Fumier : où le trouver et comment l'utiliser ?

Qu'est-ce que le fumier ? Où le trouver et lequel choisir ? Découvrez comment utiliser le fumier dans votre jardin !

Fumier : où le trouver et comment l'utiliser ?
© fedorkondratenko - 123RF

Le fumier, qu'est-ce que c'est ?

Le fumier est un mélange fermenté des litières de déjections des animaux utilisé pour enrichir les sols. Plus précisément, il s'agit de lisier (mélange d'excréments solides et d'urines d'animaux) associé à de la litière type paille, céréales, granulés de bois, etc.

Riche en matières organiques, le fumier est un excellent amendement : en enrichissant la terre en humus, il améliore la qualité des sols. Il permet ainsi un meilleur développement des plantes cultivées en rendant la terre plus perméable à l'air et à l'eau et plus facile à travailler et en améliorant la structure des sols.

Quel est le meilleur fumier ?

La réponse à cette question dépend de votre sol ! Petit tour d'horizon des différents types de fumiers :

  • Le fumier de cheval et autres équidés : léger et chaud, il est utilisé pour améliorer les sols lourds et froids. Il est particulièrement adapté pour les terres argileuses. Il peut être utilisé comme engrais au potager ou en paillage au pied des plantations gourmandes (cucurbitacées ou tomates par exemples).
  • Le fumier de bovins : humide, froid, très compact et riche en humus, il s'utilise pour amender les sols légers qui ont tendance à se réchauffer vite auxquels il donne du corps et à qui il apporte de fraicheur. Les sols concernés sont les terres sableuses, calcaires ou siliceuses.
  • Le fumier d'ovins (chèvres ou moutons) : sec, chaud et riche en potasse, le fumier d'ovins est intéressant au potager pour les légumes fruits ! Attention toutefois à l'utiliser une fois qu'il est bien décomposé, faute de quoi il pourrait brûler les racines des plantes.
  • Le fumier de volailles : très chaud, riche en azote, potasse et oligo-éléments, il doit être utilisé avec parcimonie sous peine, comme le fumier d'ovins, de brûler les racines des végétaux. Idéalement, il convient de le mélanger à du compost, ce qui compense sa pauvreté en humus. On l'utilise ensuite en engrais pour des plantes se développant rapidement, comme les légumes-feuilles par exemple (poireaux, salades, …).
  • Le fumier de lapins : assez lourd, il améliore les sols légers. Il peut être utilisé par exemple au moment du bêchage de votre terrain.

Où trouver du fumier ?

Si vous connaissez un éleveur de bovins ou le directeur d'un centre équestre, vous pouvez le lui demander directement. Sinon, le plus simple est peut-être de se rendre en jardinerie, où vous trouverez des sacs de fumier déjà compostés.

Quand et comment utiliser le fumier ?

Première chose à savoir : le fumier ne doit pas être utilisé frais ! Il faut en quelque sorte le faire vieillir. Frais, il contient des germes et peut brûler les racines des végétaux. En plus, comme il se décompose très lentement, il risque d'appauvrir le sol en azote. Concrètement, il faut le composter pour le débarrassera des agents pathogènes qu'il contient. Dans l'idéal, ajoutez-le à votre compost végétal, ce qui vous donnera un mélange équilibré. Si vous allez le chercher déjà prêt, il faut que vous connaissiez son âge : par exemple, un fumier de cheval doit avoir un an de vieillissement alors qu'on privilégiera deux ans pour un fumier de bovins ou d'ovins.

Une fois vieilli, le fumier peut être épandu à raison de 1 à 3 kg par m², sur une terre un peu travaillée. La meilleure saison pour l'épandage est sans doute l'automne et ce une fois tous les 2 ou 3 ans. Laissez-le en surface, il a besoin d'oxygène pour se décomposer. À partir du printemps, vous pouvez le pailler régulièrement pour accélérer son assimilation par le sol.