2022
  • Soldes d'été 2022 : les soldes d'été 2022 débuteront le mercredi 22 juin 2022 et se termineront le mardi 19 juillet 2022

Quelles astuces pour réussir les soldes ?

Ce qui est génial avec les soldes, c'est la possibilité de s'offrir (et d'offrir) les vêtements de la saison à prix barré. Quelques conseils pour shopper efficacement.

Connaître ses besoins pour éviter les achats impulsifs

Pour profiter à fond de cette période de remises, quelques conseils s'imposent. D'abord, déterminer ce dont on a besoin. Parce que les vêtements achetés sur un coup de tête à cause de leur prix riquiqui, les placards en débordent. Surtout, ce mode de consommation induit une surproduction qui est plus que malsaine pour la planète. Selon les chiffres du ministère de la transition écologique, 600 000 tonnes de textile sont mises sur le marché chaque année en France, soit près de 10 kilos par habitant et par an. Donc autant essayer de limiter les achats impulsifs et de se concentrer sur les pièces qui nous font vraiment envie.

Toujours essayer les vêtements

C'est l'écueil classique. Les soldes ont enfin débuté, on a 30 min montre en main pour dégoter de bonnes affaires et... la queue aux cabines d'essayage est infinie. La tentation de s'offrir cette petite robe à fleurs à -50% sans voir comment elle tombe sur nous est forte, mais il faut résister. Parce que devoir revenir en magasin pour l'échanger fait partie des pires corvées qui peuvent nous incomber. Le risque : garder cette pièce et ne jamais la porter. Ou comment transformer les bonnes affaires en gouffre financier. Alors, pendant les soldes, on prend toujours le temps d'essayer.

Aller fouiner dans les magasins multimarques indépendants

Et si, pour une fois, vous délaissiez les grandes enseignes pour aller faire un tour dans les magasins multimarques indépendants ? Fermés à de nombreuses reprises ces derniers mois à cause de la pandémie de coronavirus, ils ont besoin du soutien des consommateurs pour continuer à exister. Surtout qu'ils présentent des avantages dont les boutiques de fast fashion ne disposent pas : une large sélection de marques pointues, des employés habitués à conseiller les clients, des pièces singulières qu'on ne croisera pas à chaque coin de rue. À Paris, rendez-vous chez Les boudeuses, Biba ou The Frankie Shop, à Lille, cap sur Série Noire, à Saint-Jean-de-Luz, passez au Vestiaire, à Arcachon et Bordeaux, direction Pia Pia... Vous êtes sûres d'y trouver votre bonheur. 

 

Quelle est l'origine et l'histoire des soldes ?

C'est à Paris, dans les années 1830, que les soldes voient le jour. A l'origine, Simon Mannoury, un Normand qui ouvre un magasin d'étoffes et de confection dans le VIIème arrondissement de la capitale. Nommée Au Petit Saint Thomas, cette boutique est un lieu d'expérimentation pour l'entrepreneur, qui affiche les prix de ses produits, invite les clients à déambuler entre les rayons et instaure la vente par correspondance, autant de pratiques peu répandues à cette époque. Comme il rencontre le succès, il agrandit son catalogue de vente pour proposer toujours plus de références aux consommateurs, mais finit par se retrouver à la fin de chaque saison avec un sacré lot d'invendus sur les bras. Ce qui n'arrange pas ses affaires, puisqu'il souhaite renouveler l'offre de son échoppe fréquemment.

La solution qu'il trouve pour faire place nette à chaque début de saison ? Brader les pièces de la précédente juste avant d'installer la nouvelle collection. Une véritable réussite pour Simon Mannoury, qui vient d'inventer les soldes. Rapidement imité par les concurrents du commerçant, le concept se popularise au cours du XXème siècle avec l'essor de la société de consommation, les grands magasins, les enseignes et désormais, Internet.

Débat sur les promotions : bientôt la fin des soldes ?

Depuis plusieurs années, le modèle des soldes est remis en cause. Et pour cause : si les soldes ne représentent en tout que huit semaines par an, les marques peuvent proposer leurs collections à prix réduits à différentes occasions tout au long de l'année. Le seul impératif : ne pas utiliser le mot "soldes" dans leur communication. Elles parlent alors de "Journées privilèges", "Offres exceptionnelles", "Ventes privées" ou bien de "Black Friday", de "Cyber Monday" et de "Boxing Day". De quoi encourager les consommateurs à attendre l'une de ces nombreuses périodes de promotions pour acheter les vêtements qui leur font de l'œil. D'ailleurs en France, selon Kantar Worldpanel, 47% des vêtements, chaussures, sacs et linges de maison est acheté pendant les périodes de prix cassés.

Ces différentes semaines de remises sont aussi un excellent moyen pour les enseignes de provoquer l'acte d'achat. C'est sûr qu'avec 50% de réduction, n'importe quelle jupe Zara devient 1 000 fois plus flatteuse ! Le seul hic, c'est que si les marques jouent avec ce système de remises pour favoriser la consommation, cela signifie qu'elles ont intégré ce modèle de vente à leur business plan. Et donc, que pendant les périodes sans réductions, elles vendent des produits à des prix bien plus élevés que ce qu'ils devraient être. Autre limite induite par ces remises en cascade : elles encouragent les marques à proposer de plus en plus de produits, de collections et donc à tendre vers une surproduction. Ce qui n'est évidemment pas bon pour la planète, dont les ressources sont utilisées de façon intensive par la mode, considérée comme l'une des industries les plus polluantes.

C'est donc tout le système des promotions qui est pointé du doigt. Dans une lettre ouverte publiée le 12 mai sur BOF, des grandes maisons internationales comme Marine Serre, Thom Browne ou encore Dries Van Noten (qui porte le projet), réclamaient un décalage des saisons abordé précédemment en 2016. Ce dernier mènerait notamment à la disparition du Black friday qui "érode la rentabilité". En France, l'opération de relance post-confinement initiée par des grands groupes nommée "French days" fait polémique, jugée agressive pour les plus petits commerces.

Quelle alternative aux soldes ?

Les détracteurs des soldes, remises et rabais offrent plusieurs alternatives à ce modèle aujourd'hui à bout de souffle. Parmi celles-ci, proposer un vestiaire restreint de basiques immuables accompagné d'une série de pièces qui répondent plus spécifiquement aux tendances de la saison, comme le fait très justement Maison Standards.

Autre possibilité : produire en petites quantités uniquement et renouveler le stock une fois qu'il est épuisé, comme le propose Les Récupérables. Balzac Paris applique un principe différent. En fin de saison, les invendus ne sont pas soldés. Ils seront proposés à prix réduit un an plus tard, en même temps que la collection de l'année en cours. 

Enfin, et cette technique fait de plus en plus d'adeptes: créer à la commande. C'est le parti pris de MaisonCléo ou encore Réuni, qui proposent régulièrement de nouveaux modèles dont la production ne démarre qu'une fois que des clients les ont achetés. Pour l'instant, cette façon de faire à la demande séduit surtout les marques digitales qui peuvent être agiles en termes de production, mais ce système pourrait bien faire des émules !