VIRSKY, ensemble national d'Ukraine : "Ici, on danse avec le cœur"

"Virsky", ensemble national de danses ukrainiennes, investit la scène du Palais des Congrès de Paris du 5 au 9 décembre. Au programme : danses traditionnelles, costumes colorés et sourires contagieux. Les danseurs de la troupe nous expliquent pourquoi il faut aller voir le spectacle. Rencontre.

VIRSKY, ensemble national d'Ukraine : "Ici, on danse avec le cœur"
© ValProd

Préparez-vous à être éblouis : du 5 au 9 décembre, Virsky, l'ensemble national d'Ukraine, se produit sur la scène du Palais des Congrès. Le Journal des Femmes a rencontré Oleksandr Ometsinskvi, Ievgeniia Kinal et Ganna Semenko, trois danseurs de la troupe, qu'ils ont intégrée il y a 12, 18 et 20 ans. Les 70 artistes de l'ensemble national ukrainien forment une véritable famille qui vit au rythme effréné des répétitions, séances de maquillages, voyages et spectacles. Ils nous parlent de leur discipline de fer, des traditions ukrainiennes et nous expliquent pourquoi il faut se laisser tenter par Virsky

Le Journal des Femmes : Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Oleksandr Ometsinskvi : (Il lit une inscription en ukrainien sur son t-shirt) Ici, "on danse avec le cœur", c'est le plus important. Nous donnons des émotions et les spectateurs nous transmettent également des ondes positives. C'est un échange, un partage.

Ievgeniia Kinal : Étant petits, nous regardions les concerts de l'ensemble Virsky et nous en sommes tombés amoureux. C'est pour cela que nous sommes là aujourd'hui. De plus, il est intéressant pour chacun d'en apprendre davantage sur la culture ukrainienne. Le public français pourra, par exemple, découvrir les arts martiaux ukrainiens lors d'une danse spécifique. Il y a des passages plus drôles, d'autres plus touchants. C'est un spectacle lyrique, gai, joyeux.

Ganna Semenko : Dans la panoplie de numéros que nous présentons, on peut distinguer deux catégories. Dans la première, nous présentons des danses traditionnelles de différentes régions et qui montrent la culture authentique de l'Ukraine. Dans la seconde, vous verrez des tableaux scéniques qui racontent un récit.

Que pensez-vous du public français ?

G.S :  À Paris, le public est très exigeant. Lorsque l'on danse, c'est uniquement à la fin du spectacle que l'on perçoit les réactions de l'audience. Dans votre capitale, beaucoup de spectacles, de troupes arrivent du monde entier. On se rend compte que le public parisien est sans cesse à la recherche de cette qualité.

I.K : Le public est bien formé, ce sont des connaisseurs, car ils sont grands consommateurs de spectacles, il faut donc être à la hauteur. C'est une pression supplémentaire. 

Comment vous préparez-vous à une représentation ?

I.K : Si ce sont des tournées, nous avons toujours une véritable répétition avant le spectacle. Elle est obligatoire. Cette tradition nous vient du fondateur du ballet Pablo Virsky. Il a instauré cette habitude de continuer à répéter même avant une représentation. Après, nous devons passer par la case maquillage.

O.O : Une heure avant le concert, on s'arrête. Cela s'appelle l'heure morte. Nous devons libérer la scène pour qu'ils puissent la préparer, c'est pour cela que nous avons du temps de répit, plus ou moins long en fonction des pays et des salles de concert. Plus le repos est long, plus nous sommes heureux (Rires).

Ce rythme de vie n'est-il pas éprouvant ?

O.O : Si, extrêmement, surtout lorsque nous devons faire de très longs voyages pour arriver au lieu de concert. Parfois, nous avons deux représentations par jour, il n'y a rien de pire, car on est épuisé moralement et physiquement. Heureusement que nous sommes passionnés par notre métier (rires).

Parlez-nous de votre hygiène de vie. Comment tenez-vous la cadence ?

O.O : Notre secret, ce sont les répétitions acharnées. Je vais vous raconter une histoire drôle : un jour, un enfant vient voir un spectacle de cirque avec des clowns, des acrobates... jusqu'à l'apogée de la soirée : des éléphants qui parviennent à voler avec leurs oreilles. Ébahi, l'enfant applaudit à tout rompre. Le petit éléphant lance alors au garçon : "Si tu savais comme on est frappé pour que l'on puisse voler". C'est une blague, nous ne sommes pas frappés (Rires), même si les entraînements sont durs, il faut s'accrocher ! Cela signifie que le spectateur ne voit pas forcément tout le travail acharné qu'il y a derrière une représentation, mais avec suffisamment de volonté et d'entraînement, on peut parvenir à tout. 

Qu'apprend-on en allant voir "Virsky" ?

G.S : D'abord, on remarque que l'Ukraine est un pays complètement différent de la Russie dans sa culture. Nous, les vrais Ukrainiens, on se fâche souvent lorsque les étrangers nous appellent des Russes. C'est pour cela que je demande à tous les Français de venir voir notre spectacle. Nous voudrions qu'ils voient la vraie Ukraine, nos coutumes, nos traditions, notre histoire. Contrairement à la croyance populaire, les instruments russes comme la balalaïka ou le symbole de l'ours ne font pas partie de notre culture. Nous nous différencions de par notre musique et notre langue, même s'il y a beaucoup de similitudes du fait de notre proximité géographique.

Que promettez-vous aux spectateurs ?

I.K : On vous garantit que personne ne sortira de ce spectacle mécontent ! Les gens vibrent et vivent avec nous ce concert. Et pourquoi pas leur donner envie de visiter l'Ukraine pour Noël ou le nouvel an ?

Informations pratiques : 

Dates : mercredi 5 décembre à 20h - jeudi 6 décembre à 20h
vendredi 7 décembre à 21h - samedi 8 décembre à 16h et 20h

dimanche 9 décembre à 16h

Tarifs : De 30 à 79 €
Réservation : Fnac, Carrefour et points de vente habituels
0 892 683 622 (0,40 € ht/min) - www.fnac.com
www.viparis.com - www.virsky.valprod.fr

Voir aussi :