Ecole Covid : les directeurs sauront quels élèves sont vaccinés

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"Ecole Covid : les directeurs sauront quels élèves sont vaccinés"

Le gouvernement vient de déposer un amendement afin que les chefs d'établissements scolaires aient accès au statut virologique et vaccinal des élèves.

[Mise à jour du 20 octobre à 18h23]. Pour mieux maîtriser l'épidémie de Covid à l'école, Olivier Véran a annoncé devant l'Assemblée nationale que le gouvernement venait de déposer un amendement visant à donner accès aux directeurs des établissements scolaires, au statut virologique et vaccinal des écoliers. Ils pourront ainsi savoir quels sont les élèves qui sont ou non vaccinés. L'objectif de cette levée du secret médical serait de rendre plus efficace la gestion de la crise et le protocole sanitaire, en facilitant l'accès aux données médicales des élèves, précise Le Parisien.

Les dernières actualités sur le Covid à l'école

  • 12 nouveaux départements sans masque depuis ce 18 octobre. Ils s'ajoutent donc aux précédents départements qui l'avaient déjà ôté à l'école primaire depuis le 11 octobre, et à ce jour, 79 départements où le taux d'incidence est inférieur à 50 cas pour 100 000 habitants pendant 5 jours consécutif ne l'imposent plus pour les élèves. Les professeurs quant à eux doivent continuer de le porter. Une nouvelle liste a été publiée le 14 octobre dans le Journal Officiel. En revanche, en raison de la hausse du taux d'incidence en Lozère, le masque redevient obligatoire pour les élèves de primaire alors qu'ils avaient cessé de le porter. Voici les 12 nouveaux départements concernés par la fin du port du masque à l'école élémentaire : L'Ain, l'Ariège, la Charente, le Cher, la Drôme, le Gard, l'Hérault, la Moselle, le Haut-Rhin, le Var, la Haute-Vienne, la Seine-et-Marne.
  • Masque obligatoire pour les enseignants. Malgré la levée du masque à l'école pour les élèves, les enseignants et le personnel doivent continuer à le porter, a confirmé Jean-Michel Blanquer ce jeudi 30 septembre. "Ça va arriver un jour je l'espère, et le plus tôt sera le mieux, mais pour l'instant ce serait prématuré et donc à ce stade, les adultes gardent leur masque [....] c'est ce qui a été vu par les autorités de santé", a précisé le ministre de l'Education nationale. 
  • Nombre d'écoles et de classes fermées en France. Le ministère de l'Education nationale a publié ce jeudi les chiffres concernant le nombre de classes et d'écoles fermées en France. En date du 14 octobre, 6 écoles et 1 180 classes sont fermées et le gouvernement enregistre 3382 élèves positifs et 236 parmi les membres du personnel.

  • Nouveau protocole expérimenté à l'école. Invité ce mardi 28 septembre sur FranceInfo, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, a annoncé qu'un nouveau protocole sanitaire allait être expérimenté dans une dizaine de départements "probablement dès le début de la semaine prochaine", sur suggestion d'un avis du Conseil scientifique du 13 septembre. Il s'agit de :  l'Aisne, l'Ariège, la Côte-d'Or, les Landes, la Manche, le Morbihan, la Moselle, le Rhône, le Val-d'Oise et le Var. L'instance préconise de réaliser des tests hebdomadaires systématiques dans les écoles primaires, "permettant alors de ne renvoyer chez eux que les enfants détectés positifs, et non tous les élèves de la même classe". En effet, avec ce nouveau protocole, un cas positif dans une classe n'entraînerait plus obligatoirement le renvoi automatique des enfants non-vaccinés chez eux. Désormais, un cas positif entrainera le dépistage de toute la classe. A l'issue duquel, seuls les cas positifs devront suivre des cours à distance pendant plusieurs jours. Ce dispositif sera mis en place dans des départements variés pour pouvoir les comparer. 
  • Nombre de tests hebdomadaires. L'objectif du gouvernement était fixé à 600 000 tests par semaine. "Aujourd'hui, on est autour de 200 000", a annoncé Jean-Michel Blanquer, avec un taux de positivité "en dessous de 0,15%". La raison : tous les parents ne donnent pas l'autorisation pour les tests. 
  • Jean-Michel Blanquer contre les dépistages massifs à l'école. Selon un avis du Conseil scientifique datant du 13 septembre et relayé par le quotidien Le Monde, le dépistage à l'école primaire devrait être systématique et hebdomadaire. "Seuls les enfants détectés positifs seraient alors renvoyés chez eux." Pour les collégiens et lycéens, le Conseil scientifique recommande un dépistage "dès le lendemain de l'apparition d'un cas avéré, tous les élèves d'un même niveau (et pas seulement les élèves d'une même classe, compte tenu du large brassage des adolescents entre eux). Mais, ensuite, il suffirait de n'isoler que les élèves positifs", précise Le Monde. Cette stratégie vise ainsi à éviter les fermetures de classes à l'école primaire et éviterait également de faire des différences entre les élèves vaccinés ou non vaccinés. Un avis que ne partage pas forcément Jean-Michel Blanquer. "La stratégie consistant à tester de manière extrêmement répétée, extrêmement massive, les enfants n'a pas que des avantages (...) Par exemple, la Société française de pédiatrie alerte sur le fait qu'il peut y avoir à la fois quelque chose d'anxiogène et de compliqué à faire cela de manière répétée", a expliqué le ministre de l'Education nationale lors d'une audition par la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale ce 21 septembre. Jean-Michel Blanquer se dit plutôt favorable à un dépistage renforcé "sur certains territoires, lorsque la circulation du virus apparaît particulièrement forte".
  • Le pass sanitaire pour les adolescents de plus de 12 ans et 2 mois. Face aux inquiétudes des parents dont les enfants nés à la fin d'année 2009 n'auront pas encore 12 ans lors de l'entrée en vigueur du pass sanitaire le 30 septembre, le gouvernement a revu sa copie. Comme l'a indiqué Le Parisien ce 8 septembre, le pass sanitaire ne s'appliquera finalement qu'à partir de 12 ans et 2 mois. "Le décret sera rédigé en ce sens", ont indiqué les services de Matignon. Les quelques 200 000 adolescents qui étaient concernés par ce problème auront donc deux mois pour se faire vacciner. A l'école, depuis la rentrée scolaire du 2 septembre, de nombreuses campagnes de vaccination sont organisées dans les collèges et lycées pour les élèves volontaires.
  • Harmonisation des règles d'indemnisation des parents. En cas de fermeture de classe, et si l'enfant est positif au Covid, l'un des parents ne pouvant télétravailler pourra bénéficier des indemnités journalières dérogatoires, sans délai de carence, avec un complément employeur, et ce qu'il soit vacciné ou non.
  • Purificateurs d'air et détecteurs de CO2 : mieux vaut ouvrir les fenêtres. "Ni les détecteurs de CO2 ni les purificateurs d'air ne sont l'alpha et l'oméga de la lutte contre le Covid", a déclaré Jean-Michel Blanquer sur France Inter ce 1er septembre. Le ministre précise par ailleurs que les collectivités ayant besoin d'une aide financière pour se doter de ces appareils pourront être aidées par le gouvernement. 

Fermeture de classe et Covid : dans quels cas ?

En présence d'un cas positif au coronavirus dans une classe, les collégiens et lycéens vaccinés pourront poursuivre les cours en présentiel alors que leurs camarades non vaccinés devront rester chez eux durant 7 jours. "En primaire, lorsqu'il y aura un cas de contamination dans une classe, on fermera" a indiqué le ministre.