L'aide exceptionnelle versée à plus de 3,6 millions de foyers

Plus de 3,6 millions de foyers bénéficient de l'aide exceptionnelle de solidarité versée ce vendredi aux bénéficiaires de l'ASS ou du RSA ainsi qu'à ceux qui touchent les APL. Combien allez-vous toucher en fonction du nombre d'enfants ?

[Mise à jour du 15 mai à 11h39]. Au total, 3 630 000 de foyers bénéficient de l'aide exceptionnelle de solidarité versée aujourd'hui par les Caisses d'allocations familiales. Cela concerne 5 070 000 enfants pour un montant de 821 millions d'euros. "Conformément aux annonces du gouvernement, les Caisses d'allocations familiales versent aujourd'hui vendredi 15 mai l'aide exceptionnelle de solidarité aux bénéficiaires du RSA et aux foyers percevant des APL et ayant des enfants à charge. Cette aide de 150 euros et de 100 euros par enfant est également versée par la MSA à ses allocataires et par Pôle emploi au titre des bénéficiaires de l'Allocation spécifique de Solidarité" précise la Caf dans un communiqué du 15 mai. En moyenne, les familles toucheront 226 euros par foyer. 

Qui est concerné par l'aide exceptionnelle ?

  • Les personnes qui touchent le revenu de solidarité active (RSA) ou l'allocation de solidarité spécifique (ASS) en avril ou en mai peuvent bénéficier de cette aide exceptionnelle.
  • Ceux qui ne touchent pas l'ASS ou le RSA, mais perçoivent les aides aux logements (APL) font aussi partie des bénéficiaires.
  • Pour que les parents puissent en bénéficier, les enfants à charge doivent être âgés de moins de 20 ans.

Date de versement de l'aide exceptionnelle

Elle sera versée le vendredi 15 mai de manière automatique par les caisses d'allocations familiales (CAF), les caisses de la mutualité sociale agricole (MSA) et Pôle emploi, sans avoir de démarche à effectuer. "Ces aides s'ajouteront aux aides sociales versées mensuellement tout au long de l'année, et sera versée automatiquement aux personnes qui y ont droit", précise le gouvernement.

Montant de l'aide exceptionnelle : combien les parents vont-ils toucher ?

Les foyers qui bénéficient du RSA ou de l'ASS toucheront 150 euros, un montant majoré de 100 euros par enfant. Ceux qui perçoivent les APL auront droit à 100 euros, et 100 euros supplémentaire par enfant.

Montant de l'aide exceptionnelle pour les bénéficiaires des APL

Si vous percevez les aides personnelles au logement en avril ou en mai 2020, mais que vous ne bénéficiez pas du RSA ou de l'ASS, vous pourrez alors toucher, dès le 15 mai, une aide de 100 euros par enfant à condition qu'il soit âgé de moins de 20 ans.

Nombre d'enfants

APL

Personne seule ou en couple -

1 enfant

100 euros
2 enfants

200 euros

3 enfants 300 euros
4 enfants 400 euros
Par enfant supplémentaire 100 euros

Montant de l'aide exceptionnelle pour les bénéficiaires du RSA et de l'ASS

Si vous bénéficiez du revenu de solidarité active ou de l'allocation de solidarité spécifique en avril ou en mai 2020, vous pourrez alors percevoir, dès le 15 mai, une aide de 150 euros, à laquelle s'ajoute 100 euros par enfant à charge de moins de 20 ans.

Nombre d'enfants

RSA ou ASS
Personne seule ou en couple 150 euros

1 enfant

Foyer avec un enfant :

250 euros

2 enfants 350 euros
3 enfants 450 euros
4 enfants 550 euros
Par enfant supplémentaire 100 euros

Une aide de 200 euros pour les jeunes précaires

Emmanuel Macron avait affirmé que les étudiants qui en ont besoin, bénéficieraient d'aides de l'Etat. "Les étudiants les plus précaires, vivant parfois loin de leur famille, en particulier lorsque celles-ci viennent d'Outre-mer seront aussi aidés", avait annoncé le chef de l'Etat le 13 avril dernier. Ce 4 avril, Edouard Philippe a donné plus de précisions : une aide de 200 euros sera versée début juin aux étudiants ayant perdu leur travail ou leur stage, ainsi et mi-juin aux jeunes de moins de 25 ans qui touchent les APL.

Le confinement impacte le budget des familles

Le confinement a des conséquences non négligeables sur le budget des familles, à commencer par les dépenses liées à l'alimentation puisque les parents doivent préparer trois repas par jour en plus du goûter. Les ménages français ont également augmenté leur quantité de courses de façon significative, "environ 50 euros de plus par semaine" confie une famille du Nord de la France à Public Sénat. "Le coût d'un repas à la cantine, c'est 2 ou 3 euros. Lorsqu'on mange à la maison, cela coûte plus cher, même si les familles les plus modestes font très attention" a déclaré le 8 avril Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture. Certaines familles perdent par ailleurs une grosse part de leurs revenus, rendant les fins de mois encore plus difficiles. Ce sont "22 millions de Français qui ont quitté la restauration collective et mangent à la maison. Il y en a une petite moitié qui sont des enfants, des élèves des collèges et des lycées et des étudiants" a-t-il ajouté.

Une aide alimentaire pour les plus précaires

Dans un communiqué du 23 avril, les ministres Julien Denormandie et Christelle Dublos ont annoncé un plan de soutien à l'aide alimentaire d'un budget de 39 millions d'euros pour les Français les plus précaires. Aussi, les parents bénéficiaires de l'aide exceptionnelle de solidarité et qui ont des difficultés à attendre son versement le 15 mai, pourront en bénéficier. Le gouvernement mettra notamment en place des chèques services comme c'est le cas pour les personnes hébergées et sans abri. En outre, "10 millions d'euros seront destinés aux territoires métropolitains (des zones en Île-de-France, à Lyon, à Marseille sont déjà identifiées), et se fera sous la forme de distribution aux foyers les plus en difficultés de chèques d'urgence alimentaire, pour un équivalent moyen de 105 euros par foyer pour un mois" précise le gouvernement. Au total, près de 100 000 foyers devraient être concernés par cette aide, dont 25 000 foyers en Seine-Saint-Denis, particulièrement en difficulté, comme les territoires d'outremer, notamment à Mayotte, en Guyane et à Saint-Martin. Cette aide d'urgence alimentaire, coordonnée par les préfectures, se fera via les collectivités, qui pourront s'appuyer sur les centres communaux d'action sociale, en lien avec les réseaux associatifs locaux.

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