Tests salivaires à l'école : élèves de la zone A, comment ça va se passer ?

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"Tests salivaires à l'école : élèves de la zone A, comment ça va se passer ?"

A partir de ce lundi 22 février, les élèves de la zone A sont de retour de vacances. Jean-Michel Blanquer a confirmé qu'entre 50.000 et 80.000 tests salivaires seraient réalisés, pour atteindre 200.000 tests par semaine. Comment ça va se passer ?

200 000 tests salivaires au retour des vacances scolaires

[Mise à jour du 22 février à 18h19]. Ce 20 février, Jean-Michel Blanquer a indiqué sur BFMTV  qu'"entre 50 000 et 80 000 tests salivaires" allaient être réalisés dans les établissements scolaires à partir de ce 22 février pour la zone A. A terme, ce sont 200 000 tests par semaine qui seront effectués. "Avec les tests salivaires, nous pensons que tout le monde acceptera de se faire tester (...) Nous allons les proposer de façon prioritaire dans les écoles primaires car c'est là que nous avions le plus de difficultés à faire accepter les tests PCR naso-pharyngés", a expliqué le ministre de l'Education nationale.

Dans un avis rendu public ce 11 février, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait autorisé le recours à cette méthode dans le cadre de dépistages "à large échelle" dans des groupes fermés et donc dans des établissements scolaires. L'utilisation des tests salivaires est désormais recommandée pour rechercher des cas contacts "lorsque le prélèvement naso-pharyngé est difficile ou impossible".  "Leur très bonne acceptabilité et leur bon niveau de performance sont particulièrement adaptés à ce type de dépistage, et en particulier à leur répétition", avait expliqué le professeure Dominique Le Guludec, présidente du Collège de la HAS. Une décision saluée le même jour par Jean Castex lors d'un déplacement dans une école parisienne avec Olivier Véran. Ces tests seront proposés aux "enfants, dans les écoles, les collèges, les lycées (...) Un public qui est plus fragile et parfois plus réticent au test nasopharyngé et aux désagréments qu'il peut provoquer", avait expliqué le Premier ministre.  Comme pour les tests, les tests salivaires "ne seront pas obligatoires et une autorisation parentale sera nécessaire", précise le ministère de l'Éducation.

Test salivaire à l'école : comment ça va se passer ?

Dans son avis, la HAS a précisé les conditions techniques de réalisation de ces tests salivaires. Le prélèvement salivaire peut être réalisé de manière assistée ou sous la forme d'un auto-prélèvement directement au laboratoire, sur un site de dépistage ou à domicile, dans un tube fourni dans un kit de prélèvement, à ne pas mettre ensuite au réfrigérateur. Si l'enfant, notamment s'il est très jeune, a du mal à cracher, la salive peut être prélevée sous sa langue à l'aide d'une pipette. Le prélèvement doit être réalisé 30 minutes après la dernière prise de boisson, d'aliment,  du brossage des dents ou d'un rinçage bucco-dentaire. Il est examiné dans la journée et le délai permettant d'obtenir le résultat est le même que celui d'un test RT-PCR nasopharyngé. Le test salivaire ne permet donc pas un gain de temps mais il est beaucoup mieux accepté par les plus jeunes.

Combien de tests dans les écoles ?

Dans les établissements scolaires, Olivier Véran avait annoncé ce 14 janvier un protocole permettant de tester "jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois". "La capacité de dépistage dans les établissements scolaires sera augmentée, avec un objectif de 300 000 tests par semaine et des objectifs fixés par académie", précisait le gouvernement. Cette mesure visait notamment à détecter la présence du variant anglais, qui semble davantage contagieux chez les enfants "sans que l'on ait plus de cas graves", avait précisé le ministre de la Santé lors d'un déplacement à Metz ce 14 janvier. Le déploiement de ces tests pourrait augmenter le nombre de fermetures de classes et d'école, a annoncé Jean-Michel Blanquer ce 19 janvier sur France Info.

