Ces petits défauts qui font craquer les hommes

"Si vous n’aimez pas vos imperfections, quelqu’un les aimera pour vous". Cette phrase, vous la connaissez, c’est la promesse de Meetic, pionner des sites de rencontre. Alors histoire de relativiser nos petits défauts, on a interrogé des couples : les filles nous racontent leur petite imperfection, les hommes nous dévoilent pourquoi il l’aime.

Ces petits défauts qui font craquer les hommes
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Je parle trop fort

Carole, 27 ans : "On m’a toujours dit que je parlais trop fort. Du moins, on me l’a toujours fait comprendre avec des petits gestes de la main type " baisse d’un ton ". Mal à l’aise, il me faut toujours quinze minutes pour l’ouvrir à nouveau et à peine dix pour retrouver mes décibels. C’est comme ça, je ne m’entends pas parler, je suis une marchande de poisson qui s’ignore."

Ce qu’en dit son mec : "La première fois que je l’ai vue, c’est parce que je l’avais entendue. Elle était avec des potes à la table voisine d’un café et sa copine lui disait " mollo " en me regardant du genre " on va déranger le type d’à côté ". Elle avait beau faire des efforts pour baisser le son, ça ne marchait pas. Je trouvais sa spontanéité touchante. Avec elle, chaque mot pèse. Carole ne marmonne jamais, elle dit. Et j’adore que ce ne soit jamais à moitié."

Je suis bordélique

Stéphanie, 34 ans : "Quand je termine un livre, je le range par terre, quand je retire mes chaussettes je les mets au sale sous le lit et quand je me débarrasse d’un mouchoir usagé, je le jette à la poubelle sur mon bureau. J’ai entendu toute mon enfance qu’il était difficile de vivre avec moi (mes parents hésitaient à me virer mais j’avais sept ans) et je craignais de faire fuir les hommes avec mon désordre ambiant."

Ce qu’en dit son mec : "Ma première nuit chez Stéphanie se résume à : chercher sa télécommande partout, chercher un Doliprane partout, chercher des capotes partout. On a bien ri et je me suis senti très vite à l’aise, parce que je suis également un grand bordélique et que ça m’a toujours posé souci avec les filles en général."

Je suis toujours en retard

Marie, 25 ans : "J’ai une maladie (à ce stade, je n’ai pas d’autres mots), je ne suis jamais à l’heure aux rendez-vous fixés. Mon entourage fatigue. Souvent on pense que je m’en fous ou que je manque de respect. Pourtant je donne tout. J’ai même acheté une montre hors de prix pensant que je la regarderais plus souvent. Je la regarde et je me sens riche (ou pauvre, c’est selon) mais rien n’y fait."

Ce qu’en pense son mec : "J’aime bien ses petits retards. Je la désire à chaque fois et chacun de nos rendez-vous ressemblent au premier. Je la guette, la cherche et quand je la vois arriver, j’ai le cœur qui s’emballe et je me dis à chaque fois que j’ai de la chance. (C’est moi qui aie payé sa montre)."

Je n’ai pas de culture générale

Carmen, 35 ans : "J’ai l’impression d’être larguée dès qu’une conversation dépasse la pluie et le beau temps. Si je m’y connais en météo, mais aussi en blogs et quiches salées, je me trouve bête dès qu’on parle politique, inflation, immobilier et mercato télé."

Ce qu’en dit son mec : "Ça me touche que Carmen soit un peu larguée quand on parle des infos du jour. Parce qu’elle rougit et essaie de changer de sujet, de peur d’avoir l’air bête. Alors que moi, j’adore ces réflexions innocentes et à côté de la plaque. Et elle oublie souvent que si elle manque de culture générale, comme elle dit, elle a la chance de faire au quotidien un boulot qui la passionne : sage-femme. Elle dédie toute sa curiosité à la grossesse et la naissance et je suis fier d’elle, en cachette, quand je l’observe chaque soir lire des bouquins à ce sujet."

J’ai un rire étrange

Solène, 30 ans : "Quand je me marre, je renifle comme un cochon. Du coup, je prends parfois le parti de faire la gueule histoire qu’on ne se moque pas de moi. Je pensais que mon plus gros complexe se logeait dans mes fesses (de taille) mais non en fait."

