Viagra, moutons... Ces idées insolites contre les fermetures d'écoles

En raison d'un nombre insuffisant d'élèves et pour éviter la fermeture d'une classe, le maire de Montereau souhaite distribuer aux parents des pilules bleues pour les inciter à faire des enfants. Récemment, une commune de l'Isère a scolarisé des moutons afin d'augmenter les effectifs.

Les maires des communes françaises sont prêts à tout pour défendre leurs écoles. Dans le Loiret, un arrêté municipal précise que Jean Debouzy, le maire de Montereau "est favorable à la distribution de petites pilules bleues", qui seront distribuées "aux couples de 18 à 40 ans afin de leur donner toutes les chances de conception et ainsi préserver les écoles dans deux communes". L'article 3 ajoute qu'il est également "prêt à étudier avec le Conseil Municipal pour verser une prime spéciale de maternité pour chaque naissance". En effet, faute d'effectifs dans les établissements scolaires, certaines classes risquent de fermer. Pour éviter d'en arriver à la suppression de sa classe, cette petite commune de 600 habitants cherche donc à attirer l'attention en jouant la carte de l'humour.

Des moutons font leur rentrée des classes

Le 7 mai dernier, c'est l'école Jules-Ferry de Crêts, en Belledonne (Isère), qui a fait parler d'elle ! Et pour cause : pour augmenter les effectifs d'une classe menacée d'être supprimée, les écoliers étaient accompagnés de 65 moutons dans la cour de récréation. "On ne gère pas une école comme on gère un troupeau", "On ne nous tondra pas", "On n'est pas des moutons", pouvait-on lire sur leurs pancartes. Les parents d'élèves, soutenus par un agriculteur local, sont ainsi parvenus à inscrire 15 moutons parmi lesquels Jason Toison d'or, Dolly la brebis clonée, Panurge, Saute-mouton et Mouton noir. Après avoir validé leur dossier, le maire Jean-Louis Maret a redonné espoir aux parents d'élèves. "L'éducation nationale, ce n'est malheureusement que des chiffres. Et donc maintenant, avec cette remontée subite des effectifs, on est bon. On peut aller voir la directrice d'académie pour faire valoir nos droits et sauver notre classe", avait déclaré au Parisien une mère de famille. Une rentrée des classes pas comme les autres pour ces enfants qui apprécié se faire de nouveaux amis.