Tests à l'école : qui est concerné, à quel âge ?

  • Les enseignants et les enfants sont concernés par le dépistage à l'école. Il se fera sur la base du volontariat, et une autorisation parentale sera nécessaire pour effectuer le test à l'école. 
  • Des tests dès 6 ans ? Lorsque les autorités sanitaires le décident, des tests peuvent être proposés aussi aux élèves à partir de 6 ans après autorisation parentale. "Sauf circonstances exceptionnelles relevées par les autorités sanitaires, il ne sera pas proposé de tests aux élèves de l'école primaire", précise le gouvernement.
  • Ces opérations de test seront proposées de manière prioritaire aux personnels, lycéens et les collégiens dans les établissements scolaires situés dans des zones où le virus circule de façon active.
  • Les personnels de santé scolaire et les personnels des services de médecine de prévention volontaires qui ont plus de 50 ans ou qui présentent des comorbidités avec risque de forme grave de Covid-19 peuvent se faire vacciner comme l'ensemble des professionnels de santé.
  • Ce 12 novembre, Jean-Michel Blanquer avait déjà annoncé que des dépistages seraient mis à disposition des établissements scolaires. 'Il y aura plus de dépistages des personnels travaillant dans les écoles et les établissements scolaires. Une instruction interministérielle envoyée à toutes académies et agences régionales de santé rappelle que les personnels sont prioritaires pour l'accès aux tests PCR. Elle permet aussi le déploiement de près d'1,2 million de tests antigéniques qui seront mis à disposition des établissements scolaires (...) Certaines zones plus exposées au virus seront prioritaires", a indiqué le ministre de l'Education nationale. 
  • Un accès prioritaire pour le personnel de l'Education. Afin de renforcer la protection des personnels scolaires et des élèves, et d'accélérer l'identification des cas positifs, le ministère de l'Education nationale précise que les personnels des établissements scolaires des premier et second degrés peuvent bénéficier d'un accès prioritaire aux tests RT-PCR dans les laboratoires de biologie médicale.

Qui réalisera les tests dans les établissements scolaires ?

Ils seront réalisés par des personnels de santé volontaires du ministère de l'Éducation nationale à savoir des médecins et des infirmiers scolaires et de prévention. Des sapeurs-pompiers et des membres des associations agréées de sécurité civile pourront être appelés en renfort localement tout comme des infirmiers et des infirmières libéraux.

A quel âge, dans quels cas faire tester mon enfant ?

Le test est-il obligatoire à l'école ?

Le vaccin n'étant pas obligatoire, les tests effectués en milieu scolaire seront organisés sur la base du volontariat. "Les dépistages se feront sur la base du volontariat pour les adultes et avec l'autorisation des parents pour les enfants", dès 6 ans, indique le ministère de l'Education nationale. Les tests ne seront donc pas obligatoires pour les élèves, et les parents devront donner leur accord s'ils souhaitent que leurs enfants se fassent dépister.

Que se passera-t-il en cas de test positif ?

A chaque fois que trois cas seront détectés dans un établissement scolaire sur une période de 7 jours, une équipe de dépistage pourra se rendre sur place afin de réaliser des tests. "Dans cette hypothèse, tous les personnels ainsi que les lycéens et collégiens (avec accord des responsables légaux pour les mineurs) non identifiés personne contact à risque se verront offrir la possibilité de réaliser un test antigénique". Par ailleurs, dans un communiqué du 15 janvier, l'ARS Ile-de-France précise que les actions de dépistage dans les lycées et collèges de la région "prévoiront l'orientation systématique des personnes testées positives vers un nouveau test PCR réalisé avec la technique Thermo Fisher. En complément, un échantillonnage sera demandé aux laboratoires pour qu'une partie des prélèvements réalisés sur les sujets de moins de 30 ans soit transmise au CNR pour séquençage".

Tests à l'école © Ministère de l'Education nationale