Prime inflation à la rentrée : pour qui, quel montant ?

"Prime inflation à la rentrée : pour qui, quel montant ?"

La prime exceptionnelle de rentrée sera versée aux revenus les plus modestes dès le mois de septembre. Pour renforcer le pouvoir d'achat des plus précaires, le montant de base de 100 euros est variable, et les critères d'attribution précis. Qui pour en bénéficier ?

Dans le cadre de la loi pouvoir d'achat, le gouvernement a voté en faveur d'une prime visant à compenser l'inflation galopante des derniers mois (+5.8% en juin 2022 sur un an). Appelée  "prime inflation" ou "prime exceptionnelle de rentrée", elle fera l'objet d'un unique versement au moment de la rentrée. Causée notamment par la guerre en Ukraine, l'augmentation générale et quelquefois exorbitante des prix pèse sur les ménages les plus modestes. Plus de 9 millions de foyers pourront ainsi recevoir cette "aide alimentaire d'urgence", estimée à une centaine d'euros. Un prix qui varie en fonction du nombre d'enfants, et dont les critères d'attribution sont précis.  

Quand sera versée la prime inflation ?

Avec la hausse des prix à la consommation et de l'essence, le budget des ménages est fortement impacté par l'inflation. Pour aider les Français à faire face à cette situation, Elisabeth Borne a annoncé le versement d'une prime inflation dès la rentrée 2022. Elle sera versée directement sur les comptes bancaires des ménages concernés en septembre, mais la date précise n'a pas encore été annoncée.

Quel sera le montant de la prime inflation ?

Cette nouvelle aide de l'Etat devrait avoisiner les 100 euros, majorés de 50 euros par enfant. Le revenu fiscal de référence n'est pas pris en considération pour son attribution. Une famille composée de deux adultes et trois enfants percevra ainsi 250 euros.

Qui pourra bénéficier de la prime inflation ? 

Le gouvernement a annoncé que les plus modestes seraient les bénéficiaires de cette prime inflation. Il pourrait s'agir des étudiants de 18 à 25 ans ainsi que des parents ayant des revenus modestes ou encore des bénéficiaires des minimas sociaux. Sont ainsi concernés les foyers allocataires du RSA et des APL notamment. Et à partir du 1er octobre, cette prime sera complétée par une prime spécifique aux trajets domicile-travail effectués en voiture. Celle-ci dépendra par contre du revenu fiscal de référence, pourra atteindre au maximum 300 euros, assortis d'une " une majoration de 50 % pour tous ceux dont le travail est à plus de 30 km de leur lieu d'habitation " a précisé le ministre de l'économie Bruno Le Maire le 7 juillet dernier.

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