Service national universel (SNU) : 1er séjour de cohésion

Le premier séjour de cohésion a lieu du 14 au 25 février. Il concerne 3000 volontaires âgés de 15 à 17 ans qui sont accueillis dans 31 centres situés dans 30 départements.

Service national universel (SNU) : 1er séjour de cohésion
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Premier séjour de cohésion du 14 au 25 février

[Mise à jour du 14 février 2022]. Ce 14 février commence le premier séjour de cohésion de l'année qui se déroulera jusqu'au 25 février. Il concerne 3 000 jeunes qui seront accueillis dans 31 centres situés dans 30 départements. Agés de 15 à 17 ans, ces jeunes passeront donc 12 jours en collectivité dans un département autre que leur département de résidence et feront des activités structurées autour de 7 thématiques. Le ministère de l'Education nationale a publié ce 14 février des chiffres clés concernant ce séjour de cohésion. Ils révèlent que 3,5 % des jeunes volontaires sont en situation de handicap, 7,6 % sont issus des quartiers prioritaires de la ville (QPV) et 36 % des zones rurales ou très rurales.

D'autres séjours de cohésion auront lieu en juin et juillet et concerneront au total 50 000 jeunes. Les inscriptions pour les sessions de juin et juillet sont ouvertes jusqu'au 31 mars 2022.

Après une première expérimentation dans 13 départements pilotes en 2019, les séjours de cohésion se sont déroulés en France pour la première fois en 2021. Au total, 15 000 jeunes volontaires se sont répartis en juin dernier dans 122 centres pour vivre ces deux semaines de cohésion, de mixité et de préparation à l'entrée active dans la citoyenneté. Les jeunes qui sont intéressés peuvent s'inscrire sur le site du SNU . Une Foire Aux Questions (FAQ) a été mise en ligne afin de répondre à toutes leurs interrogations 

Qu'est-ce que le Service national universel ?

Le SNU prend la forme d'un service civique d'un mois obligatoire entre 15 et 17 ans et d'un engagement plus long, sur la base du volontariat entre 16 et 25 ans. 

Séjour de cohésion : comment ça se passe ?

Au programme : activités physiques, sportives et de cohésion, autonomie, connaissance des services publics et accès aux droits, citoyenneté et institutions nationales et européennes, culture et patrimoine, découverte de l'engagement, défense, sécurité et résilience nationales et développement durable et transition écologique.. ... "Je crois fondamentalement que ces rencontres entre des histoires et des parcours différents, le contact avec les intervenants ouvriront les horizons de ces jeunes. Ces interactions contribueront à renforcer la compréhension mutuelle et à favoriser leur engagement dans la société. A créer de nouveaux liens, tout simplement" avait déclaré l'an dernier Sarah El Haïry, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale.

Quelle durée du Service national universel ?

Jusqu'à présent, la mission de service civique devait avoir lieu durant au moins 24h par semaine ce qui était difficilement conciliable avec des études supérieures. Désormais, elle sera "calculée en moyenne sur l'ensemble des mois de mission effectués (ce qui) permettra une modulation des heures réalisées par semaine, en fonction de l'emploi du temps du jeune volontaire".

Service national universel : quelle rémunération ?

La majoration de l'indemnité de Service Civique de 108 euros, initialement prévue pour les boursiers des échelons 5, 6 ou 7, sera élargie à l'ensemble des boursiers. Cette somme s'ajoute aux 580 euros mensuels perçus par les volontaires.

Service national obligatoire : qui est concerné ?

Le SNU est en partie obligatoire. Il comprend deux phases :

► La première phase d'une durée d'un mois est obligatoire pour tous les jeunes à partir de 15 ans. Elle comprend un "temps de cohésion" : c'est-à-dire "15 jours en hébergement, centrés sur les valeurs, les savoir-faire et savoir-être".  Pour la première fois, le SNU propose cette année trois séjours de cohésion aux 15-17 ans qui sont particulièrement indiqués pour les lycéens en classe de 2de qui n'est pas une classe d'examen. Cette année, le premier séjour de cohésion a lieu du 14 au 25 février et concernera 3000 jeunes accueillis dans 30 départements. D'autres séjours de cohésion seront organisés en juin et en juillet dans les mêmes centres et avec les mêmes équipes d'encadrement dans la mesure du possible. En raison du calendrier scolaire en février, aucun séjour de cohésion ne sera proposé pour La Réunion, Mayotte, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Saint-Barthélemy, Saint- Martin, Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et- Miquelon. Néanmoins, les jeunes volontaires de ces départements et territoires ultramarins pourront s'inscrire aux sessions de juin et de juillet. Concernant les volontaires de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique, seul un centre, situé en Guadeloupe et commun aux trois départements, sera proposé. Des jeunes volontaires seront invités à défiler, le 14 juillet place de la Concorde, pour prendre part à la " chorale de l'engagement ".

