Sommes-nous courtoises au volant ?

Pas si sûr… En voiture, j’ai longtemps cru que seul l’homme était resté préhistorique. Mais il faut se rendre à l’évidence : les femmes sont de plus en plus nombreuses à adopter des comportements impulsifs voire agressifs au volant. Malgré cette nouvelle tendance, les acteurs de La Semaine de Courtoisie (qui se tiendra du 19 au 24 mars prochains) continuent à croire aux effets positifs des femmes sur la route.

Où va l’humanité ? C’est bien ce que je me suis demandée récemment en observant, impuissante, deux femmes se crêper le chignon pour une malheureuse place de parking. J’ai eu beau leur signaler la présence de leurs enfants à l’arrière de leurs carrosses, j’ai agréablement reçu, en guise de remerciement, un coup de poing sur ma carrosserie.

La France mauvaise élève sur la route

Aux caisses d’un supermarché, par exemple, personne n’aurait l’idée de pousser sa voisine pour passer avant elle. Pourquoi ? Parce que l’idée de faire la queue est intégrée dans la norme culturelle. Ce n’est pas encore le cas en voiture, sans doute parce que la notion de sécurité routière est très récente – elle n’existe que depuis 30 ans. En revanche, chez nos amis allemands ou hollandais, la courtoisie est de rigueur car ils ne se donnent pas le choix entre « pouvoir » et « devoir ». En France, on estime que 50 ans seront nécessaires pour évoluer vers un tel modèle de courtoisie.

On éduque nos enfants en voiture

Notre meilleur miroir de la courtoisie ? Nos enfants ! Les jeunes, à partir de 10 ans, sont passagers et programment dans leur cerveau le comportement de leurs parents. Ce qui signifie que le jour où notre ado obtient son permis, il développe exactement les mêmes attitudes au volant que nous ! La transmission de nos valeurs (et donc notre éducation) est très importante en voiture. Dans l’habitacle, nous passons du temps avec nos bambins : on les emmène à  l’école, à la crèche, chez la nounou, en vacances... Les instants passés en voiture sont donc à privilégier pour leur montrer le bon exemple. Et oui ! Les enfants s’imprègnent rapidement de nos singeries. « Maman, elle dit des gros mots quand elle conduit et elle ne s’arrête pas aux passages piétons! ».

La conduite accompagnée : une astuce pour éduquer les enfants au volant

La seule façon de bien éduquer son enfant au volant et de lui inculquer la courtoisie dans le sens large du terme (respecter les piétons, les autres conducteurs, les places réservées aux handicapés, remercier pour mettre de la bonne humeur sur la route…) c’est… la conduite accompagnée ! Car nous passons du statut de parents à celui d’éducateurs. Une nuance immense. En effet, pour faire ses 3000 km en conduite accompagnée, le jeune va être parrainé par l’un de ses parents. Or, au moment où le parent devient éducateur, il est obligé d’adopter un bon comportement. On a remarqué que la conduite accompagnée était un énorme « plus » au niveau de la baisse de l’accidentologie.

Les femmes, porte drapeau de la courtoisie

Restons sereines ! Les membres actifs de la Courtoisie au volant comptent sur nous, les femmes. Car si nous sommes à égalité avec les hommes au niveau du comportement, nous avons tout de même moins d’accidents qu’eux. Au final, les femmes sont quand même plus sérieuses car elles respectent mieux le code de la route. Un exemple : en boîte de nuit, 80% ne consomment pas de boissons alcoolisées et ramènent leur conjoint. Chaque année, nous gagnons des vies grâce aux femmes.

Les femmes peuvent être porteuses de cette révolution des comportements et donc de la courtoisie au volant. A pied, au guidon, au volant, les femmes sont peut-être plus attentives aux autres et favorisent sans doute davantage la communication entre automobilistes. Plus respectueuses de l’environnement, elles sont à même de répandre les bonnes valeurs sur la route. Le jour où les femmes montreront l’exemple, les hommes suivront…

Plus d'info sur : www.voituresaufeminin.fr

Sommes-nous courtoises au volant ?
Sommes-nous courtoises au volant ?

Où va l’humanité ? C’est bien ce que je me suis demandée récemment en observant, impuissante, deux femmes se crêper le chignon pour une malheureuse place de parking. J’ai eu beau leur signaler la présence de leurs enfants à l’arrière de leurs...