Grève et journée sans sage-femme ce 5 mai

A l'occasion de la journée mondiale des sages-femmes qui a lieu le 5 mai, les professionnels de santé font grève pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer plus de reconnaissance et valorisation de leur métier.

Grève et journée sans sage-femme ce 5 mai
© Natalia Deriabina-123rf

Une journée sans sage-femme, à l'occasion de la journée mondiale de la profession, c'est ce qu'ont organisé ce mercredi 5 mai les associations et organisations syndicales pour dénoncer les conditions de travail "inacceptables". Dans un communiqué, l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes réclame plus de reconnaissance du métier, notamment auprès des autres professionnels médicaux, ainsi que la reconnaissance de leur diplôme à sa juste valeur. Les 24.000 sages-femmes qui exercent en France estiment par ailleurs avoir été "les grandes oubliées de la crise sanitaire" qu'il s'agisse de la dotation de masques, de la réalisation des tests PCR ou des vaccins anti-covid. Elles réclament une revalorisation de leur salaire, compte tenu de leur formation et de leurs responsabilités, et préviennent du nombre de professionnels qui se reconvertissent en nombre. "Les conditions d'exercice sont inacceptables pour un pays comme le nôtre où nos maternités sont devenues des usines, où la rentabilité prime sur l'humain" dénoncent-elles.

Les sages-femmes assurent 80% des accouchements par voie basse

Elles rappellent qu'en France, quasi "aucune naissance n'est possible sans la présence d'une sage-femme" puisqu'elles assurent à elles seules "80% des accouchements par voie basse". En outre, les futurs et jeunes parents sont nombreux à faire appel à elles pour les accouchements à la maison, en salle nature ou dans une maison de naissance. "Les mères et les enfants méritent humanité, personnalisation et sécurité dans cette période précieuse de la naissance. Les femmes méritent écoute, information et des soins de qualité dans leur suivi gynécologique et contraceptif", ajoutent les sages-femmes, qui espèrent des actions concrètes du gouvernement après 5 journées de mobilisation depuis le mois de janvier.