Quand l'automne revient...

«Quand l'automne revient Et ses dernières roses Mon âme se souvient de choses.» écrivait Baudelaire. Quand l'automne revient et ses profs à payer les promesses sont oubliées par les politiques de misère.

Octobre déjà

et les caisses sont toujours vides.

Celles des élus ?

Pas du tout !

Peut-être celles de l’État.

Mais celles des enseignants,

très sûrement.

Car des discours de printemps

du candidat président

il ne reste qu'un bide.


Quand l'automne revient

et ses découverts à gogo

les banques se frottent les mains.

Tombent, tombent les agios.

Plus facile de pénaliser

les profs démunis

que l'institution concernée.

Les responsables sont impunis.

Aux uns, la manne bancaire.

Et pour les profs, ne reste que la galère.


Quand l'automne revient,

amenant pluie et frimas

bien à l'abri s'installent les syndicats.

A quoi bon bouger pour les MA,

défendre ceux qui ne reçoivent rien ?

Certains ont d'autres chats à fouetter

que compter et recompter

et chaque mois, se stresser.


L'automne est revenu.

Avec ses impôts et ses factures.

Mais comme Perrette et son pot au lait :

adieu veaux, vaches, cochons, couvées.

Les élections sont passées,

les traitements toujours impayés.

Adieu considération et respect.

Droite et gauche, c'est le même couplet.


Au fil des élections,

c'est toujours la même chanson.

Et pourtant les salaires

sont toujours aussi bas.

Même avec un doctorat,

les profs vivent à la cloche de bois.

Quand l'automne revient...
Quand l'automne revient...

Octobre déjà et les caisses sont toujours vides. Celles des élus ? Pas du tout ! Peut-être celles de l’État. Mais celles des enseignants, très sûrement. Car des discours de printemps du candidat président il ne reste qu'un...