Ce qu’en dit son mec : "Au premier rendez-vous, elle mettait sa main devant sa bouche quand elle rigolait, comme pour étouffer son rire. Puis j’ai fini par le découvrir. Oui Solène a un drôle de rire. Très grand, très bruyant, c’est plus fort qu’elle. J’adore. Parce que quand elle rit, elle part dans son monde et entraîne avec elle. Chaque éclat est vraiment sincère. Même si elle prétend manquer de délicatesse, moi je certifie qu’il n’y a rien de plus délicat qu’un rire aussi franc et naturel. Et c’est super pratique pour la retrouver en soirée."

Je suis une éternelle enfant

Andréa, 28 ans : "Dans ma tête, j’ai quatre ans. Je mange des bonbons, mais surtout, je ne sais pas gérer l’absence ou les disputes. Je fais des caprices quand la personne que je veux voir annule au dernier moment et je n’hésite pas à me faire remarquer pour ramener l’attention à moi. Quatre ans, quoi. J’en ai presque trente de plus."

Ce qu’en dit son mec : "Même si parfois elle est chiante (elle tape du pied comme personne quand elle n’est pas contente) je la trouve touchante quand elle réagit comme une enfant. Sans doute parce que moi j’ai toujours besoin d’être rassuré et que mine de rien, quand elle fait une petite scène parce que je pars en week-end avec des potes et que je vais lui manquer, je me dis qu’elle m’aime, cette fille. Au fond, elle ne caprice pas, elle est juste triste et l'exprime à sa façon. Et je la rassure comme j’aimerais être rassuré."

Je suis une grande sensible

Marlène, 31 ans : "Je pleure très facilement, que ce soit devant une série ou un documentaire (sur le chômage, ça marche aussi). Dans la rue, si une vieille dame fait tomber son écharpe, je ressens instantanément de la peine et cours lui ramasser. Je suis un volcan réveillé depuis toujours et même moi je me fatigue."

Ce qu’en dit son mec : "Ça me plaît, qu’elle soit autant sensible. Dans ma famille, on parle peu, je n’ai jamais été éduqué à balancer mes émotions sur la table. Parfois, je surprends Marlène en pleine conversation avec mon père et je suis épatée qu’elle parvienne à l’apprivoiser comme ça. Elle me donne envie de m’exprimer, elle me pousse à devenir transparent là où j’ai toujours appris à me cacher. Avec elle, je suis dans le vraie, j’ose dire les choses."

Je suis trop stressée

Audrey, 30 ans : "Je panique pour un rien. Chaque chose à faire me semble une montagne infranchissable. J’ai beau constater avec le temps que je parviens toujours à mes fins, rien n’y fait : je passe mes nuits à chercher le sommeil, ou plutôt des solutions pour avancer. La nuit, je bosse dans ma tête, je me projette en train de lancer une machine à laver et je prévois mon lendemain à la minute près."

Ce qu’en dit son mec : "Le stress d’Audrey me secoue au quotidien. Comme pour la décharger, je suis devenu un peu plus vif qu’à l’époque. Je m’occupe de l’appartement, je pense au loyer en temps et en heure, j’organise toutes les vacances. Ça lui fait du bien de se reposer sur moi et moi, je découvre que c’est agréable de ne plus procrastiner : au moins, les choses sont faites et je ne me retrouve jamais dans l’embarras."

Je suis introvertie

Célia, 28 ans : "J’ai toujours été timide et même si je m’arrange avec le temps, je suis rarement à l’aise avec les gens. J’ai du mal à parler, à prendre des décisions. J’ai tendance à rester dans mon coin. Ça me va bien, je trouve ça confortable, c’est ma façon d’être. Même si j’ai conscience qu’à force d’être gênée face aux autres, ils sont gênés face à moi. Je ne suis pas une fille avec qui on développe facilement une relation, amicale ou amoureuse."

Ce qu’en dit son mec : "J'ai mis du temps à percer sa coquille (au sens qui vous conviendra). Si Eva est aujourd’hui plus à l’aise avec moi qu’elle ne l’est pas avec les autres, sa discrétion est toujours au cœur de notre relation. Et moi qui n’aie jamais été dans la communication, je me sens aujourd’hui le bavard du couple. Je ne suis plus celui à qui on essaie de tirer les vers du nez et ça me plaît."

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