► Ensuite, les jeunes doivent réaliser, dans l'année qui suit, leur mission d'intérêt général (MIG) d'une durée de 12 jours ou de 84 heures auprès d'associations, de collectivités territoriales, d'institutions ou d'organismes publics, ou encore auprès de corps en uniforme. Elle doit s'inscrire dans l'une des 9 thématiques suivantes : citoyenneté, culture, défense et mémoire, éducation, environnement et développement durable, santé, sécurité, solidarité et sport.

► La seconde phase, d'une durée de 3 à 12 mois, peut être suivie sur la base du volontariat. Elle est liée à la culture, la solidarité, la citoyenneté, l'éducation, la santé, le sport, l'action internationale, la défense, la sécurité, etc.. Un engagement qui donne lieu à des contreparties financières pour le jeune : facilités d'accès au permis, crédits universitaires, éventuelle indemnisation….

Service national obligatoire : à quel âge faudra-t-il le faire ?

La première phase a lieu entre 15 et 17 ans, après la classe de troisième (juste après le brevet) ou à la fin de la classe de seconde voire exceptionnellement cette année la classe de 1ère. La seconde phase, non obligatoire, peut se faire entre 16 et 25 ans. Le SNU est l'occasion de vérifier l'état de santé des jeunes, de dépister des éventuels problèmes d'illettrisme, de réaliser un bilan de compétences simplifié et des entretiens individuels sur de potentielles difficultés sociales ou familiales. Tout cela permet de disposer d'une vision globale sur une classe d'âge. Mais concrètement, qu'apprennent les jeunes ?

Première phase Deuxième phase (en fonction du service choisi)
A réaliser les gestes de premiers secours A être impliqué dans l'armée, la police, la gendarmerie, les pompiers ou la sécurité civile
A s'orienter avec une boussole A s'engager dans l'accompagnement des personnes
A rendre compte d'une situation de danger par radio A s'engager dans la préservation du patrimoine
A découvrir les différentes formes d'engagement A s'engager dans la protection de l'environnement
A participer à un projet collectif en lien avec des associations ou des collectivités A s'engager dans le tutorat scolaire

En quoi consistent les missions d'intérêt général ?

Rappelons qu'une expérimentation a été lancée en juin 2019 pour 2000 jeunes âgés de 15 à 16 ans et été étendu en 2020 à 40 000 jeunes. Certains jeunes volontaires, en mission d'intérêt général auprès de la Croix-Rouge ont pu effectuer une mission pour l'aide alimentaire et vestimentaire"à travers des activités de collecte, tri, aide à la gestion de la vestiboutique, participation aux déstockages et aux braderies, accueil du public", précise le ministère. "À l'issue de sa mission d'intérêt général, s'il le souhaite, chaque volontaire peut choisir de s'engager jusqu'à ses 25 ans pour participer à l'édification d'une nation plus solidaire tout en développant des compétences qui lui sont propres. De 3 mois (minimum) à un an, cet engagement peut concerner la défense et la sécurité, l'accompagnement des personnes, la préservation du patrimoine, l'environnement,… (service civique, sapeur-pompier volontaire, réserviste, etc.)", précise le gouvernement. 

Pourquoi le Service National Universel est-il mis en place ?

"La jeunesse manque d'un moment de mixité, de cohésion sociale et territoriale, autour des valeurs de la République. Sortir de son environnement immédiat, se confronter à l'autre, découvrir un territoire, sont autant d'opportunités de se construire, de forger son identité. Ce moment doit aussi permettre de lever les freins à l'engagement. S'engager, c'est donner de son temps pour l'intérêt général. C'est aussi grandir, développer des compétences qui seront utiles pour s'insérer professionnellement. Or, si une écrasante majorité des jeunes veulent s'engager, ils sont trop nombreux à être freinés, pour des raisons financières, sociales, géographiques,
culturelles. Notre pays ne montre pas suffisamment à ses jeunes leur utilité sociale
" déclarait Gabriel Attal dans un communiqué. 

Le permis de conduire intégré au SNU ?

"Dans le Service national universel, on aura l'intégralité du permis qui sera intégré", avait déclaré Emmanuel Macron lors d'une réunion avec des jeunes, organisée en 2019 en Saône-et-Loire. "Ce qu'on veut faire, c'est baisser le coût d'acquisition pour les jeunes, pour qu'on puisse plus facilement (y) avoir accès", avait-il assuré. Dans un premier temps, lors de la phase obligatoire, les jeunes âgés de 16 ans peuvent suivre un module de deux heures qui porte sur le code de la route. Cette initiation au code peut donc se dérouler durant les 15 premiers jours d'internat. Le ministère précise que les participants peuvent avoir accès à une plateforme pour s'entraîner, et même obtenir une date pour l'examen après la phase obligatoire du SNU. Quant à l'examen du permis de conduire, il pourrait se dérouler durant la phase facultative du SNU, pour les jeunes âgés de 18 ans, mais cette proposition est encore à l'étude. Plusieurs pistes permettant de diminuer le coût du permis de conduire ont été remises au premier ministre.

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