Rencontre avec Bobby, le dernier it-bag signé Dior

Il a tout d'un fidèle compagnon. Bobby, le nouveau bijou de la maroquinerie Dior à l'allure évidente et à l'histoire attendrissante va nous faire renouer avec la besace.

Rencontre avec Bobby, le dernier it-bag signé Dior
© Dior

Allure intemporelle, courbes évidentes et boucles de caractère, le dernier né en maroquinerie chez Dior a tout d'un classique. Le sac phare de la collection automne signée Maria Grazia Chiuri marque le retour de la besace, et donc d'une forme d'esthétique pratique et plus quotidienne qui arrive à point nommé dans une époque de retour à l'essentiel.

Baptisé, "Bobby" il promet d'être aussi fidèle à sa détentrice qu'un chien à son maître. Et pour cause, il rend hommage au compagnon canin de Monsieur Christian Dior. Ce dernier, n'en est pas à sa première figuration dans les collections de la maison de l'avenue Montaigne. "Il y avait dans chaque collection un tailleur présumé à succès qu'on appelait Bobby" raconte le couturier dans ses mémoires. Bobby aura également droit à un parfum à son effigie. 

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© Dior / SARAH BLAIS

Le susnommé n'aura aucun mal à se balader au bras des fashionistas dès cet été. En cuir de veau box d'une sublime finesse, il allie les codes du luxe par les détails de sa fabrication à Florence et le désir d'un usage facile, avec ses courbes et son rabat maniables. Un it-bag qui livre ses secrets en vidéo. 

L'histoire de la maison Christian Dior

La maison Dior voit le jour en octobre 1946, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. À l'origine de ce nouveau nom du luxe français, un homme de 41 ans, qui a grandi en Normandie à Granville avant d'entamer une carrière dans l'art à Paris et de se former au modélisme chez Lucien Lelong, un couturier en vogue lors de la première moitié du XXème siècle.

Le tout premier défilé Dior femme a lieu le 12 février 1947. Les critiques de mode ont rendez-vous dans les salons du 30, avenue Montaigne, dans le VIIIe arrondissement parisien, à la même adresse que la boutique Dior Montaigne. Après les années de guerre et de rationnement, le couturier présente une collection féminine, toute en volume et particulièrement moderne. Tant et si bien qu'en découvrant les silhouettes de Christian Dior, la rédactrice-en-chef de Harper's Bazaar, Carmel Snow, ne peut retenir son enthousiasme et déclare au créateur : "Vos robes ont un tel new look". La formule fait date, et le couturier s'applique dès lors à développer ce New Look, qui a pour signature le fameux tailleur bar, cette veste à basques qui imite les hanches des femmes, portée sur des jupes plissées.

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Le Saddle bag de Christian Dior réinterprété pour la Croisière 2020 © Christian Dior

"Je voulais que mes robes fussent "construites", moulées sur les courbes du corps féminin dont elles styliseraient le galbe", expliquait Christian Dior. Des pièces d'exception, donc, pour des "femmes-fleurs", comme le couturier les désignait, afin d'égayer leur quotidien après les années noires de la Seconde Guerre mondiale. Pendant dix ans, il continue ainsi de dessiner les contours de cette femme contemporaine et élégante, jusqu'à son décès brutal d'une crise cardiaque, à Montecatini en Italie le 24 octobre 1957. Prévoyant, Christian Dior avait pris la peine d'indiquer le nom de la personne qu'il souhaitait voir prendre sa suite. Un jeune homme de 21 ans, entré deux ans plus tôt au 30, avenue Montaigne, nommé Yves Saint Laurent. Celui-ci y restera jusqu'en 1960 et y gagnera son surnom de "Petit Prince de la mode", ainsi que la reconnaissance de la presse.

Christian Dior et la couture

Après lui se succéderont Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri. Si dès la création de sa maison, le couturier avait lancé Dior Parfum, ses fragrances, il faudra attendre Marc Bohan et les années 70 pour que naissent Christian Dior Monsieur (transformé par Hedi Slimane en Dior Homme en 2001) et Baby Dior. L'époque a changé et la diversification est de mise puisque les créations sur-mesure de la haute couture trouvent moins de clientes que dans les années 50. Les défilés haute couture demeurent néanmoins et perdurent jusqu'à nos jours. C'est aujourd'hui l'occasion pour la maison de présenter le savoir-faire traditionnel et prestigieux de ses ateliers des ateliers Dior avenue Montaigne, autant que de faire rêver les amateurs de mode.

Les sacs Christian Dior 

Et il n'y a pas que la haute couture qui fait tourner toutes les têtes. La maroquinerie donne aussi le vertige aux fans du département maroquinerie et sacs de Dior. Parmi les modèles emblématiques, il faut compter sur le Lady Dior, sac de dame par excellence, qui aurait été imaginé sur commande de Bernadette Chirac, alors première dame en France, pour la princesse Lady Diana en 1995. Venant tout droit des années 2000, le Saddle Bag, frappé du Dior logo et remis au goût du jour par Maria Grazia Chiuri en 2018, est désormais aperçu aux bras de toutes les filles lancées. Même traitement pour le cabas "Book Tote" que les plus chanceuses peuvent faire personnaliser à leur nom.

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Cara Delevingne pour Dior Joaillerie © Christian Dior

La joaillerie Christian Dior

Maison de luxe par excellence, Dior Paris se devait de proposer à ses clientes des collections de bijoux exceptionnelles. Avec Victoire de Castellane aux commandes depuis la naissance du département de joaillerie Dior en 1998, la marque présente chaque année une dizaine de collections à l'image colorée et à l'univers fleuri.Les autres emblèmes de la maison, comme les abeilles ou les roses des vents, font également partie du vocabulaire de Dior joaillerie. En 2020, le documentaire "Les Bijoux Dior de Victoire de Castellane!" réalisé par Loïc Prigent récapitule toutes les collections réalisées par cette dernière.